‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 3)Chapitre 113 sur 407 · PERSÉCUTION CONTRE SAINT JEAN CHRYSOSTOME · texte numérisé non relu

PERSÉCUTION CONTRE SAINT JEAN CHRYSOSTOME

brièvement et avec dignité, et envoya ses fondés de pouvoir au concile. Ils y lurent traités d'une manière jjrulale et on s'occupa plus que jamais du procès contre lui ^.

On commença, au rapport de IMiolius, par examiner les deux premiers points d'accusation. Le moine Jean, dont il était (juestion dans l'article 2, se présenta (p. 1)1) et accusa révc(|ue lléraclide d'origénisme et du vol des habits du diacre Aquilin à Césarée en Palestine ; ce ([iii iiaxail pas empêché Jean Chrysostome de le sacrer évêque d'Ephèse. 11 attaqua ensuite Jean Chrysostome, par Tordre duquel il j)rétendait avoir eu beaucoup à souIVrir du prêtre Sérapion, à cause des origénistes. Ceci conduisit à examiner le neuvième et le vingt- [9-'i] septième chels d'accusation, l/cvéque Isaac - porta une seconde accusation d'origénisme contre lléraclide, et assura que saint Epiphane avait repoussé sa communion. En même temps il remit contre Jean Chrvsostomr un mémoire renlermant les accusations suivantes -^ :

1. Le moine Jean avait été battu et fouetté par les origénistes.

ponse verb.'ile : i Quelle étrange procédure inventez-vous contre moi, vous qui d un côté refusez d'écarter de vos rangs les ennemis que je récuse et ([ui de l'autre me faites citer par mes clercs?» (H. L.)

1. La première ambassade de Jean Chrysostome ^Irois évêques et deux prêtres) avait déjà mis l'assemblée en fui'cui- quand la seconde ambassade arriva. Deux nouvelles citations furent adressées et deux fois il opposa les mêmes réserves et les mêmes refus. (H. L.) '

2. On venait de le faire évêque pour piix tic son ambassade auprès de l'archcvêque. (H. L.)

3. Parmi ces accusations il s'en trouvait qui faisaient double emploi avec celles du libelle de l'archidiacre , mais la tendance jjerçail. Dans le premier libelle on n'avait qu'effleuré l'accusation de lèse -majesté, cette fois on la mettait eu relief, on accusait formellement l'archevêque d'avoir, dans des discours publics, traité outrao^eusemeut l'impératrice des noms d'IIérodiade et de Jé/abel. Outre les citations tioutjuécs ou altérées (articles 'i, 5), le leproche de blasphème (art. 8), le mépris de la discipline péniteutielle (art. 7), le libelle ajoutait : < Dans ses entrepiùscs contre les diocèses d'autrui, non seulcuienl Jean Chrysostome a jugé des évêques et des clercs sans les eutendie, mais il a élevé à l'épiscopat les esclaves d'autrui non aCfranchis et criminels. Dans ses violences, il a mis en pj-isoii, chargés de fers, ceux ipi'ii u aimait pas et les y a laissé mourir. Il a agi de la sorte contre les non-origénistes en recevant des origénistes dans sa communion. Lui-même, Isaac, a été maltraité sur l'ordic de Jean par dis hommes couverts do crimes. A côté de cela, il a accueilli dans son église des païens, anciens persécuteurs des chrétiens, il les a gardés dans l'église et défendus. Knflii il a violé le saint devoir d(; l'hospitalité eu vivant et mangeant seul et il a excité la sédition du peu[)ie contre le concile. » (H. L.)

2. A cause de ces mêmes origénistes, Épiphane n'a pas voulu être en communion avec Jean Chrysostome.

3. Jean Chrysostome mangeait seul tous les jours et n'exerçait pas l'hospitalité.

4. Il se servait dans l'église des expressions (de la poésie païenne), par exemple, « la table est pleine de furie, » et

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