Il avait traité des évêques avec hauteur
13. Il avait imaginé de nouvelles manières pour molester les clercs, et il s'était emparé de force de l'héritage laissé par quelques-uns.
14. Il avait fait des ordinations sans réunir son clergé et sans consulter ses clercs.
15. Il avait admis les origénistes, mais, par contre, il n'avait pas délivré de prison ceux qui se trouvaient dans la communion de l'Eglise et qui étaient venus le trouver avec des lettres de communion ; il n'avait même pas voulu les recevoir après leur mort.
15. Il avait sacré évêques des esclaves étrangers non encore affranchis.
17. Il avait, à diverses reprises, très mal traité Isaac lui-même [951 (c'était l'accusateur) •^.
1. « Jean expliquera ce que cela signifie, car TEglise ignore un pareil langage. »
2. Voici le texte exact : « Qu'il a reçu sous sa protection des païens qui ont fait beaucoup de mal aux chrélicus, qu'il les a gardés dans l'église et défendus. » (H. L.)
3. Un des libelles représentait Jean Chrysostome comme un prêtre ignorant
llô. PEUSÉCUTION COXTUK S\1M JKAN l IIUYSOSTOMi: 149
La première do ces nouvelles aoeusatituis avait di-jà étr examinée, aussi s'occupa-l-on cli^s n. 2 et 7, et on examina en oiilio le n. 3 des premiers chels d'aiousation. Ce i'ut à cette occasion que l'archipi-ôtre Arsace (plus tard successeur de saint Jean Chrysostome) et les prêtres Attique et Elpide comparurent comme témoins à charge contre lui ; ils déposcM-cnf t'oairmcnl, ainsi (jnc le prétic Acace, an sujet du quatrième point '.
Api'ès l'audition de cis Icinoiiis, l*aiil évècpic d Ucraclce, ret[uit, en qualité de président du concile, l'avis de cha([ii<' membre (?t tous, à l'unanimité, depuis l'évèque Gymnasius qui vota le premiei-jusqu à Théophile qui \(»ta le derniei', conclurent à l;i déposition de Jean Chrvsostome. Le nombre des votants lut de quarante-cin([ evèques. On rédigea aussitôt une lettre synodale pour annoncer au clergé de Constantinople la déposition île l'archevcque et une lettre àl'empereur, contenantdenouvelles accusations contie Jean Chrysostome. Ainsi se termina la douzième session. Dans la treizième on s'occupa de l'afTaire d'Héraclide d'Ephèse.
Tel est le récit de Photius. Pallade raconte que celte lettre aux empereurs (les règles de la chancellerie voulaient qu'elle fût également adressée aux deux empereurs) était ainsi conçue : « Attendu que Jean, accusé de certains crimeç et sentant sa culpabilité a refusé de venir se justifier devant nous et que. dans ce cas, les lois canoniques prononcent la déposition, nous l'avons déposé. Toutefois les libelles d'accusateurs contenant, outre les crimes ecclésiastiques, celui de lèse-majesté, c'est à votre Piété d'ordonner le bannissement du coupable, afin qu'un si grand crime ne demeure point impuni. Quant h nous^ il ne nous appartient pas d'en connaître - » .
Théophile porta par une ambassade, à la connaissance du pape,
les premiers devoirs du sacerdoce, ([iii l'aisail coiiinimiic i- les fidèles après leur repas et, lui-même, baptisait api-ès le sien. Ces iloniièrcs impulalioiis èimireiil profondément l'archevêque parce qu'elles semblaient infirmer l'efficacilé des sacrements qu'il avait adminisli'és pondant son épiscopat. Il y i-épondil à plusieurs reprises, soit devant le peuple, soit dans ses lettres. (H. L.)
1. Les témoins à charge — il n'y en eut pas d'autres — au nombre de sept, étaient : Arsace, Attique, Elpide dont les deux premiers succédèrent à Jean Chrysostome sur le siège dont ils aidaient à le chasser, Eudaemon et Onésime qui réclamaient à grands cris la fin du procès : a La culpabilité de Jean étant surabondamment prouvée, il n'y a aucun intérêt, disaienl-ils, à prolonger les interrogations ; enfin deux autres prêtres moins notables, (tl. L.)