‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 3)Chapitre 14 sur 407 · Les canons du II" concile œcuménique · texte numérisé non relu

Les canons du II" concile œcuménique

Outre ce svmbole ^, le concile de Constantlnople porta quelques canons, qui, dans les anciens manuscrits grecs, sont précédés de la suscription suivante :

« Canons des cent cinquante saints Pères réunis ii Constantinopic, sous le consulat de Flavius lùicherius et de Flavius Syagrius, hommes illustres, le 7 avant les ides de juillet » (c'est-à-dire le 9 juillet). Cette dernière indication prouve que le concile commencé au mois de mai 3S1, s'est poursuivi jus([u'au mois de juillet suivant 2.

On injnore le nombre exact des canons promulgués. Les anciens j^l 3] manuscrits grecs, et les scoliastes du moyen âge Zonaras et Balsamon, n'en ont connu que sept; mais les anciennes traductions latines, la Prisca ^\ la traduction de Denys le Petit, celle d'Isidore "*, et

c'est qu'ils foiiiiaicnl une tautologie .tvcc 1 ô;j.oo-a'.o; et le péril jiricii disparu cil 381, ils flrvcnaicnt à peu près liors de service. Celle lliëorie a clé discutée par !•'. K:iltcnbHscli, dans Theologische Litleraturzeitungy 1902, n. C^ et par T. B. Slrong, Ilomoousio.s and Suhslantia, dans Journal of theological Studios, 1902, l. m, p. 291-29'i. Ce dernier n'acccj)tc pas l'importation occidentale de l'oixoovTio; CM particulier et de la lliéologie nicécnne eu général. D'autres contestations do divers points de fait, par exemple la condamnation de l'6ij.ooJ(7io; par le concile d'Anlioclic de 269, sont peu heureuses. M. Strong prétend faire dériver la terminologie du dogme trinitairc des philosophes grecs : The history nf ihc tficological terni : Sulistance, dans Journal of theological Sludies, 19ÙI, t. 11, p. 224 ; 1901, l. m, p. 22 ; 1902, t. iv, p. 28. Dans ce travail, l'auteur étudie riiisloire du mot « substance » et constate que chez les philosophes grecs, le mot oJTi'a est associé à trois idées dilTérenles. De Philon à Photin et chez les écrivains clirétiens on constate qu'une certaine obscurité persiste, HomooHsios signifie tantôt la même matière, tantôt la môme espèce. Les gnostiqucs l'intioduisent dans leur théologie. (II. L.)

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