i-K TOMos r.ï m: symiiolk
Alliauase et la généialiuii iiilraiisigeante de Nicéc ne s'en fussent pas accommodés. Leur orlliodoxlc. tant latins qn'aloxanflrins, élait loin de compte avec l'ortliodoxie nouvelle, celle (rAntioclic, des Ciippadociens et des a.si.ili(]ues. Cette question a été examinée de plus près, mais pas encore d'une manière définitive par J. F. Betliune-Bakcr : TItc meaning of Ilomoousius in titc « ('oitsianlinopolildii > Crecd, in-8, I.ondnu, 1905. Si on remonte à l'oriicine de la lliéologic nicéenne, on conslale avec certitude qu'elle n'est pas d'origine grecque. Les Grecs |)Ossëdaienl une langue trop riclie pour formuler du premier coupavec précision et iixité les lapporls du l'ère et du I"'ils. L'équivoque naissait coiume d'elle-même delà gamme indéiinie des nuances. Le latin ]j1us sobre n'offrait que trois termes utilisables : siibstaiilia, iialura, pcrsnna. Dans l'ancienne traduction latine d'Irénée et dans Tertullien, on se sort, pour définir le mode de divinité propre au Fils, des expressions : t'/uscfeiii siihstaiiiix, aniiis suhslantl.r, uiitus et cjitsdem substantiu'. Dès le di'htil (iu iii^ siècle, Tertullien di-tiiigue {De aiiima^ c. xxxii) les deux termes pouvant offrir quelque ampliilologie : sithslantia et luitiira. Dans son traité Adw l'raxeam, c. xxvi, il distingue la substuiitia et les (tccidciitia ou proprietales iiiiliisciijiisfjuc suh.slaittix. Grâce à cela il arrive à feu Ululer très exactement l'unité divine; eu trois [lersonnes cl la dualité de substances dans l'unique personne du Cliiùst. [.tdw l'raxcnin, c. ii, xii, XXVI, xxvu). D'autre part, il affirme que le Fils procède de l'essence du l'ère, £■/. TT,; o-jTis; ToO -aTpd; : /wV/wm non aliunde dcduco, sed de substantia Paliis [Adi'. Pi axeani^ c. iv). Par une bi/.arre conséquence de ses habitudes intellectuelles, Tertullien transporte à la divinité dos notions juridiques : la substance ou propriété, le fonds : la personnalité légale ; et aussi la condition, status : les trois personnes divines sont in uno statu. Il y a là, pour le noter au passage, un indice utile sur les débuts de Tertullien. Les idées et les formules introduites ou propagées par lui firent leur chemin en Occident. F>lles sont accueillies ot défendues dans De Trinilale de Xovaliou. Denys de Rouie propose l'unius substantif à l'adhésion de Denys d'Alexandrie et prépare les voies à l'adoption de roa&o-^Tio; à Alexandiie. Origèue soutient à son tour la doctrine et fait usage peut-être du même terme. Mous avons dit que le concile d'Autioche, de 269, condamne I'ôixoo'jtio: comme hétérodoxe ou tout au moins équivo(|ue. C'est ce même mot qu:, grâce à Alliauase, reparaît à JVicée. Mais à force de raffiner et de discuter, le sens d'ôixoojTto; devient moins clair; ce serait le résultat de l'influence de Basile d'Aucyre qui avait adopté la formule oao-.o; y.X'.'x -T-At-x. Cette hypolhèst-, jirésentée par. M. llaruack, n'est pas convaincante, car l'explication que donnait Basile nous a olé coiiseivée par saint ICpiphane, Adv. JI:eres., lxxiii, 12-22; elle prouve simplement (|ue Basile n'exclut rien et qu'il entend la similitude /.a.-'» tô eivai xal /.atx t'o ■J?£'7Tavai /.a'i /.aîà tô JTtàp/îtv. On n'a guère plus de succès si on cherche à imputer à .Mélèce et aux mèlécieus la paternité de la nouvelle orthodoxie. Nous avons les explications île Mélèce iSocrate, llist. écries., I. III, o. xxv) ot son ailhôsiou : u\ dooisions romaines dans le concile il'Antioche de lî79. llesleiaiiiit les l'ères cappadocicns, principalement saint Basile, chez qui les termes fy'jnix, •j-'jn'.XG:z, ;puat;, iZw\i.oi-.x n'ont pas uu autre sens que dans saint Athauase. Il n'y .lurait donc pas eu, au jugement de ^L Belhnue-Baker, une orthodoxie à pioprement parler c nouvelle. » l'once t|ui concerne la disposition dis mots tx tt,; Ciùiea; (toô îrarpô;^, le lait est incontestable ; mais si on ne les retinuvo pas dans le symbole de (!ons!anlinople,
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