CONCILE CONTUE LÉPOIUUS
elle n'a servi qu'à constater les épouvantables méfaits dont il s'était rendu coupable. Faustin, légat du pape, n'en avait pas moins requis avec arrogance qu'Apiarus lût admis à la communion des Africains, parce qu'il en avait appelé au pape et que celui-ci lavait admis à sa communion. C'est là précisément ce qu'il n'aurait pas dû faire. Apiarius avait, du reste, avoué ses crimes. Le pape était {trié de ne pas prêter si aisément l'oreille à ceux ([ui viennent d'Afrique à Rome, ainsi ([uil l'avait fait pour Apiarius, et de ne plus admettre les excommuniés à la communion de ri£glisc, fussent-ils évêques ou prêtres, ainsi que l'ordonne le concile de Nicée (can. 5), dont la prescription s'étend aussi aux évêques. L'acceptation de l'appel à Rome est un empiétement sur les droits de l'Eglise d'Afrique, et l'ordonnance de Nicée dont on s'est réclamé, n'est pas de ce concile ; elle ne se trouve pas dans les copies authentiques de ses actes tels qu'ils ont été envoyés de Constantinople et d'Alexandrie. Le pape était prié de ne plus envoyer à l'avenir de juges en Alrique, et Apiarius étant excommunié pour ses crimes, le pape n'exigerait certainement pas que l'Eglise d'Afrique se laissât plus longtemps molester par le légat Faustin. Que Dieu protège longtemps le pape et que celui-ci prie pour les Africains ''. »