‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 3)Chapitre 164 sur 407 · Jo.Tu., ni · texte numérisé non relu

Jo.Tu., ni

i. Act . III, lô.

Rome parle des izc/M^im-y. Bsoj ^, saint Ignace d'Antioche de Vcv.^a et du T.â^oz 0scy -, Tatien d'un 0£cç ttsttovOw; ''\

Barnabe enseigne : « Le Fils de Dieu ne pouvait pas souffrir, si [l'^oj ce n'est pour nous... et c'est pour nous qu'il a offert en sacrifice le vase de son esprit '*. » Saint Irénée parle de la même manière ^ : « Le Logos unigenitns impassibilis est devenu passibilis... ; » et saint Athanase : £jTaupo'j[X£vov s-.vat ©ebv *". On aimait surtout à se servir de l'expression Mère de Dieu (Osotsxo?, Deipara), et nous la rencontrons plus d'un siècle avant les luttes christologiques dans les écrits d'Origcne, d'Alexandre d'Alexandrie et d'Athanase '^ . Cependant il ne faut pas oublier que les attributs d'une nature n'ont jamais été reportés sur l'autre en elle-même, mais constamment sur la personne qui est à la fois Dieu et homme. Les attributs humains ne sont pas reportés sur la divinité, mais simplement à Dieu et ^>ice i'e/sa. On n'a pas dit : La divinité a souffert ; mais bien : « Dieu a souffert. » La raison d'être de cette communication des idiomes se trouve dans l'union hypostatique des deux natures par laquelle le Fils de Dieu et le Fils de l'homme ne font qu'une seule personne. Longtemps avant que cette expression: union hypostatique, fût connue, les Pères avaient la notion, peu précise il est vrai, de la doctrine qu'elle exprime, quand ils cherchaient à donner le motif de la communication. Ainsi saint Grégoire de Nysse dit : « Quand on considère à part le divin et l'humain dans le Christ, ils conservent l'un et l'autre, sans mélange, leurs propriétés (loiœjj.aTa), mais après la réunion (le mélange, àva/.paôsfaa), la chair, c'est-à-dire la nature humaine, prend part à la puissance et à la magnificence du Logos et à la puissance de la divinité ^. » Saint Epiphane dit 4 son tour avec plus d'exactitude : « Lorsque Dieu a souffert dans la chair, sa divinité prise en elle-même n'a pas souffert, mais ce quil a souffert dans cette chair supportée par la divinité se rapporte aussi à la

1. Cleniens Piom. /, ad Corinth., 2, dans Funk, Pair, apost. op., Î887, t. i, p. 62.

2. Ignat., Ad EpJies.., c. i, et Ad Romanos, 6, id., p. 172, 220.

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