‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 3)Chapitre 163 sur 407 · uoctiu.m: svu l'union dks ni;ix naixuus, etc · texte numérisé non relu

uoctiu.m: svu l'union dks ni;ix naixuus, etc

Théodore ne s'est pas contenté, et c'est là son cireur fondamentale, fralfirnier hautement les deux natures dans le Christ: il a voulu y mettre deux personnes. D'après lui nulle substance ne peut être tenue pour parfaite si elle n'a pas de personnalitc'-. Toutefois, le principe d'une double personnalité dans le Christ étant en opposition a\ec la doctrine de l'église, il cherchait à l'atténuer et il disait : u Ces deux natures réunies ne forment (pi'iine personne, de même que l'homme et la femme ne lorment qu'une chair... Considérant les natures chacune à part, nous désignerons la nature du Logos et sa personne comme achevées de même que la nature et la personne de l'homme; si, au contraire, nous nous occupons de leur union (-uv3(ç;cia\ nous dirons qu'il n v a(ju'uiie personne ^. » L'exemple tiré de Tunion de l'homme et de la femme prouve que Théodore n'affirmait pas une union véritable des deux natures dans le Christ, il n'avait en vue (piunc union tout extérieure de ces deux natures. Le mot même de juvassix dont il se sert, au lieu d'employer le mot à'vwTir qui est le terme reçu, n'exprime qu'une union extérieure, une sorte de juxtaposition, car ce mut vient de rjva-Tr.) ; aussi a-t-il été plus tard expressément proscrit. Cette [1 j7] autre image, adoptée également par Théodore, montre bien que selon lui cette union est purement extérieure : « Le Logos habite dans cet homme choisi comme dans un temple.,» De même que le temple et la statue qu il contient ne font un tout que dune manière tout à fait extérieure, de même la divinité et l'humanité dans le Christ ne paraissent à Vcxtérieur que comme une personne, tandis qu'à l'intérieur et en réalité il y a deux personnes 2.

Pour être conséquent avec lui-même, Théodore devait trouver impropre la communication des idiomes en usage dans l'Église. Cette communication des idiomes consiste dans la communauté des attributs des deux natures en Jésus-Christ non pas in ahstraclo (divinité et humanité) mais in concreto (Dieu et homme). Le Christ lui-même dit dans saint Jean : « Dieu adonné son Fils unique, etc. pour (jii il mourût '•'' . » Saint Pierre disait de même : «Vous avez tué l'auteur de la vie *. » Le lait d'avoir été donné et d'être mort est une particularité (';o'.o);j.a, attribut) d'un homme et non de Dieu (de celui qui est né de l'autour de la vie). Ainsi, par exemple. Clément de

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