‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 3)Chapitre 179 sur 407 · M'STOiiirs · texte numérisé non relu

M'STOiiirs

b) Pouvait réfuter les ariens et les apoliinarisles ;

c-)Niait(jiielailivinitéenvisagée enelle-inùmepùt naitreou soullrir ;

cl) Combattait la conception hérétique du Oc:t;/.oc, qui fait naître lie Maiio la divinité considérée en elle-même, et donne par (onsé- (juent, un commencement à cette divinité ;

e) Acceptait, dans un certain cas, l'expression ()zz-i/.z:.

f) Mais aussitôt, son horreur de la coniniunicdlio idionidlnni le rejettait dans 1 erreur. Celle communication des idiomes est pour lui comme un s[)eclre ellVayant, parce que, au lieu d'unir la nature humaine avec la personne divine, il parle toujours de l'union il une personne humaine avec la divinité. Absorbé par la vue concrète d un homme, il ne sait s'élever à l'abstraction, il ne peut se figurer la nature humaine sans personnalité et croire à une union de la simple nature humaine avec une personne divine. Aussi dit il catégoriquement : Le Christ a pris la personne de l'homme déchu. En résumé, que Nestorius n"a su unir que d une manièie tout extérieure la divinité et l'humanité dans le Christ, parce que cette dernière était pour lui une personne. Les ligures et les comparaisons dont il se sert prouvent que tel a été son sentiment. La divinité habile siniplenient, ainsi qu'il le dit, dans l'humanité : cette dernière n'est que le temple et le vêtement de la divinité. La divinité n'est pas, comme l'humanité, née de Marie ; elle n a lait que traverser Marie ; elle n'a pas souffert avec l'humanité, elle est restée impassible dans Ihomme en proie à la douleur, ce qui n'est évidemment possible que si l'humanité a un centre à elle et une personnalité distincte. Si, dans le Christ, la divinité avait seule constitué la personne, il faut reconnaître que pendant que le Christ a souffert, ses soulfrances auraient été partagées par la nature divine, car la nature humaine n'ayant pas d'existence personnelle n a pu souffrir seule. De même il n'a pu naître de Marie qu'une personne ; si donc la divinité formait dans le Christ le principe personnel, la divinité a dû naître aussi, et cependant la divinité n a pu ni naître ni soulfrir.

« Laissez-moi être l'iruilatem- de la passion de mon Dieu. » Ad Roman., vi. Théodoret a relevé d'autres textes dans les lettres de saint Ign;ice. Saint Clément de Rome, / Cor., ii, dit dans le même sens : a Contents des secours de Uieu, soigneusement occupés ilo ses paroles, vous les gardiez profondément cacliées dans vos entrailles, et ses souCfrances vous étiiient présentes. » Pseudo-Barnabe, Talien, saint Irénée, saint Alhanaso s'expiinient tous de la même manière sur ce point. (H. L.)

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