l-l'S CANONS nr DI'.L'XIKMH CONCU.K (KCUMKNIQUK
Kglises de Dieu qui sont chez les peuples l>;iili;ii"es, elles doivent ùlic gouvernées coniine elles lont déjà été du temps de nus pèri>s K
Ce furent probablenifnl les iiitrij^ues de Pirnc crAlexaiidrie qui provoquèrent t-e canon ', l('(juel n est (juimc répi'tition du ()®, et en partie du 5* canon de Nicéc. Il oidonne :
a) Que les cvèques tliiii iliocèse (civil) c'est-à-dire de l'une des grandes divisions de l'einpirc, d apiès l(S(jiielles les eirconscriptions ecclésiastiques (patriarcats, exarchats) avaient été calquées,
{Collât., I, c. 128, 133, li2, 1G3, 176), parfois il semble que ce soit ce que nous appelons aujourd'hui « son dincèso » {Collât., i, IKJ, 117, 12G). S. Aut^ustiu, I>rc\iculus collolionis^ i, lii, /■'. /.., t. xi.ii, col. GIS: Viclorituii Miistilani catliolici episcopi,... iu ipsa auteni diœcesi Muslitaiia. ^'<lye/. encore le concile de Tours, can. 9<-' ; Sidoine Apollinaire. Ejùst., vu, G ; ix, 16, P. L., t. i viii, col. 56'.l. 63G ; S. Léon, Ayi/s/., xii, 10, P. 1.., t. i.iv, col. 654. Valois indique la valeur de vTrip Z^.')Vf.r^1\•l eu comparant ce terme à ôitepopioi;. Ou remarquera que dans ce canon, « Irvèque d'Alexandrie » est seul mentionné en ce qui concerne 1 Egypte, taudis que pour les provinces d'Asie ou p.iric « des évoques ». Il pourrait n'y avoirlà rien d'intentionnel, mais simplement un lésult.it delà situation présente, le canon 2* étant dirigé contre l'évèquc d'Alexandrie et non contre ses collègues d'Egypte. Ceux-ci étaient d'ailleurs trop petits compagnons pour songer à rien entreprendre en Asie et il n'en était pas de même de leur primat dunl I influence s'étendait au loin, llapproclicr la loi de Théodose, datée du oO juillet o8l {Cod. theod.^ 1. X\I, tit. i, I. 3) nommant certains évéques comme centres de la communion citholiquc pour l'empire d'Orient : dans le diocèse d Asie, Auiphiloque d'iconium et Optinius d'Autioche de Pisidie ; dans le diocèse du l'ont, Hellade de Césarée, Otréius de Meiitène, Grégoire de Nysse. Socrate, Ilist. eccl., l. V, c. viii, eu conclut que le concile a it'paili les provinces et établi des patriarches : Hellade, Grégoire et Otreius obtinrent le palriarciit du diocèse du Pont. Il ne s'agit pas ici de patriarches au sens rigoureux de ce terme, le fait d'en rencontrer trois pour une seule province le montrerait assez. Socrate n'a pas été mieux compris par Valois ([ui a \u dans ces trois personnages des légats extraordinaires. Ce qui est vrai c'est que Socrate a confondu la loi de 381 et le canon du concile tenu la même année; il a .Tttribué au concile ce qui appaitient à Théodose et a lait usage du terme u patriai-che > j)rémalurément, puisque ce titre n'app;nait i[u"au concile de Chalcédoiue (.Mansi, op. cit., t. vi, col. 953, 10U5. lUlJ, luill, Kli'.»). On remarquera que dans le concile du Chêne, au connuencement du v; siècle, la [)rotestalion des partisans de saint Jean Chrysostome contre la conduite envahissante de Théophile, ne lait pas appel à ce canon 2" de (^onstantinople. |U. L.)
1. Le commentaire de ce canon a été donné dans l'Appendice viii* du toniei. .Nous nous contenterons ici il'y renvoyer. (IL L.)
2. Valois croit <jue le synode avait aussi rintentiou d'infliger par ce canon nu blâme à Mélèce d'.\uti<jche, parce que ce dernier s'était, par son ordination de saint Grégoire de .\a/.ianze, mêlé des alfaires du diocèse de 1 lirace. Voyez les notes de Valois sur Socrate, V, vui, /^ (•., I. i.\vii, col. 070.
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n'empiètent pas sur les affaires des Eglises étrangères. Cette défense atteignait surtout le premier évèqnc de ce grand diocèse, c'est-à-dire le métropolitain, ou, comme on disait alors, le patriarche ou l'exarque ' ; celte immixtion dans les alfaires d'un autre patriarcat était, à plus forte raison, interdite aux autres évé(|ues du diocèse placés sous sa juridiction. L^'J
b) Les grands diocèses sont : l'Egypte, métropole Alexandrie ; l'Orient, UK-tropole Antiochc; l'Asie (.l.sm proconsularis), métropole Ephèse ; le Pont, métropole Césarée en Cappadoce et enfin la Tlirace, dont la métropole ecclésiastique avait été d'abord Iléraclée, et lut plus tard Constantinople -.
c) Ce canon place chaque province ecclésiastique, sous le synode provincial : on sorte que, dans les provinces particulières faisant partie d'un patriarcat, le patriarche ou le métropolitain ne puisse pas jouir d'un pouvoir illimité, ce qu'avait voulu éviter le concile de Nicée. L'appel ii Home était en outre inteidit.
d) Le concile de Constantinople pose une exception en faveur des Eglises de fondation récente hors des limites de l'empire romain. Ces liglises avaient reçu leurs premiers évèques des patriarcats étrangers, et elles étaient, même à une époque plus récente, trop peu nombreuses poui" former à elles seules des patriarcats ; aussi les regardait-on comme une annexe des patriarcats ordinaires, et c'est ainsi que l'Abyssinie était gouvernée par le patriarche d'Alexandrie "^.
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LY'vèque de Conslaiitinople doit avoir la préi'niinence d'honneur après révoque de Rome, car relie ville esl la nouvelle Home.
Baronius a soutenu à toit l'inauthenticité de ce 3* canon ' qui