ClXQUlKMr, SESSION
tance. Dans la lettre àrempereui, on raconte que le concile a déposé Nestoriiis, dont les amis ont gagné Jean dAntioche : Au nombre de trente ^le concile dit : environ trente, dans la lelti'c au pape Célestini, ds ont tenu un conciliabule, tandis que les empereurs avaient explicitement réclamé un uni(|ne concile ; painii les membres de ce concile il se trouvait un assez grand nombre d'évéques, placés encore sous le ((uip des accusations intentées contre eux, et Jean dAntioche a\a!l ciaint, en particulier, d'avoir à répondre devant le loncde du relaril <ju il avait mis pour se rendre à Ephése ^. Le conciliabule avait, sans aucune procédure, sans accusateurs et assignalions, déposé, en violation des canons et de la justice, Cvrille et Memnon, et avait cherché à leur nuire, pai- de faux rapports, dans l'esprit de l'empereur. Le vrai concile avait, pour ce motif, assigné à trois reprises Jean d Antioche et ses partisans, afin qu'ils pussent [205] exposer leurs griefs contre Cyrille et Memnon. ils n'avaient pas comparu, et c'est alors que leurs décrets contre Cyrille et Memnon avaient été abolis et qu'eux-mêmes avaient été excommuniés jusqu'à résipiscence. Les empereurs ne devaient pas regarder comme un concile ce conventicule de pécheurs. A Nicée une petite minorité s'était séparée du concile qui comprenait trois cent dix-huit évêques; mais elle n'avait jamais été regardée par l'empereur Constantin le Grand comme un concile ; au contraire, elle avait été châtiée. C'est une très grande folie que trente personnes veuillent s'opposer à un concile composé de deux cent dix évèques, avec lesquels l'épiscopatde l'Occident est en communion. Et il y avait parmi ces trente évèques plusieurs prélats déposés et beaucoup de pélagiens et de nestoriens -. Aussi les empereurs devaient-ils confirmer et faire exécuter ce (jue le saint concile général avait décidé contre Nestoiius et ses doctrines impies ^.
La lettre synodale au pape Célestin est plus détaillée ; elle contient toute Ihistoire du concile d'Éphèse depuis la lettre de convocation impériale jusqu'aux résultats de la cinquième session. La lettre fait remarquer, en outre, que le concile a déclaré Cyrille et Memnon innocents, et qu'il est avec eux dans la plus intime com-
1. Mansi, op. cit.. t. iv, col. 1318-1326; Hardouin, op. cit., l. i. lol. 1 i93- I.jOO.
2. Daus la lettre écrite au pape par le synode et dont nous parlerons bientôt, il y a de |)lus celte plirase : « Plusieurs de ces préleudus évèques sont sans églises, d autres ont été chassés de la Thessalie (lisez l'Italie). »
3. Mansi, op. cit., t. iv, col. 1326 sq. ; Hardouin, op. cit., t. i, col. 1502 sq.
munion ecclésiastique. Une addition, plus importante à nos yeux, annonce que les actes des Occidentaux concernant la condamnation des pélagiens et des célestins, de Pelage, de Célestius et de ses partisans Julien, Persidius, Florus, Marcellin, Orentius, etc., furent lus dans le concile d'Ephèse (nous ne savons cependant pas dans quelle session), et que le jugement du pape sur toutes ces questions fut approuvé par tous les membres de l'assemblée ^.
Cyrille prêche alors contre Jean d'Antioche, comme il avait aupa- [206] ravant prêché contre Nestorius ; nous possédons encore un de ses derniers sermons, très beau et très énergique ~. Il a bien çà et là quelques expressions fort accentuées, mais il demeure toujours conforme aux rapports qui avaient existé entre Jean et Cyrille,