Les dissidences continuent. Conciles à Constantinople
à Tarse et à Antioche.
La dissolution du concile d'Éphèse laissa subsister les divisions pendant plusieurs années, les évêques du parti d' Antioche s'obstinant à garder leur fausse position. Ils ne défendaient pas ouvertement les principes de Nestorius ; mais à l'occasion, ils défendaient volontiers l'évêque de Constantinople et prétendaient expliquer et défendre Icurindécision dogmatique par la formule connue, nilinnoveiur. [2481 A l'égard de la personne de Nestorius, ils s'en tenaient aussi à un formalisme étroit. Ils n'accordaient ni ne niaient que, matériellement parlant, Nestorius eût été déposé ; mais ils soutenaient la nullité en droit strict de la sentence prononcée contre lui parce qu'elle avait été prononcée par le concile avant l'arrivée du parti d'Antioche. D'après cette argumentation, le choix du nouvel évêque de Constantinople, Maximien, qui eut lieu le 25 octobre 431 ^, n'avait pas de raison d'être ; ils devaient le tenir pour nul, afin de rester conséquents avec eux-mêmes. Au sujet de Cyrille, ils persistaient à expliquer dans un sens défavorable les expressions moins exactes ou prêtant à l'équivoque dont cet évêque s'était servi, et, sans avoir égard aux explications fournies, ils déduisaient de ces expressions l'apollinarisme, l'arianisme, l'eunoméisme et toutes sortes d'hérésies. Il est étrange que Walch et d'autres historiens ne condamnent point cette argumentation sophistique des Orientaux, tandis qu'ils ne trouvent pas de termes assez énergiques pour bhimer les attaques
1. Socrate, Histor. eccl., 1. VU, c. xxxvii, P. G., t. lxvii, col. 821 sq.