‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 3)Chapitre 260 sur 407 · SVMUOLE d'union DU PARTI d'aNTIOCHE · texte numérisé non relu

SVMUOLE d'union DU PARTI d'aNTIOCHE

avec l*;uil (ri'lnilsa au sujet des mauvais traitoincuts subis à Ephèse. Après classez l<)u<i;ues discussions, et en raison d'une maladie de Cvrille ', ce dernier consentit à se taiie sur ce sujet ([ui lui était personnel ; il demanda, ce qui était bien autrement important, si les Orientaux étaient décidés à souscrire à la condamnation de Ncstorius, condition .s7//(,' (jua non de leur réintégration dans la coniiniinioii de li-^^lise, et si Paul avait apporté avec lui une lettre de Jean à ce sujet. Paul d l^iuisa lui remit la lettre déjà analvst'c de son pal naiclic àllvrdic, ([ui n (mi lut pas satislait. Cvrdlc iléclaia (|ii(' celte lettre ne renlerniait rien de ce (luelle devait contenir (•"est-à-dire au sujet d(! l'approbation (Ioiiikm- à la condamnation de Nestoriiis ; ([ir(dle était de nature à augmenter les difficultés plutôt (ju'a les aplanir, parce que Jean cherchait à justifier ce f[ui sc'tait passé ;i lllphèse par le zèle bien entendu de la doctiine orthoiloxe. Pour ces motifs Cvrille refusa la lettre et ne se laissa lléchir (jue par les explications de l'évèque Paul, fjui assura, sous la loi du serment, que les auteurs de la lettre n'avaient pas eu ces intentions -. Paul se déclara alors prêt à anathématiser les erreurs de Nestorius et dit que sa proposition devait être regardée comme celle de tous les évèques de l'Orient. Cvi'iUe répondit avec raison que Paul pouvait agir ainsi pour lui-même, et serait immédiatement admis à la communion ; mais que sa démarche ne pouvait en aucune manière être imputée à tous les évèques de l'Orient, et en particulier à son patriarche ; \\ fallait pour cela, des pouvoirs explicites, et on avait le droit de lui demander s'il était nanti d'une déclaration écrite ^. Paul d'1^2misa remit donc un document écrit dans lequel il reconnaissait personnellement Maximien comme évêque de Constaiilinople, Nestorius comme déposé, et il excommuniait les erreurs de ce dernier * ; il lut non seulement reçu [264] avec solennité par Cyrille à la communion, mais invite à plusieurs reprises à prêcher à Alexandrie. Nous avons encore de lui trois fragments d'homélie qu'il prononça alors dans cette ville '^.

En sacrifiant Nestorius, l*aul demandail par contre l'abrogation de la sentence de déposition portée par Cvrille et par Maximien

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