‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 3)Chapitre 279 sur 407 · Ihid., I. V, col. 920, c. cxl · texte numérisé non relu

Ihid., I. V, col. 920, c. cxl

adressa de pressantes instances à Mélèce de Mopsueste, pour l'amener à une réconciliation avec Jean, mais il échoua ^ ; le magister militiun (pour l'Orient), Denys, fit la même démarche auprès d'Alexandre, de Théodoret, d'Hellade de Tarse, de Maximin d'Anazarbe, leur donnant l'alternative de quitter leurs sièges épiscopaux, ou bien d'entrer en communion avec Jean-. Il ordonna au comte et vicaire Titus de presser l'exécution de cette alternative ^. Ces mesures ne furent pas vaines. Les évêques de la Cilicie Seconde, conjointement avec leur métropolitain Maximien d'Anazîirbe, rentrèrent en communion avec Cyrille et Jean d'Antioche * ; presque tous les évêques et les clercs de la Cilicie Première demandèrent à en faire autant ; leur métropolitain Hellade de Tarse commença lui-même à vaciller : comme le prouve sa lettre à Mélèce de Mopsuesle, dans laquelle il demande conseil ^ ; quoique la réponse l'engageât à persister dans ses refus ^, Hellade se vit obligé de suivre l'exemple [2831 des évêques de la Cilicie Seconde, et contraint, par le vœu de ses propres suffragants, à faire contre fortune bon cœur cl à entrer dans l'union '. Théodoret, la meilleure tête du tiers parti, lui avait, du reste, conseillé d'agir ainsi ^: car, après bien des hésitations et des résistances, Théodoret était lui-même devenu partisan de l'union. Le comte et vicaire Titus lui avait députe un fonctionnaire avec des lettres pour les trois célèbres moines Jacques de Nisibe, Siméon Stylite et Bardatus qu'il menaçait tous de déposition, s'ils ne se réconciliaient avec Jean. Théodoret se moqua d'abord de ces menaces et voulut résigner ; mais les moines lui firent de telles représentations qu'il accepta une entrevue avec Jean d'Antioche, dans un endroit neutre ^. Alexandre d'Hiérapolis, avec lequel il gardiiit des relations et auquel il annonça sa détermination, se montra très irrité contre ces moines et s'obstina à tenir Cyrille pour hérétique^*^. Théodoret lui répondit que le formulaire (c'est-à-dire le sym-

1. Yoyezla réponse deMcletius, Maiisi, Conc. anipUis coll., t. v, col. 920 sq.

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