Mansi, <ip. cil., t. vi, col. 461 sq
3. Pagi, Crilica ad Annal. Baronti, ad ann, 4'i5, n. 8-9 ; /.es saint.'i de Franche- Comte, in-12, Besancon, 1854, t. i, p. 122-150 \'ï'i\\iin\oni, Mém. liist. ecclés., in-'i, l'aiis, 17tl,t. v, p. 70-72,841-845. Baronius a fait à tort do ce Chélidoine un évoque do la Viennoise, le P. Quesnel et Papebiock sr)uliennent colle opinion (jui ne saurait ncannioiiis prévaloir. Chélidoine était évoque de Besançon et Pierre de Marca affirme, avec grande apparence déraison, qu'il était même mëlropolilain. On profita d'un voyage de saint Ililaire d Arles à Auxerre pour le uicllre au courant des griefs contre Chélidoine el lo jirior d'inlorvenir. Outre son mariage avec une veuve, lévéque de Besançon, pendant qu'il e.verçait une judicalure, avait condamné des personnes à mort. La lettre du pape Sirice à Himèro de Tarragoune et le concile de Valoucc de 374 s'opposaient à ce que l'épiscopat fiU exercé par des personnes tombées dans celle irrégularité. Nous avons dit plus haut que l'on atlriiîuait une ordonnance de ce genre au Ile concih' d'Arles, le(juel est imaginaire. (It. I-.)
'i. r.es actes de ce concile sont perdus, niais il est visible que saint Ililaire eut 1.1 présidence, ce qui est difficile à oxpli([uei' ])arce que, si Besançon n'était pas une métjopole, «lie devait »"trt; snffVagant de Jjyon et, en ce cas, la présidence revenait à saint Eucher ; celui-ci aura pcul-èlre cédé son liroil à son collègue apparemment plus ancien que lui dans l'épiscopat. Dans le cas contraire, si Besançon était métropole, on aura pu déféi-er la présidence au plus ancien métropolitain qui pouvait èti-e Ililaire ; ]ioul-étre celui-ci, dont nous avons marqué |j1lis liaul L' carartorc dominateur, avait travaillé à se faire offrir ce privilège. Saint l,,éon lo Grand supportait à peine ce prélat envahissant et brouillon et le contrecarrait le plus qu'il pouvait. Dans l'affaire de Chélidoine,
sentence du concile ; il alla à Rome chercher appui et protection auprès du pape Léon. Hilaire l'y suivit immédiatement afin d'obtenir confirmation de sa sentence. Le pape Léon réunit à Rome, en 445, un concile [concilium sacerdotnm) dans lequel Hilaire fut. invité à fournir ses preuves contre Chélidoine. 11 ne put prouver le veuvage de la femme de Chélidoine et cita à l'appui de son allégation non des laits, mais des secrets de conscience. Il soutenait probablement que cette femme avait vécu avec un autre homme avant d'épouser Chélidoine. Le pape Léon infirma le jugement des évêques gaulois et réintégra Chélidoine dans son évêché ^.
il n'hésila pas à (alfe iiii éclat cl cassa la sentence du concile de Besançon ; cependant on ne voit pas que sa décision se fonde sur un empiétement d'Hilaire. Le concile somma Chélidoine de renoncer à l'épiscopat qu'il ne pouvait exercer pour cause d'irrégularité par suite de son mariage avec une veuve. Saint Léon écrit que cette accusation ne fut pas prouvée, on peut adopter néanmoins l'opinion contraire. Il semble que ce concile ait été passablement mêlé d'intrigues. Hilaire était soutenu par l'autorité du patrice Aélius, alors tout-puissant dans l'Empire, et du préfet Marcel. Tillemont, op. cit., t. xv, p. 844-845, a consacré une de ses notes si lucides à la question de savoir : « Si Quélidoine estoit evesque de Besançon. » (H. L.)
1. La Vita S. Hilarii Arelatensis episcopi auctore Ravenno successore vel Honora to Massiliensi (ce dernier tout à fait improbable) vel alio synchrono est un document capital, qui remonte à la fin du v" siècle: Surins, Vifse sanctor., 5 mai ; Vincent Barralis, Chronologia sancior. Lirinen.sium, in-4, Lugduni, 1613, p. 103 ; S. Leonis, Opéra, édit. Quesnel, iii-4, Parisiis, 1675, t. i, à la fin ; Prosper d'Aquitaine, Opéra, édit. Salinas, in-8, Romœ, 1732, p. 237- 312 ; Act. sanct., mai, t. ii, p. 25-34 ; Vita alia auctore eiusdein di.scipuîo, P. L., t. L, col. 1219-1246. Sur ce personnage on trouvera nn grand nombre d'indications utiles dans Malnory, Saint Césaire d'Arles, in-8, Paris, 1894, passim ; Albanès-Chevalier, Gallia christiana novissinia, in-4, Arles, 1900, p. 29-36, 1235 ; Bâhr, Geschichte der rumischen Literatnr, 1872, t. iv, p. 53 ; Gorini, Défense de l'Église, in-8, Paris, 1866, t. i, p. 131-168; D. Rivet, Hist. littér. de la France, t. ii, p. 262-275 ; Oudin, Scriptores ecclesiastici, 1722, t. I, p. 407-411, 1221-1232; Tillemont, Mém. hist. ecclés., 1711, t. xv, p. 36-97, 842-846 ; Vindicise pro S. Hilario episcopo Arelatensi. seini pelagianismi calumniose insimidato, ex prodromo velitari Brunonis Neusser contra discipulos pseudo-Augustini Iprensis, IT, c. iv, dans Acta sanct., mai, t. ii, p. 34-41 ; Fabricius, Bihlioth. med. el infini, latinit., 1. YIII, p. 748 (édit. Harles) ; Fr. Macedo, Commentât, duœ ecclesiast. polemicse, altéra pro S. Vincentio Lirinensi et S. Hilario Arelatensi... altéra pro S. Augustino... et patribus africanis, in-4, Veronse, 1674. Le P. Quesnel, dans sa dissertation I : De vita et rehus gestis S. Leonis Magni, P. L., t. liv, col. 209 210, expose l'incident sur lequel il revient en grand détail dans la Dissertatin quinta seu Apologia pro S. Hilario Arelatensi episcopo et antiquis sanctee Ecclesise Arelatensibus jurihiis in très partes distrihuta. Ad epistolam X {alias LXXXIX) sancti Leonis papas ad