V.iii l-^spen, Comnientariits, p
3. Il fut lu dans la promière session du concile d'I-'phèsc. Ilardouin, Cidl. concil., t. I, ci)l. 1363 ; .M;insi, Concil. anipliss. c(dl., t. iv,cul. 1138. [A. Ilarnack, dans la Healencyklupadie , conclut de ce fait ipie le symbole de Constanlinople n'existait jias «.-ncore, au niuius comme symbole onîciellouieiil approuvé. On peut supposer <]ue même dans le cas où il eut existé dès lors et oui été approuvé, il ne pouvait clie mis suc le même pied (jue celui de Nicée, précisément parce (jue 11- conrjlede 381 ne jouissait pas d<- l'atitiM ité du concile île À'IU. ill. I..ij
'i. H.ird<iuiii, iip. cit., t. 11, col. '.1.'), lUf). Mansi, ap. cit., 1. vi, col. 626, 6'i3. îi. Dans l.lclii) I du synode de Constanlinople, tenu eu i't8. (if. ll.irdouin, op. cit., t. II, col. 1 1 1 ; Man^i, np. cit., t. vi, col. 651.
MVIU'. VII
fois le synihoîc do Conslantiiiople dovcni! lohjcl (ruiic njrande vénération: il fui lu dans ce concile conjointement avec celni de Niccc, et, par là nirmc, solennellement approuvé. A partir de celte épo(jin', le coiicilo (\r. Constantin()j)le lut généralement regardé dans l'I'lglise grecque comme le 11'' concile œcuménique \ et l'empereur Justinien le plaça sur le même rang (pic les conciles de Nicée, d'Ephèse et de (^halcédoine ^.
]\u Occident, à Rome en particuliei", \o 3' canon fil obstacle il l'acceptalion du concile, (pielque satisfaction que Ton eût du décret dogmati<jue et de l'achèvement du symbole. C est ce qui parut à Chalcédoine, et dans It-poque f[ui suivit. Le symbole de Constantinople fut loué à Chalcédoine ; il v lut répété et confirmé avec le plein assentiment des légats du pape ; mais lorsque le concile renouvela et confirma le 3" canon de Constantinople, les légats ([uittèrent la séance el rédigèrent le lendemain une protestation dans laquelle ils déclaraient que les ordonnances des cent cinquante évèques réunis à Constantinople n'avaient pas été reçues au nom- 13 , brc des canons synodaux (approuvés à Rome) ^. Le pape saint Léon lui-même, aussitôt après la célébration du concile de (Hialcédoine, écrivait à Anatole, évéque de Constantinople : <( Ce fragment composé par quelques évêques (c'est-à-dire le 3" canon de Constantinople, n a jamais été porté par vos prédécesseurs à la connaissance du Siège apostolique '*. « Dans sa 105® lettre adressée à l'impératrice Pulchérie, saint Léon s'explique d'une manière tout aussi défavorable ; aussi peut-on dire que Quesnel était tout à fait dans l'erreur, lorsqu'il prétendait que les légats du pape avaient accepté de fait, lors de la célébration du concile de Chalcédoine, le 3" canon de Constantinople •', Eusèbe de Doi'ylée errait également lorsqu'il prétendait, dans le même concile de Chalcédoine, (ju(^ le .3" canon de Constantinople avait été approuvé pai' le pape. Xous aurons l'occasion, en écrivant l'histoire du concile de Chalcédoine, de montrer le peu de fondement de ces deux opinions.
Le pape Félix III se plaçait au même point de vue (pie le pape
1. Concil. Chalced., sess. 11, v, dans ^Jansi, op. cit., l. vi, col. 958 ; t. vu col. 111. (II. L.)