‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 3)Chapitre 354 sur 407 · CONVOCATION DU CONCILE · texte numérisé non relu

CONVOCATION DU CONCILE

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niiindiile syrien Barsauma ^ assistât au concile d'Éphèse p(nir y

entièrement acquis an neslorianisnic aupointqucles nicnihros du Brigandaged'Êphèse réclamèrent son expulsion. Il dut se soumettre et rentra triomphalement ù Edcsse avec Ibas après 'i51. La nn)rl d'ibas marqua l'heure d'une lorte réaction nionophysite. a Tous les Perses lurent expiilsés d'Édesse avec le reste des lecteurs d'Edesse ([ui élaicul de leur parti. Va ccuk ([iii avaient été chassés d'Edesse descendirent dans le pays des l'erscs et painii eux il y en eut qui furent évè(jues dans les villes des l^erses » 1. Labuurt, op. cil., p. l^'à. D'après Siniéou, sous le poutilical du catliolicos BarJjowaï, les aucieus disciples d'ibas furent désignés pour occuper les sièges épipcopaux. Sur la lettre d'ibas à Mari le Persan, cf. .T. LabourI, op. cil., p. loo, note 6. Ums avait été un des soutiens les plus énergiques de la christologie antiochienno. Sa théologie prêtait aux plus graves soupçons. Nous avons rapporté de lui uni; formule surprenante dont il se débarrassa en la niant ; ce qui était son moyen ordinaire de couper court au.K imputations compromettantes. Il nia devant le concile de Chalcédoine même sa lettre à Mari. Au moment où nous sommes arrivés, s il fallait en croire Ibas, l'union était faite grâce à Paul d'Emèse. a Nul, selon lui, ne peut dire maintenant que la divinité et l'humanité ne sont qu'une seule nature ; il y a unanimité dans la foi au temple et à celui qui l'habite, comme étant un seul Hls, Jésus-Christ. » Ibas avait très habilement choisi son terrain, celui du symbole d'union. Il a vu très clairement que cette formule consacrait l'orthodoxie de la christologie d'Antiocue. Anti-cyrillien iiTéconciliable, il rapproche Xestorius et Cyrille et déclare que tous deux se sont trompés ; il en conclut que le véritable enseignement de l'Eglise est celuici : « Deux natures, une force, une personne qui est le seul Fils de Dieu. » le neslorianisme persan antérieur au vue siècle ne sortira pas de cette formule : affirmation des deux natures et de la personne unique. Celle pure doctrine antiochienue allait trouver sou écueil au Brigandage d'Ephèse ; les antiochiens furent sacrifiés. Ibas ne pouvait échapper à leur sort. Il devait d'autant plus s'y attendre qu'il était attaqué par ses propres clercs : « Ce n'est que lorsqu'un a critiqué son ortiiodoxie, disent ceux-ci, ce n'est que lorsque nous avons eu constaté la justesse de ces accusations par des écrits envoyés en Perse dont il ne saurait renier la patei-uilé, que nous avons refusé de le recevoir. Nous tenons à conserver la foi que nous avons eue dès le principe et nous savons que les écrits d'ibas lui ont causé de notables préjudices chez les Perses. » P. Martin, Actes du Urigandu^'e d'Ephèse, p. 2G. D'après Libéralus, Breviarium, e, XII, l'eunuque Chiysaphius avait e.xilé Ibiss pour lui interdire l'accès du concile. Cet abus de pouvoir pouri-ait être postérieur au Brigandage d Ephèse. (H. L.)

1. Hardouin, op. cit., I. ii, col. 7G ; Mansi, op. cit.. t. vi, col. 593. Il y eut deux Barsauma : l'un arcliimandrile, l'autre évécjue de Nisibe. Ils sont très bien distingués par Pi. Duval, La liltératitie syriaque, 1899: Barsauma l'aixhi-

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représenter ses collègues, et qu'il y eût voix délibérative. L'empereur demandait h Dioscore de le recevoir avec bienveillance et de l'agréer parmi les membres du concile. Nous avons aussi la lettre de l'empereur à Barsauma lui-même ; elle est datée du 14 mai et coïncide avec celle écrite à Dioscore ^. Elle semble, en effet, prouver que quelques évêques imbus de sentiments nestoriens occasionnaient des troubles en Orient à la même époque qu'Eutychès, mais dans un sens tout opposé, et c'était un motif de plus pour l'empereur de convoquer le concile -.

A cette date l'empereur nomma deux hauts fonctionnaires comme ses représentants au concile imminent; c'étaient Elpidius (cornes sacri co?isistorii, ainsi qu'il est nommé dans la lettre du proconsul Proclus) et Eidogius, tribun et notaire prétorien ; il leur fut remis [3511 un commonitorium . 1 /exemplaire destiné à Elpidius est ainsi conçu : (( Le saint concile réuni a Ephèse s'est occupé il y a peu de temps de l'affaire de l'impie Nestorius, et a porté contre lui une juste sentence ; mais comme il s'est élevé de nouvelles difficultés sur la foi, l'empereur a convoqué un second concile à Ephèse pour couper le mal jusqu'à la racine ; il a, dans ce but, choisi Elpidius et Eulogius pour le service de la foi et pour veiller h l'exécution de ses ordres dans le concile d'Ephèse. Ils ne doivent, en particulier, souffrir aucun désordre ; mais ils s'empareront de quiconque occasionnerait des troubles et le livreront à l'empereur ; en un mot, ils veilleront à ce que tout se passe avec ordre, assisteront aux décisions (y.pio-ôt), feront en sorte que le concile agisse avec promptitude et décision, ils en instruiront l'empereur. Quant aux évoques juges d'Eutychès (h Constantinoplc), ils pourront assister aux délibérations du concile d'Ephèse, mais sans avoir voix délibérative, parce que leur propre jugement allait être revisé. Le concile ne traitera aucune autre affaire, en particulier les affaires contentieuses, avant d'avoir terminé tout ce qui a rapport à la fol. L'empereur a écrit au proconsul pour que les commissaires du concile soient soutenus par le pouvoir civil et militaire, de telle sorte qu'ils puissent remplir leur mission, qui est

mandritc, p. 352; Barsauina, l'évèquc, p. 176, 345-3i6. Sur le premier, cf. Assemani, Bibliollicca orienialis, iu-fol., Romcc, 1721, 1. ii, p. 1-10; Hâusle, dans le Kirchenlexicon ; Veiiablos, dans Diction, of cluislian Biography -^ sur le second : Assemani, op. cit., t. m, p. 66-70 ; Veuables, op. cit. (H. L.)

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