‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 3)Chapitre 353 sur 407 · Hardouin, Coll. concil., t. ii, col. 72. (H. L · texte numérisé non relu

Hardouin, Coll. concil., t. ii, col. 72. (H. L

3. C'était chaque métropolitain qui amenait un de ses suffragants et non le patriarche qui les choisissait directement, quoiqu'on pût penser qu'aucun de ceux-ci n'avait été désigné sans le consentement de Dioscore. Labbe, Concilia, t. IV, col. 100, 101, 113 sq. Celte limitation du nombre des métropolitains était une mesure favorable à l'Egypte qui n'en comptait qu'un petit nombre et lésait le vaste patriarcat d'Orient où les métropolitains étaient légion. (H. L.)

4. Mansi, Concil. ampliss. coll., t. vi, col. 588 sq. Dans les actes syriaques, immédiatement à la suite de la mention de la lettre de convocation, on lit : « Souvenir des procédures dirigées contre Ibas, évêque d'Edesse, » et le traducteur syrien a placé la lettre par laquelle Tbéodose renouvelle la défense faite à Théodoret, évêque de Cyr, de se rendre au concile. Labbe, Concilia, t. iv, col. 110- 111. Cette lettre est du 6 août 449. Cette double violence à l'égard de Théodoret et d'Ibas révélait ce qu'allait être la réunion annoncée à grand fracas. L'incarcération d'ibas qui eut lieu sur ces entrefaites et probablement à la demande des Edesséniens, écrit P. Martin, dut convaincre tous ceux qui se faisaient encore quelques illusions que ce n'était pas un concile qu'on allait tenir, mais un « brigandage » qu'on allait commettre, ainsi que saint Léon le dit bientôt. Ibas (=: Hibba), que nous avons déjà rencontré à propos du nestoriaiiisrae et des griefs soulevés contre son neveu Daniel de Harran, Ibas était Syrien comme Rabboula lui-même ; il enseigna à l'école des Perses, établie à Edesse. R. Duval, Hist. d'Edesse, p. 145, 174 sq. Ibas était, pour le vulgaire, un bon nestorien qui se défendait de l'être. Il écrivit une lettre célèbre, à Mari le Perse, au sujet de laquelle il fut attaqué dans les conciles de Beyrouth et de Tyr et laissé indemne. Ibas avait compté parmi ses élèves la jeunesse la plus distinguée, fervente de ses idées (J. Labourt, Le christianisme dans l'empire perse sous la pynastie sassanide, in-12, Paris, 1904, p. 133); par contre quelques adversaires s'acharnaient contre lui. Le plus brillant disciple d'Ibas était Barsauma,

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