‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 3)Chapitre 37 sur 407 · ll.irJmiiii, op. cit., l. ii, nil · texte numérisé non relu

ll.irJmiiii, op. cit., l. ii, nil

'1. N'oyez l;i remarque des liallcrini dans leur (idilioii de S. Leoiiis Map., Opéra, l. m, p. i.in el ci.i s(|. Dans lu texte posU-ritiir cl modifié du décret de Gélase, De lihris reciplendts, c'est-à-dire dans le texte qui a été inséré dans le Corpus juris, distinct. XV, c. o, il est questiDn du synode de Constantinople.

3. llefelc nous parait avoir passé à p(>u près sous silence la siuialiun théologique contemporaine du II' concile œcuménique. Son représentant le plus qualifié est alors l'évêque de Cousiantinople, Grégoire de Nazian/.e (o79-o81) qui livre les derniers assauts à l'arianisme mourant et au niacédonianisnie. Il y gagnera le titre de n théologien ». Cette science tliéologiqne est acquise dans un but de polémique, elle précise sou expression à mesure que la discussion Bc |>rolonge el nous peut ainsi servir de miroir fidèle de la situation et nous aider à njesurei- le ( iKiniii parconin depuis les débals de IS'icée. Grrgoiie de Na/.ian/e fait observer que l'imite de lessence chez les individus de même espèce du monde fini est purement ira.iginaii-e, tandis que l'unité dèlre dans les persounts dixines est réelle. El comme on lui objecte que les païensontunc divinité unique et non pas un Dieu unique, parce que ce qui est commun n'a l'unité que dans notre pensée sous peine de n'avoii' la réalité que dans le temps el l'espace, Grégoire répond que l'unité d'être est autre en Dieu, autre dans les individus finis ; ceux-ci, alors même qu'ils appartiennent à la même espèce et possèdent la même essence, n'en sont pas moins, pour toul le l'esle, séparés les uns des autres. L'unité de l'être en Dieu s y manifeste on (lé|iit de la Trinité des personnes, à savoir 1 origine du Fils el du Saint-Esprit provenant du Père, de l'unité de volonté el d'activité des pecsonnes. On voit qu'entre 325 el 381 la tri>isième personne de la Trinité est ariivée à prendre dans les discussions théologiques une place à laquelle nul ne semblait songer au début. Eu re qui concerne l'idée de personne, Giégoiie, pleinement d'accord avec les Pères cappadociens, demande qu à tout être commun soient atlribuéos des projjriétês personnelles particulières (EÔt&Tr,T£,-) qui, en Dieu, résultent seulement des conditions retpectixes d'origine. Il reconnaît l'impossibilité de pénétrer dans son lond la différtince ijui existe entre la jiroduction du Fils et la procession de l'Esprit Saint ; jieu importe du reste, pourvu que les trois hyposlases ou Prosopa soient comptées pour trois personnes différentes : « Vous adorerez, dit-iJ, un seul Etre, le reconnaissant sous trois propriétés persoa-

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