I.IVIIK VII
iioUcs r|ui sont 1;';, paifjiitcs et subsistantes en elles-mêmes, séparées par le ndinbie, mais non p.ir la (li\iiiil('. n II revient ensuite à la Trinilc et il insiste sur l'unité lio l'être lic cos pcr^diines <]iii existent par ellc;-niènics. c II faut, dit-il, adorer limité dans la l'rinito vt ramener la Trinité à l'unité comme à son point culminant. » Dans les temps qui ont précède le ctjncile de Nicéc, l'étude spéculative de la Trinité se borne aux rapports du Kils et du Père. Ori« gène, Péri arc/ion., n. iv, P. G., I. xi, col. 117, passe en revue les dogmes chrétiens et ce qui est enseigné pour cliacnn d'eux juir la fir.rdicatio ecclcsiastica. Au sujet du Saint-I'spril il dit : Honore ac difiiiitalc Patri ac Filio sociaiiiin tradidcruni Spiritiim ,'^aucfiiiii . In Iiac non jani manifeste discernitur utruni factus an infecliis, yel Filins eliam Dci ipsc hahendus sil nccnc. Même après Nicée, on entend saint Cyrille de Jérusalem, CatccliOii.i, xvi, 2i, P. C, t. xxxiii, col. 953, dire expressément : « ]Ne demande/, pas de renseignements sur la nature ou la subsl;\nro du Paraclel. Si l'Écriture en fournissait, je vous les aurais donnés, mais je n'aime pas à pousser mes investigations au-delà de ce qui est écrit. » C'est ce qui cxplii;uc comment, à Nicée, l'article du symbole, <( Nous croyons au Saint-Esprit, » ne iccoit pas de déveIoj)pemcnt. Mais avec le temps, l'arianismc se trouva amené h prendre parti sur la question do In place du Saint-Esprit dans la vie divine, ceci le jeta dans un grand embarras. Les termes de la révélation n'autoiisaient pas une échappatoire trop grossière qui eut consisté à réduire le Saint-F.spril au rang et au rôle de personnage intermédiaire, on de Iransmisseur entre Dieu et le monde. Cependant les ariens après avoir fait du l'ils une créature unique, se virent amenés à imaginer une nouvelle créature, unique aussi en son genre, supérieure aux autres êtres créés par le Fils. Eunomius en était réduit l;'i. e Le Saint-Esprit, disait-il, a été pour l'ordre comme pour l'essence, créé le troisième, sur l'ordre du l'ère, par 1 action du Fils, honoré du troisième rang comme la première et la plus élev('-e des créatures du l'ils unique, seul de son espèce, mais dépourvu de divinité et de puissance ciéatricc. » Saint Athanase cite un groupe arien dans lequel on regarde le l'ils comme une créature du Père et l'Esprit comme' créé de rien. In antre groupe admettait la consubstontialilé du Père et du Fils, mais considérant ri-lsprit-Saint comme une créature et un membre de la hiérai-chie des anges fidèles. Ce dernier groupe était désigné sous le nom de « tropique, t parce qu'il considérait comme des tropcs ou des figures les passages scripturaires relatifs au Saint-Esprit. Ces fractions étaient bien loin d'avoir l'importance de la secte des macédoniens ou pueumatomaf[ues, dont le progrès allait croissant. M.icédonins, plus radical que les c Impiques J on matière de consubstantialilé. était franchement semi-arien. Il tenait le l'ils pour semblable au l'ère, mais il excluait l'Esprit-Sainl de la dignité divine et faisait de lui simplement l'auxiliaire ou le serviteur <le Dieu. L'intrigue des maccdonicns et la bienveillance du pape Libère, qui jouait de malheur, leur valut d'être admis à la communion de l'Eglise de Rome. Ils présentèrent leur profession de foi et souscrivirent sans restriction le symbole de Nicée. Le pape Damase, mieux instruit, revint sur citte question et condamna l'ei'reur macédonienne comme apollinariste. Le roiiHit tiiéologiquc soulevé |)ar l'hérésie macédonienne n'a laissé dans la littérature |)alristique et ccnciliaiie qu'une faible trace. Ce sont d'abord quatre lettres dogmatiques de saint Athanase, FpistuLv ad Serapionem, P. G., t. XXVI, col. 525-576, écrites entre 356 et 361, plus probablement en 359;