Epist., XLV, Mansi, op. cit., t. vi, col. 19 sq
Une autre lettre importante, bien que non datée, accompagnait la lettre du pape. Le diacre Hilaire écrivait de son côté à l'impératrice Pulchérie que loin d'adhérer à l'injuste sentence portée contre Flavien, il en avait au contraire appelé à un autre concile ; c'est pourquoi il n'avait pu se rendre ni à Constantinople ni à Rome et n'avait pas remis à la princesse la lettre du pape. Il était cependant parvenu, en abandonnant ses bagages et en prenant des chemins détournés, à regagner Rome, où il avait fait connaître au pape les événements "*.
Dans sa xlvii' lettre adressée à x\nastase, évèque de Thessalonique, et également datée du 13 octobre, le pape Léon le félicite d'avoir été empêché de se rendre à Ephèse ; ainsi n'a-t-il pas été forcé par les armes et par toutes sortes de désagréments à apposer sa signature. Dioscore avait donné carrière à sa vieille rancune personnelle et à sa jalousie contre Flavien. Anastase ne devait pas accepter les décrets de ce concile '^. Le pape Léon exprime encore son mécontentement dans des lettres écrites ce jour-là et les jours suivants à Julien, évèque de Cos, au clergé et au peuple de Cons- [383] tantinople, aux archimandrites de cette ville et à l'archevêque Flavien, dont il ignorait encore la mort ^. Toute la correspondance de Léon à cette époque est remplie de plaintes contre les procédés violents de Dioscore. Dans la xcv® lettre adressée le 20 juin 451, à Pulchérie, le pape nomme le concile d'Éphèse par son vrai nom, par celui qu'il a gardé dans l'histoire : il l'appelle le latrocinium Ephesinum ^.
Dans une lettre adressée au pape Léon, Théodoret lui annonce qu'à Ephèse, il a été déposé par Dioscore, sans avoir été entendu ni interrogé sur sa foi, au sujet de la question en litige ^. Dans une autre lettre, aux moines de Constantinople, il dit que, pour obtenir