Evagre, Historia écoles., lib. I, c. x, P. G., t. xx
4. D'après la citation du Brevicnliis faite plus haut, Flavien serait mort en exil et beaucoup plus tard.
LIVHE X, CHAPITItE III
s'étaient enfuis et avaient regagné Rome, parce qu'ils n'avaient reçu que des insultes à Ephèse 2.
1. Théophane, Chronographia, ad aimum 5941, Bonn., 1839, p. 15» sq.[Xous avons parlé à plusieurs reprises des Actes syriaques du Brfgandage d'Éphèse découverts et publiés postérieurement au travail de Mgr Hefele. Nous devons, avant d'en finir avec la documentation du conciliabule, parcourir en détail les pièces de la procédure d'ibas qui sont contenues dans ces'Actes syriaques. On se rappelle que le comte Chœréas avait, par ordre du gouvernement et vraisemblablemeut à la sollicitation du parti eutychien, procédé à une eriquète officielle qui dura trois ou quatre jours. Actes syriaques, p, 37 ; HoCTmanu, Verhandlungen der Kirchensammlung zu Ephesus, p. 12. Le rapport de Chaeréas fut adi-essé à plusieurs magistrats de l'Empire, d'abord au Magister divinorum officioruin Marlialios {Act. syr., p. 47), au préfet du prétoire, au comte d'Orient, à quelques membres du sénat, enfin au Magister utriusque militise per Orientent. Ce rapport avait été rédigé à la demande de certains membres du clergé représentés par le prêtre Miqualas. Cette enquête d'Édesse contenait les pièces suivantes: 1" libelles du clergé et des habitants d'Édesse , contre Ibas ; 2° quelques renseignements recueilli;- de vive voix par le comte Chœréas dans son enquête ; 3» lettres de Cliœréas aux destinataires du rapport ; l'une de ces lettres est adressée « aux grands et illustres Flavius, Fabris, Romauos, Protogenès, consul ordinaire pour la seconde fois, et aux hyparques Albinos et Salomon » [A:t. syr., p. 29), l'autre est envoyée « au grand et glorieux comle Flavius Martialios, maître des divins offices ». Act. syr.' p. 49. La première lettre est suivie de Fiiccusation dressée à Edesse, le 12 ou 13 avril 449, contre Ibas en présence des divers membres du clergé séculier et régulier. Cet acte d'accusation fut lu en présence de Chaeréas, ensuite Miqualas et tous les assistants par ordre hiérarchique fîrejit leur déposition. On comptait dix prêtres, vingt diacres, neuf sous-diacres, onze moines, en tout cinquante et une personnes. Chœréas leur déclara qu'il en référerait aux « maîtres du monde. » La troisième partie du rapport commence par In lettre d'envoi au comte Martialios. Un peu après la mi-avril 4'i9, le comte Chœréas reçut de nouvelles dépositions contre Ibas, mais cette fois l'élément laïque avait le pas sur le clergé. On revint sur le procès jugé au concile de Béryte, l'année précédente. Toute celte [)hase du procès d'ibas, telle que nous la font connaître les Actes syriaques, n'avait pas été même soupçonnée. Au concile de Chalcédoiue on n'en voulut rien dire. Labbe, Concilia, t. iv, col. G73. Heureusement le comle Chaeréas recueillit toutes les plaintes formulées devant lui et promit de les faire parvenir aux empereurs. Son rapport se termine sur cette promesse et c'est ce rapport qui a été inséré parmi les Actes du brigandage d'Ephèse. Stlon la juste remarque de M. P. Martin, « le ton de cette procédure a été considérablement adouci et cependant on y reconnaît déjà le prélude de ce qui devait se passer au prochain concile ; l'accusé n'est ni cité, ni entendu, aucun de ses partisans n'ose paraître, quoiqu'il n'eu manque pas à Edesse, les actes du synode d'Ephèse en font foi. » Le rapport de Chœréas dut être expédié à ses différents destinataires vers la fin du mois d'avril. Ces