TIléodoret, Epist. <:xix, P. G., t. i.xxxiii, col. i
2. Baronius, Annales, ad ann. 'ii9, n. 144-156 ; Coll. regia, 1. vu, cul. 311 ; Labbe, Concilia, t. m, col. 1475 ; Coleli, Concilia, t. iv, col. 747 ; Mansi, Conc. ampliss. coll., t. vi, col. 509 ; Jaffc, Reg. pontif. ronianor., 2® édil., n. 63. Quesnel, De vita et rébus gestis S. Leonis Magni, ad ann. 449, u. 14, P. Z., t. Lv, col. 232 sq. (H. L.)
3. C'est ce que dit le diacre Hilaire dans sa lettre à Pulchérie, n. xlvi, parmi les Lettres de S. Léon, éd. Ballerini, t. i, col. 926 sq. ; Mansi, t. vi, col. 24 sq.
4. Mansi, op. cit., t. ii, col. 509 ; H'ardouin, op. cit., t. v, col. 1523.
5. Mansi, op. cit.. t. vi, col. 1009 ; Hardouln, op. cit., t. vi, col. 323 ; cf. Walch, op. cit., t. VI, p. 290. [Cf. Tillemont, Mém. hist. ecclés., t. xv, p. 909, note 33 : Quand Dioscore a prétendu excommunier saint Léon. Lupus fixe l'excommunication du pape par le patriarche d'Alexandrie en septembre 45L II faudrait alors qu'il eût choisi le moment où les évèques étaient assemblés à Nicée, n'attendant que l'arrivée de l'empereur Marcieu pour ouvrir le concile. Dioscore n'avait alors avec lui qu'une dizaine d'évêques égyptiens, car depuis l'avènement de Marcienetde Pulchérie, son entourage s'était beaucoup réduit, tant par le dégoût qu'inspirait la conduite du patriarche à Éphèse que par le désir de ne pas se solidariser avec lui. Si ou adoptait celle date tardive, septembre 451, il y aurait lieu d'être fort surpris que Dioscore se fût permis une telle détermination sous le règne de Marcien, presque sous ses yeux et à la veille de la réunion du concile œcuménique où il devait s'attendre à voir toute sa conduite discutée. Ce serait un coup de folie plus encore qu'un coup de désespoir, c'eût été braver des adversaires qui pouvaient être terribles. Comme on sait que cette excommunication fut lancée de Nicée, rien n'empêche d'admettre que Dioscore vint dans celte ville pour une raison quelconque sous le règne de Théodose II, en un temps où il se jugeait assez protégé et assez fort pour se livrer à une démarche si violente en ne s'entourant que d'un petit nombre de membres de son épiscopat égyptien. Le P. Petau et Tillemont s'accordent à rapprocher cette odieuse excommunication des jours du Brigandage d'Éphèse ; c'est également l'époque que uous préférous. (H. L.)
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En union avec ce concile romoin dont nous venons de parler*, le pape Léon écrivit, le 13 octobre 449, à l'empereur Théodose II, pour [391] lui demander de remettre toutes choses dans l'état où elles étaient avant le concile d'Ephèse, jusqu'à la réunion d'un grand concile composé des évéques de toutes les parties du monde, et d'ordonner la réunion en Italie du concile général, auquel Flavien en avait appelé. Quant à ce qui devait avoir lieu après un appel, les canons de Nicée (il aurait dû dire les canons de Sardique) qu'il envoyait, l'avaient clairement indiqué ^.
Le pape Léon écrivit une lettre dans le même sens à Pulchérie et lui demanda d'appuyer sa demande auprès de son frère. L'archidiacre Hilaire s'adressa aussi pour ce motif à l'influente princesse 3. Nous avons vu que le pape avait écrit à Anastase, évêque de Thessalonique [epist. xlvii), de même qu'au clergé, au peuple et aux archimandrites de Constantinople, pour leur recommander de ue pas reconnaître le concile d'Ephèse [epist. l etLi). Un peu plus tard, à la Noël de c( tte même année 449, le pape s^adressa de nouveau à l'empereur Théodose, l'assurant de son attachement à la foi de Nicée et lui demanda, une fois de plus, de faire célébrer un grand concile en Italie ■*.
Avant l'arrivée de la réponse de Théodose, l'empereur d'Occident Valentinien III, accompagné de sa femme Eudoxie (fille de Théodose II) et de sa mère Galla Placidia (tante de Théodose), vint à Rome au printemps de 450, pour y assister à la fête du saint apôtre Pierre ; (c'est-à-dire pour la fête de la chaire de Pierre le 22 février 450). Tandis que tous ceshautspersonnages priaient dans l'église de Saint-Pierre, le pape Léon, escorté d'un grand nombre d'évêques venus de diverses provinces, les vint trouver et les supplia de s'entremettre pour amener un changement dans les sentiments de
1. Le fait de cette imion ressort de V Epist. lxi et de Y Epist. lxix, dans Mansi, op. cit., t. vi, col. 65 et 83.
2. S. Léon, Epist. xliii et xliv, dans Ballerini, op. cit., t. i, p. 901-918 ; Mansi, op. cit.., t. vi, coL 7 sq. ; Hardouin, op. cit., t. ii, col. 27 et 23. La XLive lettre a été probablement écrite quelques jours après la XLiiie. — Cf. Ballerini, op. cit., col. 898, n. 7, et Mansi, op. cit., t. vi, col. 6, n. 7. Voyez dans le t, lei" la cause de l'erreur, qui a fait prendre, à plusieurs reprises, des canons de Sardique pour des canons de Nicée.
3. S. Léon, Opéra, epist. xlv et xlvi, dans Ballerini, op. cit., t. n, col. 919 sq. ; Mansi, op. cit., t. vi, col. 19 sq.
4. Epist., Liv. Au sujet de la date de cette lettre, cf. Ballerini, op. cit., col. 957, n. 8; Walch, op. cit., t. vi, p. 210.