I.IVUK VIM
(•oiiiiuciicciiiriil tir- ]'r\r de .'3S2, les l'cics du ir'coiicilc général se retrouvèrent à (loiistanlinoplc. Ils v rociiicnl iiiic Icllrr du concile de Milan les invitant à se rendre an concile ^^c'-iicral (|iii devait se célébrera nome. Ils n en lircnl licn.ct pour deux inotils, qu'ils exposèrcnl d.nis leurs lettres synodales : I" ils ne s étaient préparés que pour un voyage assez court ; 2" ils nCtaient fondés de pouvoir lie leuis collègues que pour le concile de Constantinople ^. 11 ne leur ("tait pas possible, en efTet, dans le court espace de temps dont ils disposaient, de solliciter de nouveaux pouvoirs et de se préparer à un si long voyage. Les évèques restèrent donc à (Constant inople et trois denirc eux. (Syriaque, Eusèbe et Priscien, écrivirent au pape Damasc, à Tévèque Ambroise et aux autres évèques réunis en concile à Rome pour prolester de leur amitié et de la conformité de leur loi. Ils se plaignent dabord dans cette lettre des nombreuses persécutions (ju'eux et leurs Eglises ont eu à supporter récemment sous le règne de remperièiir ^ alens. Des temps meilleurs semblent s'annoncer où il leur sera peut-être possible de s'absenter de leurs sièges épiscopaux, mais pour le moment la troupe des loups (les ariens) reste menaçante. Ils s'excusent donc de ne pouvoir se rendre au concile romain et affirment leur attachement à la loi de Nicée qui est la plus ancienne et s'enchaîne avec le saint baptême (TipEjêuTa-rr^v ojaav 7,2', à'/.ÔAouOov tÔ) ,ja7:TÎ(j[xaTi;). Cette foi « nous apprend à croire au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, par conséquent à une seule et même divinité, puissance et nature du Père, du Fils et du Saint-Esprit, à une dignité égale et à une puissance également éternelle en trois hypostases absolument parfaites ou en trois Personnes parfaites. En sorte que ni l'hérésie de Sabellius qui mélange les hypostases, c'est-à-dire qui ne tient pas compte des particularités, ne peut être admise, ni le blasphème des eunoméens, des ariens et des pneumatomaques ne peut être conservé avec quelque raison, lui qui divise l'b-tre, la Nature et la Divinité, et à la Nature incréée, égale en nature et également éternelle, veut ajouter une autre nature, née dans la suite ou créée ou étrange (É-spoujicj). » L'importance de cette profession de foi, (|u"oi) a souvent et à tort attribuée au II" concile œcuménique, consiste en ce que bien qu'émanant de l'Eglise orientale seule, elle permet de constater l'accord dogmatique de toutes les Eglises du monde ; aussi croyons-nous utile d'en
1. Théodoret, Ilist. eccles., 1. V, c. ix, P G., t. ixxxii, col. 1212 .s<[ ; Hardouin, Coll. coiicil., l. I, col. 822 ; Maiisi, Conc. timpliss. cnll., t. m, col. 582 ; Fuchs, Biblioth. d. KircftenversamniL, p. 424 sq. (trad. alleni.)
lOJ. CONÇU. i:s UK CONSTANTlXOi'I.K UT I)K IIO.MI: UJ
)] |)iil)licr If tL'xtt' grec origiuiil : « A'.-:ajy.:jjavY;;xâ; -i-tîJîiv si; Tb ïvc;xa -Zj llaTci; /.ai t:j l'iîj v.x'. -zi iviîu llv- J;/.aT;;. :Y;>.a tr, hiz-r,-:- -î /.aï ;jv;i;jL£(oç -/.ai ;.<T'.3tr -j-Caç t:j -aTp;; /.ai tîO u-.cj xaî t;j x-{iz'j zvejy.at:: -ir:îU5;Aî'vr,r, :y.;-:j;j.:j tî Tv;r it;iaç, -/.a'. îjvaicîcj ty;; 'iast/.îîar, iv t:ij'. TE ÀîicTïTai; jzcTrâTîTiv, r^Tuv TpiTt Tc'/.î{:',r 7:p:-(i)z;i; (ô; y./,":! t/.v i!afîXA'5u vîjcv yfôpav /.x.iECv. 7jy/iz\j.VHôw Ttov j-îTTajîwv, rjY-'J"' 'wv •.-i:rr,T(i)v àvai;:'j;xi'v(ov" ;j.y;tî ;;.£v tt.v Tfov Kjvi'^.iavwv -/.a-. 'Aîï-.avwv •/.aï I Ivîu;j.aT;:Jiâ7(ov rrv 'iXaTcr-xiav '.r/jîiv, Trc z'j'lx: r. -f- z,Jzi(>): r -r: Oîîrf.T;; T£y.v:;j.î'vY;;, vS'. ~f, à/.TÎ7T(.) /.ai :;;.;:-»-».) /a'. 7jvaic(<.) Tp'.âs- y.ETa- ■/îvîrrc'pa; Tivb; r, xtitty;; rj STîpiJTtTj çjr-wr £T:aY;;-i.î'vr,ç. » (iclte prolessioii de loi se pronoiici' tic lurmi' Mir 1 I luanialioii avec Itraiicoui) de lorce et <le justesse : « Nous coiiscimuis aussi iiitco lalcniciit la doctrine de 1 liicaiiialion tic Notie-Seijjjneui', ailmetlaiil cjnc 1 économie de la cii.iii- n'est ni séparée de 1 ànie ni scpait-e de rintelli'jcnee ou iniparlaite, reconnaissant le Lo^us de Dieu pailait de t<uite éternité et devenu dans les deinieis temps homme parlait pour Famoiir de notre salut. — Kai -rbv tï;; £vavOp(orr,-£(o; lï t:j v.jpiz-j '/Jz-'^z^f àciaTt::ç;v 7wro;j.£v. :'jt£ a'!/'j"/:v :jt£ :c/:jv y; y.~i//r, t?;'^ zj.y/.zz :'./.;■/; y.iav raza$£y;;x£v:r b/.cv ck îlssTcj T£X£i:v ;j.ïv ;vTa ~c"; au.)V(ijv 0;:^ lz'[Z'i .-.i'i.v.z^t z\ avOp(»)~;v £z £— /aTo'jv tàjv r,;;.£C(ov c'.y Trv ■'c'i.i'izy.'i sfiiTrciav -'£v;'j.£v;v. ») Les l*ères grecs ajoutent ({ue sur cette question les Latins pourraient trouver des détails plus explicites dans le 7'o/////.s du concile d'.\ntloche de 37S et dans le Tonius terminé l'année précédente au concile général de Conslantinople (381). Lnfin ils cherchent ii s'autoriser des canons de Nicée ^, pour justifier léléxation de Nectaire sur le siège de (lonstantinoplc, et celle de Flavien sur celui d'Vntloche. Ils terminent en disant (|u ils reconnaissent saint (Iviille i-n ({ualité d'évêque de Jérusalem, el en exhortant les (\'cidenlaux à
i] s'entendre avec eux -. l-'.nfin, le concile a pi'omulgué au moins deux
1 On ne s accorde p.is sur la queslinn ilo savoir si le concile avitil eu vue le 'i*-' canon de Nicée ou le G*^ canon do Sardiijuf (]ii'ii auiail confondu avec mu lanon do Nicée.
'1. liaronius, Annales, ad. ann. 382, n. 1-4, 9-2!! ; LaLbe, Concilia, t. ii, col. lûIJ-lOli; Hardouin, Coll. conril., t. i, index: Coleli, Concilia, t. u, ' col. 107;{ ; .Mansi, Cuncil. ainijliss. coll., t. m, col. GiÛ; (>. 11. rnrncr, Tluroman Council tinder iJtnnasus, a. d. 3SJ^ dans J'/ic Journal of theolo^ical Studies, 11)00, t. i, p. 55'i-5(iO. V.c dernier travail < onlient le texte de ce (jni lious rc8te du concile d'a|ir<'H ra]>|>areil criliqtie dis plus anciens njanu-i rits, notauiinenl le manuscrit de Freisinfjen. L'aiillioiilicité du Dccretiini iJaniasi a été singulièrement embrouillée par I,i réédition (]ui en lut laile sous Ick papes Gélase et Uormisdas, avec addition d'une liste des livres apocryplieb'.
canons qui, plus tard, ont été p:ir erreur attribués au IP concile œcuménique. Nous les avons déjà donnés et commentés sous les titres des 5^ et 6" canons du IP concile œcuménique.
On ne saurait toutefois trop s'étonner que ce qui concerne Damase ait été traité comme une chose négligeable par un bon nombre d'écrivains qui ne se sont pas occupés d'adopter la distinction introduite par le ms. du Vatican, celui de la Vallicellane et les éditions de Arevalo (1794) et Tliiel (1866). C'est ainsi que Weslcott, Ilistory of the Canon, 1881, p. 439, 571, jjrésente la liste carthaginoise de 1'. innée 397 comme la plus ancienne liste conciliaire en Occident, alors que celle de Damase est de quinze ans antérieure d'après la chronologie de F. VV. l'uUer, The piimilive Saints and the See of Rome, in-8, London, 1894. L'authenticité de ce qui nous est parvenu est acceptée par A. Thiel, par Fr. Maassen, Geschichte dcr Queilen und dev Literatur des canonischen licchts un Abendlande, in-8, Gratz, 1870, p. 239, 463, et p;ir Th. Zahn, Geschichte des neutestanienllichen Kanons, in-8, Erlangen, t. ii, part. 1, p. 261-263. La mention des Ile et IIP épîlres de saint Jean laisse enli-evoir l'influence de saint Jérôme dont on connaît la présence au concile de 382. La désignation du livre de Jérémie — cam Ciitoth id est Lanientationibiis suis. — semble provenir de la même source, ces tei-aies se retrouvent tels quels dans le Prologas Galeatus. Le texte critique, établi par M. C. H. Turner, se fonde sur les manuscrits suivants : Munich, lat. 62i3 fol. 1 a ; Paris, lat. 3837 fol. 169 b ; Vatican 58i5 fol. 194 a; Vallicellane, A. 5, fui. 238^. Les mss. de Munich et du Vatican datent de la fin du viiic siècle ; le ms. de Paris du début du ix^ s. et le ms. de la Vallicellane du ix" siècle. Les édiiions mises à profit sont : Eusèb. Amort, Elemenla juris canonici, l''errare, 1763, t. i, part. 2, n. lxii, (jui a suivi le texte, du ms. de Munich 550S issu ou coUatéial du ms. ^2^5 ; Cœlii Sedulii Opéra omnia, edit. F. Arevalo, Romœ, 1794, appendix v, p. 400, qui a suivi le texte du ms. Vatican 3(i9 annote à l'aide du ms. .')8i5 ; A. Thiel, De decreiali Gelasii papx, de recipiendis et non recipiendis libris et Dninasi concilio roniano, de explanalione fidei et canone Scripturx Sanctx, gr. in-4, Braunsberg, 1866, p. 20-22, qui a étudié un grand nombre de manuscrits dont il omet de donner Vapparatus. Le texte clabli par lui se rapproche de celui du ms. Paris, lat. 3837. Nous donnons ici le lexle tel qu'il est établi par C. H. Turner, /oc. c/<., p. 556 sq. I/icipit coiiciliii/n m bis lionne sub Damaso papa de explanalione fidei. — Dictiini est. Prius agendum est de Sj)ii-ilu septiformi ([ui in Christo requiescit : Spiritus sapientiœ : « Cliristus Dei virtus et Uei sapientia » (I. Cor., i, 24); Spiritus inlelleclus : « lutellcclum dabo tibi et instruam te in via in qua ingrcdieris » (Ps. xxxi, 8) ; Spirilus consilii : « Et vocabilur nomen ejus inagni consilli angélus » (Is. ix, 6) ; Spiritus vii'tutis : ut supra « Dei virtus et Dei sapientia » (l Cor., I, 24) : Spirilus scientiii; : « Propter eminentiam Chrisli scientioe Jesu » apostnli (Phil., m, 8) ; Spirilus veritatis : « Ego via et vita et veritas » (Joh., XIV, 6); Spii'itus tiujoris [Dei]: « Initium sapientioe timor domini » (Ps. ex, 10; Prov., ix, 10). Mullil'orniis aulcra nominum Cliristi dispensatio ; Dominus quia spiritus ; Verbum, quia Deus ; l'ilins, quia unigenitus ex pâtre ; homo, quia nalus ex virgine ; sacerdos, quia se obtulit holocauslum ; pastor, quia custos ; vermis, quia resurrexit ; mous, quia forlis ; via, quia rectus per ipsqni