‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 3)Chapitre 70 sur 407 · CONCILES DE NIMES · texte numérisé non relu

CONCILES DE NIMES

E^o Aprufiiidn.s ^ au /j.sc/ if/si.

Ego Ursiis '' siibscripsi.

Ego Genialis ^ pro me et pro fratrc Sijagiiu * subscripsi.

Ego Aliliiis ^ pro nie et pro frotre Apro ^ subscripsi.

Ego FœlLi ^ subscripsi.

moins qu'ils n'abandonnent leurs sentiments de piété, mais il ne leur sera accordé qu'avec une grande circonspection. » (H. L.)

1. C'est peut-être leltii que le Gallia christiana, t. i, cul. 73, compte parmi les premiers évêques d'Auch.

2. Helele, après Knust, pense y voir celui dont, en 417, le pape Zosime annula la consécration (Mansi, op. cit., t. iv, col. 361); L. Lévèque, dans Rev. Quest. hist., 1881, t. xxx, p. 557, fait observer que nous savons par la lettre de ce pape à Proculus, évèi]ue de .Marseille, que Paliocle était archevêque d'Arles à l'époque de cette ordination et l'.itrocle ne fut élevé à l'épiscopat qu'en 411 ou 412. Il paraît plus vraisemblable qu'au lieu d'Ursus c'est Ursio qu'il faut lire. Ce nom se retrouve avec ceux d'Octavius, de Triferius et de Remigius iiarmi ceux des cvéques qui siégèrent au concile de Turin. Sirmond pense qu'ils étaient évêques de la Narbonuaiso. (H. L.)

3. Premier évêque de Cavaillon, Gallia christiana, t. i, p. 940. 11 laut donc abaisser la chronologie de ce personnage de quatre-vingts ans environ, (H. L.)

4. Peut-être évêque de Tarbes, Gallia christiana, t. i, col. 1225.

5. Evêque de Cahors dont parle Grégoire de Tours, Ilist francor., 1. II, c. XIII, P. L., t. Lxxi, col. 210. [Cet évêque n'aurait pu assister au coucile de Nîmes, sa consécration datant des premières années du ve siècle. Eu 407, d'après une lettre de saint Jérôme, il n'était encore que prêtre. (H. L.)]

6. Peut-être l'évêque de Toul. (Voyez la dissertation sur saint Apro, éditée par [..ebruu-Desmaretles, comme appendice aux OEuvres de S. Paulin de Noie.)

7. Evêque de Nîmes, sacrifié par les Vandales au commencement du v^ siècle {Gallia Christiana, t. i, instrumenta, dans 1 appendice, col. 136 et 137). D'après D. L. Lévèque, ce Félix peut taire jaillir sur le sujet que nous traitons quelques rayons de lumière, selon lui, l'évêque de Nîmes, au le' octobre 394, ne serait autre que ce Félix. Parmi les manuscrits laissés par D. Polycarpe delà Rivière, vers la tiii du xvme siècle, se ti'ouvaii un Iragmenl d'une vie de saint Amatius, évêque d'Avignon. Ou y lisait que, la troisième année de son épiscopat, le bienheureux Amatius avait vu éclater un efl'royable orage sur son troupeau. Les Alamans, sous Chrocus, envahirent la Gaule et ruinèrent un grand nombre de villes. Avignon ayant été environnée par des bandes barbares, Amatius exhorta son peuple à souffrir courageusement la mort. « Qui peut (lire, s'écria-t-il, le nombre des évêques qui ont péri sous leurs coups ? Privât à Mcnde, Avole à Viviers, Sexte à Valence, Justin à Trois-Chàteaux, Firuiin à Venarques, Leonius à Apt, Albin à Vaison, Valentiu à Carpentras, Victor à Arles, Lucius à Orange, Félix à Nîmes, Venuslus à Agde. » Ce fragment a été accueilli par les auteurs du Gallia christiana. Mallieureusement dom l'olycarpe de la Kivière est bien loin de mériter une contiaiice absolue ; cependant le récit de l'invasion des Alamans et du martyre de Privât de Mende, par Grégoire de Tours, peut lui douuer un commencement de raison. L'histo-

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Ego Solinns snbscripsi.

Ego Adelfus ^ subscripsi.

Ego Remigiiis ^ subscripsi. [P^ j

Ego Epetemius ^ subscripsi.

Ego Modestus * subscripsi.

Ego Eusebius ^ subscripsi.

Ego Octavius ^ subscripsi.

Ego Nicesius "^ subscripsi.

Ego Evantius * subscripsi.

rien de Nîmes, Ménard, Histoire de la s'ille de Nisnies, t. i, p. 83, s'en accommode, mais les auteurs du Gallia christiaiia, de l'Histoire du Languedoc et de l'Histoire de l'Eglise de Nîmes se sont montrés moins accueillants. La présence du nom de l'évèque Félix daus les actes du concile de Nîmes vient juslifier le dire de doin Polycarpe ou plulôt de la vie de saint Amalus dont il a fait usage. Toutefois une question de chronologie se présente. A quelle époque se place l'invasion de Chrocus ? Au premier abord il semble que cette invasion et le martyre de saint Privât de Mende, mentionnés par saint Amatus, soien*' contemporains de l'empereur Gallien, comme le veut Grégoire de Tours» Hist. francor., 1. I, c. xxx-xxxii ; les douze autres évêques avaient dû vivre à la même époque. Cette opinion, acceptée par les Bollandistes, les auteurs du Gallia christiana et Tillemont, a été mise en question et réfutée par plusieurs critiques qui, à l'autorité de Grégoiie de Tours ont préféré celle de Frédégaire d'Idace, de Sigebert et d'Aimoin et de quelques autres documents qui tbnt de Chrocus un roi des Vandales au v' siècle et non un roi des Alamans au me siècle. D. de Vie et D. Vaissette, Histoire du Languedoc t. i, note xlii ont définitivement fixé la question dans ce sens ; cf. D. Ferron, Mémoires et documents inédits pour servir à l'histoire de la Franche- Comté , in-8, Besançon, 1839, t. n, p. 61-220. (H. L.)

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