Victuaria... dentur
4. «Convaincu que beaucoup de gens, sous prétexte de voyage, s'engraissent des offrandes et des aumônes des églises, le concile ne veut pas que celles-ci fournissenl des vivres à tous ceux oui se présentent, chacun reste libre de donner ce qu il juge convenable, sans qu'il y ait rien d'imposé à cet égard, i
5. « Les ministres des autels qui puur quelque nécessité que ce soit entreprennent des voyages, doivent avant leur départ, se munir de lettres de recommandation que les évêques seuls ont le droit de signer. >> Cette disposition relative aux litterœ formatée se retrouve dans le o4e canon apostolique. Quelques années plus lard le pape Zosime coulera à Patiocle, archevêque d'Arles, légat du Saint-Siège en Gaule, le dioit exclusif de signer ces lettres. (H. L.)
6. « Kiifin le concile a voulu remédier à un autre abus. Les églises ont fréquemment à souffrir des outrages à cause de la protection qu'elles doivent aux affranchis, soit qu'ils aient reçu le bienfiiit de la liberté du vivant de leurs maîtres, soit qu'ils l'aient reçue par testament. Le concile décide que le chrétien qui, au mépris de son propre engagement ou de la volonté des défunts, tentera de ramener les affranchis sous le joug de la servitude, sera chassé de l'Eglise contre laquelle il s'élève : quant aux catéchumènes qui se rendraient coupables de la même faute, le baptême à la vérité, ne leur sera pas refusé, à