Premiers travaux du concile
Avant tout il fallait donner un évêque à l'Église de Gonstantinoplo. L'ordination conférée à Maxime le Cynitjue fut reconnue contraire aux règles canoniques, elle fut annulée et toutes les ordinations faites par Maxime proclamées nulles de plein droit. Le concile qui rendit ce décret dans son 4'" canon ne trouva ni opportun ni [7] convenable de rendre une seconde sentence contre Pierre, le défunt patriarche d'Alexandrie, qui avait institué Maxime •^. L'empereur et plusieurs membres du concile insistèrent alors près de Grégoire de Nazianze pour le décider à accepter le siège de Constantinople ; après bien des refus, Grégoire se résigna. On lui avait persuadé que sa qualité d'cvêque de la capitale lui permettrait de mettre fin au schisme mélélicn et à la division que ce schisme avait introduite entre l'Orient et l'Occident ; celte pensée s'harmonisait si bien avec son désir duiilou (ju'elle entraîna son assentiment '. Grégoire fut
1. Tliij.iilorol, Ilist. cccles., 1. V, c. m, P. G., l. i.xxxii, col. 120».