d., 1. V, c. vu, P. G., t. i.xxxu, col
3. Ce n'est pas rimntii(>e d'Alexandrie, qni, ainsi que Tliéodorcl le croit, a cherclu- à faire élever Maxitne sur le sii'ge de Constanlinople. Ces tenlatires ont été f.iites par Pierre, prédécesseur de 'rinintiiéc. Voyez les notes de Valois sur Tliéodoret, Hist. ecclcs., I. V; c. viir, P. G., t. i.xxxii, col. 1208.
4. G. Ilaiisclien, Jahrhtir.her der chi istlichen Kirche unter dem Kaiser Tlicodosiui, iii-H, Freibnri:, 1897; Loofs, Meletius voit Antiochien, dans lienl-Encyklupàdic fur prolest. Thcol. iind Kirche, t. xii, p. 552-5.58; Grégoire de IS'azianze, Carincn de \-ita sua, vs 1535, P. G., t. xxxvii, col. 113'i, Les Orientaux tenaient Mélèce pour évéque légitime d Anlioche, les latins donnaient ce titre à Pjulin. (U. L.)
yC), i'IlKMlHIlS TliAVAUX UV CONCIl.K
intronisé avec giMndc pompe par Môlcce t'I los aiilics membres du coiieile. A cause de ravanla<fe cpii en reviendrait à 1 i;n;lise catholique, on avait cru pouvoii' l.iire exccjitioii à la règle (jiii inteiclil aux évè(jues de passeï- d un siège à un antre : cai' Grégoire avait été antérieurement évèque de Sasime '.
l'eu après la réunion ilu concile, Mélèce mourut ; on lui rendit des honneurs extraordinaires. Saint Cirégoirede Nysse, dans sonoraison funèbre, le salua comme un saint. Du vivant de Mélècc on avait décidé qu'à la mort tle Tiui des deux évèques oi'lhodoxes d'Anlioche, Mélèce ou Paulin, on ne lui donnerait pas de successeur, mais ([ue le survivant serait reconnu par tous en qualité d'évèque légitime. Mélèce étant mort, une partie du concile mé[)risant cet accord demanda, maluré rintervcnti«>n tle Gréfroire de Nazianze en faveur du traité conclu, (jue l\>n choisît un successeur à Mélèce. Les efforts de Grégoire furent paralysés par l'énergique opposition des plus jeunes ["81 évoques ([ui voyaient, un acte de faiblesse vis-à-vis des Latins, dans la reconnaissance de Paulin comme évèque d'Antiochc. Ils attirèrent peu à peu dans leur parti les membres du concile plus âgés, et c'est ainsi que, par l'entremise des évèques des diocèses d'Antioche et d'Asie, le prêtre Flavien fut nommé pour succéder à Mélèce. Ce choix approuvé par le concile contribua à prolonger le schisme mélélien -. Cet incident affecta tellement Grégoire, qu'il s'abstint d'assister aux sessions, quitta la maison épiscopale, et donna cours plus que jamais à ses idées d'abdication. Les hommes les plus distingués le supplièrent de demeurer; mais les évèques égyptiens, arrivés sur ces entrefaites, ayant paru mécontents de l'intronisation de Grégoire, sous prétexte qu'elle était contraire aux canons ^, Grégoire se présenta un jour devant le c(mcile et se démit de son évèché : il con-
1. \tt\\- \i\ l;ilile lin t. I, du présent ouvrage au mot: Translations épisco- [xiles ; 'lliéudoret, Ilist. ccclcs.. 1. V, c. viii, /-». G., t. i.xxxii, col. 1209; S. Gré- {,'oirc de X^sse, Oratio funehris in magnum Meletinni, P. (i., l. xi.vi, col. 851 s(j Mélèce fut l'ohjel de plusieurs oraisons funèbres. (II. L.)
1. Si l'on en croit Théodoret (!. Y, c. viii, 7^ (i.. t. i.xxxu, col. 120'.l), le p;irli égyptien se serait uième tout à fait abstenu d'être en communion avec (îréjçoire. La liste des signatures d'cvêques ne contient, il est vrai, (|ue deux noms d'évê(jues égy|(tiens, ceux de TimolliéL' d .Vlexandrie et de Dorothée d'Oxyrinque ; mais nous ferons remarquer, d'abord, que cette liste n'est pas con)pIète, eu second lieu, ces quelques évèques égyplieus pouvaient avoir des pariisaus parmi les autres membres du synode.
.'!. Peut-èti-e ne lui avait-on pas [jardonné le /.èlc qu'il avait montré dans l'aUuire de l'Eglise d'Anliocbe,
LIVUK Vil
senluif, pour le hieii do la pnix, disail-il, à êlie sacrifié coniinc Jouas l'avait rté. I.a uiajoi'itc' acrcpla celle déinission ; quel([uos-uiis avec plaisir K I/empercur, au coulraire, ne raccepla([u'avcc laplusgrande répugnance. Sur la proposition des évèques cl avec rassenliment du peuple, il tlonua pour successeur à Grégoire, Nectaire, préteur de (]onstanlinople, honiine très digne et très recommandahle, mais encore catéchumène -.
Dès avant cette élection, les négociations étaient entamées avec [0] les macédoniens, et l'empereur fit tous ses efl'orts pour arriver à une entente. Il rappela aux évc({ucs orientaux leur demande spontanée aux Occidentaux de s'entendre sur ce qui regardait la loi (en 366) ; l'envoi à llonu' dEustathe de Sébaste et d'autres députés ; l'acceptation de la profession de foi de Vb[j.ozj7ioç, et la communion consentie avec le pape Libère et avec les évéques de la Sicile. Mais l'empereur prêchait dans le déseit : car, suivant le mot de Socrate, les macédoniens « auraient préféré l'arianisme l\ 1 :y.ooj7isç. » Socrate oublie de dire que les macédoniens n'agitaient pas la question de Vz'fKOQÙi'.o: au sujet du Fils, mais au sujet du Saint-Esprit.