‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 4)Chapitre 153 sur 544 · Mansi, op. cit., t. vu, col · texte numérisé non relu

Mansi, op. cit., t. vu, col

3. D'après Malnory, Saint Césaire d'Arles, in-8, Paris, 1894, ce concile se place, p. 272, « vers 460 », et p. 314, a vers 455 ». Sur ce concile : J, Sirmond, Concilia Galliœ, t. i, col. 120 ; Coll. regia, t. ix, col. 447 ; Labbe, Concilia, t. iv, col. 1023-1025, 1818-1819 ; Pagi, ad ann. 455, n. 16 ; J. Anthelmius, De iniliis Ecclesiœ Forojuliensis dissertatio historica, chronologica, critica, profano-sacra ; accedunt appendices très... III. Notx uberiores in concilium Arelatense in causa Theodori, episcopi Forojuliensis et Fausti, abbatis Lirinensis, in-4, Aquis Sextiis, 1680 ; Hardouin, Coll. concil,, t. n, col. 779 ; D. Rivet, Uist. littér. de la France, t. n, p. 323-324; Coleti, Concilia, t. v, col, 24 ; Mansi, Conc. ampliss. coll., t. vu, col. 907. D. Ceillier, Hist. génér. aut. ecclés., 2e édit,, t. x, p. 710. (H. L.)

monastère, c'est-à-dire les moines non clercs, dépendaient exclusivement de l'abbé ; l'évêque n'avait aucun droit sur eux et ne pouvait en ordonner aucun sans la volonté de l'abbé.

Nous avons rapporté plus haut que d'après le Codex encyclicus il se tint en Orient, au cours de l'année 458, un certain nombre de conciles provinciauxdans le but de défendre le concile de Chalcédoine.

En 459 probablement se tint à Constantinople un grand concile des quatre-vingts évêques sous Gennade, patriarche de cette ville. Nous possédons encore la lettre synodale de ce concile avec la souscription de tous ces évêques. Ces souscriptions manquaient dans les anciennes collections des conciles ; mais Pierre Lambecius les ayant retrouvées, elles furent insérées dans la Nova collectio conciliorum de Baluze, col. 1452, d'où elles passèrent dans les collections de Hardouin 1 etdeMansi 2. Ces souscriptions prouvent que les évêques présents au concile étaient au nombre cle quatre-vingis, tandis qu'on prétendait qu'il n'y en avait, que soixante-treize. Grâce à ces souscriptions, on peut jusqu'à un certain point déterminer l'époque de la tenue du concile : car nous lisons parmi ces signatures les noms de plusieurs évêques égyptiens chassés par Timothée Elure. Nous savons en outre qu'ils se trouvaient à Constantinople en 457, date à laquelle ils adressèrent une supplique à l'empereur Léon 3. Cette lettre synodale du concile de Constantinople est adressée à tous les métropolitains, et au ïltxizxq 'Pwjx-rçç. Elle défend la simonie des ordinations, et cite le mot du Seigneur : Gratis accepistis, gratis date 4. Elle renouvelle le 2e canon « du saint, grand et général concile de Chalcédoine ». Certains incidents survenus en Galatie avaient amené le concile à prendre cette détermination, et il avait décidé que ceux qui trafiquaient des saints ordres, clercs ou laïques, que la faute fût prouvée ou non, seraient exclus du service de l'Eglise et 5g5] frappés d'anathème. Le concile termine en priant les métropolitains de faire connaître cette lettre dans leurs provinces 5.

Page 1