Sans le consentement de l'évêque diocésain. (H. L
3. Mansi, op. cit.t t. vu, col. 899, 903. D'après le P. Sirmond, la dernière partie de ce canon doit s'entendre en ce sens que l'on ne doit excommunier personne qu'après l'avoir bien convaincu du crime qui mérite l'excommunication. Ajoutez que le texte est très corrompu ot presque inintelligible. (H. L,)
pénitence, et leur pardon dépend de la gravité de leurs fautes et de l'appréciation de l'évêque.
La première prescription du concile d'Angers fut renouvelée par un concile gaulois de la province de Tours, dont nous possédons encore la courte lettre synodale i et auquel assistaient plusieurs évoques, outre Eustochius de Tours, Léon de Bourges et Victorius dn Mans, dont nous avons déjà parlé. En effet, après avoir donné les noms de ces évêques dans la souscription de la lettre synodale, le manuscrit de Reims ajoute ces mots : et cœteri qui adfuerunt episcopi subscripserunt 2.
Le premier jour de Tan, probablement de l'année 455, il se tint un autre concile. dans le secretarium de l'église d'Arles (concilium Arelatense 111) 3. Le motif de cette réunion était le conflit survenu entre le monastère de Lérins, à la tête duquel se trouvait l'abbé Fauste, devenu évêque de Riez et si célèbre comme chef des semipélagiens, et Théodore, évêque de Fréjus, dans le diocèse duquel se trouvait Lérins. Il s'agissait de leurs droits réciproques, et la discussion s'était envenimée jusqu'au scandale. Pour y mettre fin, Ravennius, métropolitain d'Arles, convoqua ce concile en vue de [58^ procurer la paix ; il obtint de l'évêque Théodore oubli et pardon des injures à lui faites par Fauste. On lui confirma les droits dont avait joui son prédécesseur Léon sur Lérins ; ainsi tous les clercs et ceux qui servaient à l'autel ne pouvaient être ordonnés que par lui, recevoir le chrême que de lui ; l'évêque avait seul le droit de confirmer les nouveaux baptisés, et le monastère ne pouvait sans son assentiment admettre à sa communion des clercs étrangers, ni leur confier aucune fonction. En revanche, la foule des laïques du
4. Mansi, op. cit., t. vu, col. 906 ; Gallia chri$tiana, t. n, p. 7 ; Sirmond, Concilia Gall., t. i, col. 119.