‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 4)Chapitre 192 sur 544 · CONCILE DE LATRAN A ROME · texte numérisé non relu

CONCILE DE LATRAN A ROME

a comme rejailli sur la maison de Dieu. 2) Evêques, prêtres, ou diacres rebaptisés de gré ou de force, feront pénitence jusqu'à la fin de leur vie et ne prendront part aux prières qu'en qualité de catéchumènes. Ils ne recevront la communion laïque qu'à Farticle de la mort. 3) Pour les clercs inférieurs, les moines, les vierges consacrées et les laïques, on observera les prescriptions du concile de Nicée à l'égard des lapsi (canon 11). Ceux qui, sans y être forcés, ont accepté un autre baptême, doivent, s'ils ont un profond regret, rester trois ans parmi les audientes, sept ans parmi les pœnitentes ; ils seront soumis à l'imposition des mains des prêtres et pendant

»deux ans seront exclus de l'offrande. S'ils viennent à mourir avant la fin de leur pénitence, on ne leur refusera pas le viatique. [616] 4) Les enfants mineurs, clercs ou laïques, et les filles mineures recevront l'imposition des mains pour la pénitence ; ils seront ensuite admis à la communion. 5) Celui qui pour cause de maladie a été admis à la communion avant l'achèvement de sa pénitence devra, s'il revient à la santé, se soumettre aux prescriptions du concile de Nicée (c. 13), c'est-à-dire passer parmi les pénitents le temps qui lui restait à sntisfaire. 6) Les catéchumènes qui se sont laissé baptiser par les hérétiques doivent être, pendant trois ans, au nombre des audientes ; ils recevront l'impo-

Isition des mains ; mais ne seront pas baptisés. 7) Les clercs inférieurs, les moines et les laïques, qui ont reçu de force le deuxième baptême feront une pénitence de trois ans : mais les évêques, les prêtres et les diacres feront pénitence le reste de leur vie. 8) Les fidèles rebaptisés par les hérétiques et les catéchumènes qui ont reçu d'eux le baptême, ne peuvent pas devenir clercs. 9) Aucun évêque et aucun prêtre ne peut admettre un pénitent d'un diocèse étranger sans un témoignage de son évêque ou du prêtre dont il dépend.

Cette lettre étant datée du 15 mars 488, sous le consulat de Dynamius et de Siphidius, et le concile romain s'étant tenu au mois de mars 487, il se sera écoulé une année entière avant l'expédition des lettres synodales, ou bien la date Flavio Boethio V. C, Cons. inscrite en tête des actes synodaux est erronée, et il faut lire P. C. (c'est-à-dire post consulatum) Flavii Boethii, ce qui indiquerait l'année 488 *.

1. Tillemont, op. cit., t. xvi, col. 592 ; Ceillier, op. cit., 2« édit., t. x, p. 720 ; Mansi, op. cit., t. vu, col. 1174.

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