‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 4)Chapitre 193 sur 544 · Conciles en Perse et à Constantinople · texte numérisé non relu

Conciles en Perse et à Constantinople

C'est à peine si le concile nestorien tenu à Séleucie en 489 mérite une mention. Barsauma de Nisibe avait accusé le catholicos Acace de fornication. Celui-ci prouva, dans une chambre voisine du lieu des séances, qu'il était eunuque, et par conséquent Barsauma L"*'. fut anathématisé comme calomniateur. Siméon Beth-Arsam parle de trois autres conciles nestoriens tenus en Perse 4.

1. Assemani, Biblioth. orientalis, t. m, part. 2, p. 180 ; Mansi, op. cit., t. vu, col. 1173 ; t. vin, col. 143; Synodicon orientale, édit. Chabot, p. 308-309, 527-530, 621-625. La mort du catholicos Babowaï, à laquelle Barsauma paraît n'avoir pas été entièrement étranger (cf. J. Labourt, Le christianisme dans l'empire perse, 190 1, p. 143, note) précéda de très peu la mort du roi Peroz dont le successeur Balas se souciait assez peu de Barsauma et de ses revendications, ce qui permit aux gens de Séleucie de faire choix d'un catholicos à leur goût, Acace, parent de Babowaï et ancien condisciple de Barsauma. Celuici imagina des calomnies dont Acace se justifia de la manière rapportée par Hefele et Barsauma confondu se serait, d'après les annalistes, excusé et rapproché de son rival. M. Labourt, op. cit., p. 144, note 3, donne d'excellentes raisons à ce changement d'attitude, bien conforme au caractère de l'évêque de Ninive. Quoi qu'il en soit, cette tentative de rapprochement eut lieu à Beit 'Adrai, village d'Abiadène, au mois d'août 485. Yahablaha y avait réuni les évêques, ainsi que nous l'apprend la lettre de soumission de Barsauma. Synodicon orientale, édit. Chabot, p. 531). Dans cette réunion on prit la résolution de convoquer un nouveau concile, comme nous le dit formellement le canon l*p du concile de 486. Ce concile de 486, tenu à Séleucie, était, dans la pensée des évêques, destiné à abolir jusqu'au souvenir d'un schisme très préjudiciable à l'Eglise persaue. Une fois cette convocation décidée, on voit Barsauma s'ingénier à n'y pas paraître. Dans sa lettre ne (Synod. orient., p. 532) il invoque les troubles et la famine dont souffre sa province et conseille carrément à Acace de remettre la convocation à des temps meilleurs. « Si ta sagesse nous en croit, elle ne convoquera pas les autres évêques en ce moment où la famine règne en tout lieu et la disette en tout pays, afin de ne pas exciter contre toi le murmure et le blâme ; mais cette assemblée que tu te prépares à tenir sera remise après que tu auras monté avec les envoyés dans le pays des Romains et que tu en seras revenu. » Acace insista auprès de Barsauma pour lui rappeler son ancienne promesse d'assister au concile. Synod. orient., p. 536. Barsauma s'excusa de nouveau (Synod. orient., p. 534-536), reconnut ses torts à l'égard de Babowaï au concile de Beit Lapât et déclara sa situation à Nisibe si précaire qu'il ne pouvait se maintenir à la tête de cette Eglise si Acace n'envoyait une excommunication aux Nisibites menaçant les réfractaires

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