‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 4)Chapitre 222 sur 544 · Mansi, op. cit., t. vin, col · texte numérisé non relu

Mansi, op. cit., t. vin, col

3. Cassiodore, Variarum, 1. II, epist. xxix, P. Z., t. lxix, col. 563. Cf. Baronius, Annales, ad ann. 504, n. 4 ; Binius, dans Mansi, op. cit., t. vui, col. 316.

4. Mansi, op. cit., t. vin, col. 345 ; Hardouin, op. cit., t. ii, col. 963.

un document de l'année 506, dans lequel le diacre romain Jean, jusqu'alors partisan de l'antipape, fait sa soumission à Symmaque en donnant la déclaration suivante : Consentiens quse veneranda synodus judicavit atque constituit, anathematizans Petrum Altinatem et Laurentium Romanœ Ecclesiœ pervasorem et schismaticum 1. Sans doute, on ne peut nier absolument qu'un autre concile, tenu peu avant l'année 506, ait pu porter une sentence de condamnation contre le Visiteur et contre l'antipape ; mais il est cependant bien probable que cette sentence a été portée dans la synodus Palmaris ou dans un des conciles qui l'ont suivie. Si, en effet, la synodus Palmaris a reconnu Symmaque pour seul vrai pape, on s'explique très bien que ses adversaires aient été condamnés. Nous ne devons pas non plus nous laisser induire en erreur parce que la synodus Palmaris n'a été signée que par soixante-seize évêques, tandis qu'Anastase prétend que ce concile fut composé de cent quinze évêques. En effet, il arrive souvent que les signatures des conciles ne sont pas complètes, ou du moins qu'elles ne nous arrivent pas complètes.

Nous n'avons pas de concile qui nous fasse connaître l'issue de la lutte entre Symmaque et ses adversaires ; les auteurs anciens se taisent sur ce point, à l'exception de la Vita Symmachi. On y lit que, quatre ans après le retour de l'antipape Laurent, c'est-à-dire en l'année 505 ou 506, Symmaque parvint, après plusieurs démarches infructueuses, à mettre le roi de son côté, par l'entremise de Dioscore, diacre d'Alexandrie, envoyé à cet effet. Théodoric ordonna la restitution de toutes les églises de Rome à Symmaque et sa reconnaissance comme seul évêque de la ville 2. Sur ces entrefaites, Laurent, voulant éviter de nouveaux troubles, se retira volontairement dans un bien rural et y termina sa vie dans un ascétisme sévère. Malgré cela, le schisme continua dans l'Église romaine jusqu'à la mort de Symmaque, parce que celui-ci, quoique vainqueur, avait terni sa réputation par différents méfaits, en particulier par le trafic des ordres à prix d'argent 3. Il avait, du reste, bâti, décoré et consacré aux frais de Palatinus, personnage très considéré, l'église

1. Mansi, Concil. ampliss. coll., t. vin, col. 344; Hardouin, Coll. concil., t. ii, col. 963.

2. C'est à cette époque que le diacre romain Jean se soumit, ainsi que nous l'avons vu, à Symmaque.

3. Il ne faut pas oublier que celui qui rapporte ces faits était un adversaire déclaré de Symmaque. Cf. supra, § 220.

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