‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 4)Chapitre 261 sur 544 · CONCILES EN ILLYRIE, EN EPIRE ET A LYON · texte numérisé non relu

CONCILES EN ILLYRIE, EN EPIRE ET A LYON

similem meruit in damnatione sententiam ; Petrum nihilominus Antiochenum damnantes cum sequacibus suis et omnium suprascriptorum. Quapropter suscipimus et approbamus omnes epistolas Leonis papœ unwersasy quas de religione christiana conscripsit. Unde, sicut prœdiximus, sequentesin omnibus apostolicam Sedem, et prsedicantes ejus omnia constituta, spero ut in una communione çobiscum, quant sedes anostolica prœdicat, esse merear in qua est intégra et verax christianse religionis soliditas.

T6741 ^a tr°isième lettre du pape (19 novembre 516, est adressée au concile d'Epire. Le pape se réjouit de ce que les évêques de ce pays sont revenus, tardivement, il est vrai, à la doctrine orthodoxe, et démontre comment il fallait condamner et repousser non seulement Eutychès, mais encore Dioscore, Timothée Élure, Pierre Monge, Acace, et les autres chefs du parti anti-catholique (sans excepter les partisans àe Y Hénotique) . Le pape aurait désiré que, dans leur lettre, les évêques se fussent exprimés à l'endroit de ces gens-là d'une manière aussi catégorique que l'avait fait leur métropolitain Jean dans sa lettre au pape 4 ; faute de quoi, il leur demandait de signer le Libellus joint à sa lettre 2.

Nous avons encore du pape Hormisdas un autre document ayant trait à la même affaire, c'est YIndiculus en question. Il n'est pas adressé à l'archevêque Jean, mais à Pollion, le sous-diacre romain envoyé en Epire, et contient les instructions suivantes : Lorsque l'archevêque de Nicopolis aura reçu les lettres du pape, il réunira les évêques de sa province pour leur faire signer le Libellus. Si l'archevêque pense que cela présente trop de difficultés, il choisira quelques hommes qui accompagneront Pollion chez les divers évêques, afin que ceux-ci signent en sa présence. Pollion aura soin, en outre, que les lettres papales soient lues à tout le peuple, et surtout au clergé 3.

En cette même année 516, se tint à Lyon un concile dont nous ne connaissons guère que l'existence, et cette particularité qu'Avit de Vienne et l'évêque Gharténius (dont le siège épiscopal est inconnu) y prirent part. Nous devons ces quelques renseignements à la vingthuitième lettre d'Avit 4.

1. Ainsi que nous le verrons plus loin, § 233, le pape tenait surtout à ce que les évêques prononçassent l'anathème- contre les partisans de YHênotique.

2. Mansi, op. cit., t. vin, col. 405 sq. ; Hardouin, op. cit., t. n, col. 1028 sq.

3. Mansi, op. cit., t. vm, col. 408 ; Hardouin, op. cit., t. n, col. 1031.

4. Mansi, op. cit., t. vin, col. 538. L'existence d'un concile, tenu à Lyon

229. Conciles à Tarragone, en 516, et à Girone, en 511. [675]

La sixième année du règne de Théodoric *, sous le consultât de Pierre, un concile se réunit à Tarragone le 6 novembre 516 2.

en 516, n'étant attestée que par cette seule lettre, on est en droit de mettre en doute cette réunion, surtout depuis que le dernier éditeur de saint Avit, M. U. Chevalier, OEuvres complètes de saint Avit, évêque de Vienne, in-8, Lyon, 1890, p. 167,26, propose de reporter cette lettre à l'année 499 ; cependant il place cette lettre au rang chronologique qui lui est anciennement attribué entre la lettre à Sigismond (av. 19 juill. 514) et celle au même prince (514/516). Quoiqu'il en soit, voici les paroles de saint Avit : Rediens ab urbe Lugdunensi sanctus Chartenius episcopus in qua nobis de concilio discedentibus ad privata quxdam negotia expedienda resederat quxstionem sibi, immo magis omnibus nobis, proposuisse vos retulet... Cf. J.-B. Martin, Conciles et bullaire du diocèse de Lyon, in-8, Lyon, 1905, p. 11, n. 31, met un concile de Lyon, sous Véran, avant 515 ; p. 12, n. 35 « vers 516 » le V« concile de Lyon. Cf. S. Avit, Epist.,xxvi, édit. Sirmond, 1643, p. 73-77, n. 28; de Lalande, Concilia, p. 40-41 (sous la date de 495) ; Baluze, Concilia, col. 1467-1468 ; Sirmond, Opéra varia, t. n, p. 65-68 ; Coleti, Concilia, t. v, col. 695-696 ; Mansi, Concil. ampliss. coll., t. vin, col. 537-538 (= P. L., t. lix, col. 244-246) ; Monum. German. histor., Auctores antiquissimi, t. vi, part. 2, p. 60-62, n. 30.

1. Alaric II périt à Vouillé, en 507. Il eut pour successeur son bâtard Gésalic (507-511) qui réfugié en Espagne, probablement de connivence avec Clovis auquel il faisait abandon de la partie de ses États située en Gaule, fut relancé par les armées de Théodoric, perdit une bataille près de Barcelone (511) et s'en alla mourir en Gaule. Le fils légitime d'Alaric II lui succéda sous la tutelle de son aïeul Théodoric, roi des Ostrogoths. Ce prince ne prit pas le titre de roi d'Espagne, mais en exerça l'autorité. Contrairement à l'affirmation de saint Isidore, il n'y résida jamais ; mais une lettre adressée par lui aux gouverneurs de l'Espagne wisigothique, Ampelius et Ciberius, nous renseigne abondamment sur l'état lamentable du pays. (Cf. H. Leclercq, L Espagne chrétienne, in-12, Paris, 1906, p. 235. Pendant ces années de régence (511-526) les provinces occupées par les Wisigoths connurent un repos et une prospérité oubliées depuis longtemps. Il s'y rassembla trois conciles : Tarragone (516), Girone (517), Lérida et Valencia (524) (H. L.)

2. Baronius, Annales, 1595, ad ann. 516, n. 69. Cf. Pagi, Critica, 1689, ad ann. 516, n. 8 ; Coll. regia, 1644, t. x, col. 623 ; Labbe, Concilia, t. iv, col. 1562-1567 ; Hardouin, Coll. concil., t. u, col. 1039 ; Coleti, Concilia, t. v, col. 697 ; Aguirre, Concilia, t. m, col. 123-129 ; D. Ceillier, Hist. gêner. aut% eccles., t. x, 2e édit., p. 747-748 ; Mansi, Concil. ampliss. coll., t. vin, col. 539 ; H. Leclercq, L'Espagne chrétienne, in-12, Paris, 1906, p. 240-245. (H. L.)

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