CONCILE D'ÉPAONE EN BOURGOGNE
ecclésiastiques ; ce concile s'ouvrit probablement le 6 septembre 517, car, d'après la lettre de convocation d'Avit de Vienne, les évêques
L'art de vérifier les dates, 1783, t. i ; G. Guizot, Hist. de la civilisation en France, t. m, p. 346 ; J. Ollivier, Mélang. biogr. et bibliogr. hist. littér. Dauphiné, 1837, t. i, p. 317-318; Pardessus, Diplomata, in-fol., Parisiis, 1843, t. i, p. 64 ; M. Schmidt, dans les Archives de la société d'histoire de Fribourg, 1846, t. i, p. 213-225 ; J. von Hecke, dans Acta sanct., 1853, octobre t. vin, p. 78-79 ; Gorini, Défense de l'Église, 1853, t. i, p. 356-358 ; Nadal, Histoire hagiologique du diocèse de Valence, 1855, p. 132-135, 148-165 ; E, F. Gelpke, Kirckengeschichte der Schweiz, 1856, t. i, p. 125-132; J. D[ey], Notice sur le concile d'Epaone, convoqué dans le royaume de Bourgogne Van 517, dans le Mémorial de Fribourg, 1857, t. iv, col, 65-86 ; Rouchier, Histoire du Vivarais 1862; 1. 1, p. 248-255 ; Rég. Suisse romande, n. 24 ; Rég. Genevois, 1866, n. 56 ; K. Binding, Burgundisch-Romanisches Kônigreich, 1868, t. i, p. 226-233 ; A. Jabn, Geschichte des Burgundischen Reiches, 1874, t. n, p. 141-148 ; G. de Rivoire de la Bâtie, Albon et le concile d'Epaone, notice sur le lieu où fut tenu le concile en l'an 517, dans la Revue duDauphiné, 1877, 1. 1, p. 25-29, 88-91, 131- 138 ; C. A. Ducis, L'Epaona du concile de 517, dans le Congrès des sociétés savantes en Savoie, 1886, t. vm, p. 83-94 ; Fivel, Réponse à propos de la question d'Epaona, dans le Congrès cité, 1886, p. 319-328 ; Lœning, Geschichte des deuU schen Kirchenrechts, t. i, p. 569, n. 2 ;W.Gandlach, dans Neues Archiv, 1888, t. xiv, p. 341 ; W. Lippert, dans Neues Archiv, 1888, t. xiv, p. 27, 41 ; U. Chevalier, Histoire de Die, 1888, 1. 1, p. 99-101 ; Maassen, op. cit., p. 17. J. H. Albanès, Gallia christiana novissima, in-4, Montbéliard, 1899, t. i, col. 667 ; S. Bâumer, Histoire du bréviaire^ in-8, Paris, 1905, t. i, p. 221. Par suite d'une omission inexplicable, le nom d'Epaone ne figure pas dans la Géographie de la Gaule au Vie siècle, in-8, Paris, 1878. La date du concile d'Epaone ressort de la suscription d'une lettre de saint Avit, que trois manuscrits s'accordent à donner de la même façon. La lettre de convocation envoyée par saint Avit est datée de avril-mai 517 (édit. Chevalier, p. 117). Le texte de cette tractoria du principal promoteur du concile se lit dans la plupart des éditions de ses canons à partir de Sirmond (p. 603). Celle de Viventiole, évêque de Lyon, publiée pour la première fois par Hardouin, offre la date du 10 avril 517 (proposita sunt die III idus mensis quarti, Agapeto consule). Qu'il faille entendre par ce quatrième mois, le mois d'avril, on l'infère et de la lettre de saint Avit qui convoquait pour le six septembre octavo iduum septembrium die (celle de Viventiole, indiquant le commencement du même mois) et du concile lui-même dont les canons furent souscrits le 15 du huitième mois, die XVI kalendas menais octavi. Sur l'identification du pseudo-destinataire de la lettre d'Avit, l'évêque Quintien, cf. Maassen, op. cit., p. 17, lign. 25. Voici les termes mêmes de cette formule de convocation : Idcirco cuncti simul poscirnus fratres ut Deo favente octavo iduum Septembrium die in parochia Eponensi adesse dignemini, qui omnium fatigatione perpensa conventui médius atque oportunus locus electuê est, sicut et tempus in quantum fieri potest, ab instantia ruralis operis vacuurn liberiorum cunctis permittit excursum, quamquam ecclesix potior causa intermitti quaslibet terrarum posceret actiones. Outre cette lettre du métropo-
devaient se trouver ce jour-là réunis à Épaone. Les signatures des évêques, à la fin du procès-verbal, font connaître d'une manière plus explicite que l'assemblée se sépara le 15 septembre 517. Avit présidait ; outre son nom, on trouve ceux des évêques Viventiole de Lyon, Sylvestre de Chalon-sur-Saône *, Gemellus de Vaison, Apollinaire de Valence, Valère de Sisteron, Victurius de Grenoble, Claude de Besançon, Grégoire de Langres, Pragmatius d'Autun, Constance de Martigny dans le Valais, Catulinus d'Embrun, Sanctus de Moutiers en Tarentaise, en Savoie, Maxime de Genève, Bubulcus de Vindonissa 2, Seculatius de Die, non loin de Valence, Julien de Carpentras, Constance de Gap, Florentius d'Orange, un second Florentius de Saint-Paul-Trois-Châteaux, Philagrius de Cavaillon, Venantius de Viviers (civitas Albensium), Prœtextatus d'Apt, Tauricianus de Nevers, et le prêtre Péladius d'Avenches, qui
litain Avit à ses suffragants, nous avons la lettre de Viventiole de Lyon ; on trouvera des indications sur les mss. de ces deux épîtres dans Maassen, op. cit., p. 16.
Dans la plupart des manuscrits les documents relatifs au concile s'ouvrent par un fragment d'homélie prononcée devant les Pères du concile. Presque tous les éditeurs de conciles, s'appuyant sur un manuscrit peu ancien, ont soudé cette pièce aux documents émanés du concile. Maassen, op. cit., p. 16, a donné ce fragment (note 2). Les souscriptions se présentent d'une manière très variable dans les manuscrits. Le soin apporté par Maassen à cette partie du texte permet de renvoyer à son travail en toute sécurité. Les canons 22, 17, 6, 7, 8, 4, 9, 10, 18, 29,30, 34,35, dans l'ordre que nous venons d'indiquer, se retrouvent parmi les vingt-trois canons attribués au concile d'Agde, de 506, dans tous les manuscrits de la collectio Hispana, sous les numéros 48-70 des canons attribués à ce concile. Ces mêmes canons d'Épaone reparaissent dans le même ordre à la fin de la première partie de plusieurs mss. de la collectio Hispana, et sous ce titre : Sententise, quœ in veteribus exemplaribus conciliorum non habentur, sed a quibusdam in ipsis insertœ sunt. Cette compilation de vingt-trois canons a trouvé place avec les conciles espagnols dans la collection du ms. de Saint-Amand (Paris, bibl. nat.,/i. 3346), à la suite de ces conciles. Cf. Maassen, Quellen und Literatur des canonischen Rechts, t. i, p. 203. (H. L.)
1. Maassen, Concilia, p. 29 : Silvester episcopus civitatis Cabalonensis. Les mss. donnent : cabalon, cabellonensis, cabillonensis, cabiloninsis, cavellonensis cavilus, cavallonensis ; cf. Longnon, op. cit., p. 216 : Chalon. (H. L.)
2. Cet évêché a été ensuite transféré à Constance, et ce Bubulcus est le premier évêque connu de cette ancienne grande ville des Romains, à la place de laquelle se trouve encore le village de Windisch, dans le canton d'Aargau. Voyez la Geschichte der Einfùhrung des Christenthums im sudwestlichen Deutschland, par Hefele, p. 174 sq.