‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 4)Chapitre 315 sur 544 · conciles d'orange et de valence · texte numérisé non relu

conciles d'orange et de valence

tout a fait aptes à convertir ceux qui étaient dans l'erreur. Aussi ceux qui n'avaient pas eu jusqu'ici la véritable foi au sujet de la grâce et du libre arbitre, doivent, après la lecture de ces capitula, tourner leur cœur vers la foi catholique.

coporum de gratia et libero voluntatis arbitrio, dans la collection de Denys le Petit avec la lettre du pape Gélestin ad episcopos Galliarum (Jaflfé, Regest. pontif. romanor., n. 387 ; Maassen, Quellen, t. i, p. 255, n. 12) et nous sont présentés comme faisant partie de cette lettre. De plus, nous savons qu'au temps du pape Hormisdas on conservait à Rome in scriniis ecclesiasticis des capitula semblables ; Hormisdas, Epist. ad Possessorem episcopum < Sicut rationi », c. 5, dans Jaflé Regest. , n. 850. Rien ne permet de dire avec certitudeà quelle époque et de quel pape saint Césaire reçut les canons qu'il présenta au concile d'Orange et fit promulguer par celui-ci. Kaltenbrunner a soutenu que ces capitula avaient été transmis à Césaire par le pape Félix IV (526-530) et Maassen, Concilia, p. 45, s'est inscrit en faux contre cette opinion. Vu l'importance théologique des canons d'Orange, la discussion vaut la peine d'être transcrite ici : Kaltenbrunnerus hxc scribit : « Episcopis Gallix mittit (scil. papa Félix IV) capitula e veterum patrum prxcipue S. Augustini dictis desumpta de gratiaet libero arbitrio. In fine proclamât damnationem Pelagii, Cxlesti, Juliani Eclanensis et prxcipue librorum Fausti Galliarum episcopi, qui de monasterio Lirinensi provectus est (Fragmenta) [Capitula, hxc ab antiquis scriptoribus et collectoribus, quorum primus est Petrus Diaconus in libro de incarnatione et gratia D. N. J. Christi ap. Gallandium, Vet. Patr., t. xi, col. 230 (P. Z., t. lxii, col. 91), Cxlestino I papx ascripta a Coustant, Epislolx Romanor. Pontifie, p. 1179, Prospero Aquitano tribuuntur. Sed anathematismi, quos solus prœbet laudatus Petrus Diaconus, tempori Cxlestini I et Prosperi minime quadrant , optime autem pontificatui Felicis IV, qui in kac re aliunde agebat et cujus temporibus synodus Auresicana (sic) II in causa Fausti a. 529 congregâta pauca capitula ab apostolica sede transtnissa habebat. Sed patet ex epist. Hormisdx supra ep. 850 iam pridem capitula de hac re a Sede apostolica emissa esse]. « Cum enim », c His ergo ». — Sic Kaltenbrunnerus ; sed nobis exploratum est eum a vero defiexisse. Nam Petrus Diaconus duo illa fragmenta : « Cum enim » et « His ergo > qux laudat, sumpsit e capitibus VHP et IX0 « auctoritatum » epistulx Cxlestini papx I, iunctarum, quas intégras habemus et de quibus iam locuti sumus. Postquam hxc duo fragmenta adduxit, Petrus Diaconus sic pergit : « Terminât autem idem magister liane ipsam epistulam atque concluait ita dicens : « Quia ad — contrarium », his verbis tertium locum ex iisdem c auctoritatibus » laudans, quem vero Kaltenbrunnerus memorare neglexit ; tum sequuntur anathematismi, qui tamen non, ut Kaltenbrunnerus putavit, ex « auctoritatibus » a Petto adferuntur, sed re vera eius sociorumque propria fidei definitio sunt. Ut alia omittamus, non intelle' gimus, quomodo fieri potuerit, ut Kaltenbrunnerus « auctoritates », quas iam in collectione Dionysii Exigui reperimus, et « anathematismos », quos Petrus in suo libro probante Gallandio a. 520, vel 521 scripto sive ipse pronuntiavit, sive, ut Kaltenbrunnerus opinatur, non nisi laudavity pontificatui Felicis IV, (526- 530) optime quadrare contenderet. » Maassen, Concilia, p. 45, note. 4. (H. L.)

Césaire d'Arles avait été, de même que Fauste de Riez et plusieurs autres semi-pélagiens, moine à Lerins ; mais il regarda comme le plus saint de ses devoirs de s'opposer à l'envahissement du semipélagianisme. Il écrivit, à cette intention, son De Gratia et libero arbitrio, afin de défendre la doctrine de saint Augustin et de réfuter un ouvrage de Fauste qui portait le même titre. Le pape Félix IV loua l'ouvrage de Césaire dans une lettre particulière, et chercha à le répandre : cet ouvrage n'est cependant pas arrivé jusqu'à nous *, En outre, Césaire informa le pape de toutes les intrigues des semipélagiens dans les Gaules, et il lui demanda son secours pour extirper cette erreur. Félix IV, dans sa réponse, envoya toute une série de [726] capitula, dont quelques-uns étaient extraits presque mot à mot des écrits de saint Augustin (et en partie aussi de Prosper) 2 ; mais dans sa préface le concile les attribua aux antiqui Patres, parce que Léon Ier, Gélase, Prosper d'Aquitaine et d'autres, avaient repris ces mêmes propositions de saint Augustin, et quelquefois en se servant des mêmes termes 3.

Binius et d'autres savants, en particulier les bénédictins de Saint- Maur dans leur édition de saint Augustin, ont cherché avec grand soin et presque partout découvert les passages de saint Augustin d'où avaient été tirés les capitula du concile d'Orange 4. Ces vingt-cinq capitula sont insérés dans le procès-verbal, mais on peut se demander si ces capitula, tels que nous les avons, sont bien exactement ceux qui ont été envoyés de Rome, et si le concile n'y a rien ajouté

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