Ce que Dieu aime en nous est aussi un présent de Dieu
Quales nos dilegat Deus. Taies nos amat Deus, quales futuri sumus ipsius dono, non quales sumus nostro merito.
C'est la lvi6 sentence dans Prosper (v. plus haut, can. 9).
13. Le libre arbitre affaibli en Adam ne peut être relevé que par la grâce du baptême.
De reparatione liberi arbitrii. Arbitrium voluntatis in primo homine infirmatum nisi per gratiam baptismi non potest reparari ; quod amissum, nisi a quo potuit dari, non potest reddi, unde Veritas ipsa dicit: Si vos filius liberaverit, tune vere liberi eritis (Joh., vm, 36).
Extrait de S. Augustin, De civit. Dei, lib. XIV, c. xi, n. 1,
1. Nous lisons sanatis avec Maassen ; Hefele avait lu sanctis ainsi qu'on trouve dans le ms. Paris, Lat. i45i. (H. L.)
P. L.f t. xli, col. 418 et en même temps de la clii* sentence dans Prosper (cf. can. 9).
14. Un malheureux ne peut être délivré de sa misère que par la miséricorde divine qui le prévient. [73 1"
Nullus miser de quantacumque miseria liberatur, nisi qui Dei misericordia prœvenitur, sicut dicit Psalmista : Cito anticipet nos misericordia tuaf Domine (Ps. lxxviii, 8) ; et illud : Deus meus, misericordia eius prœveniat me (Ps. lviii, 11).
C'est la ccxi8 (al. ccxn) sentence dans Prosper.
15. L'état d'Adam, tel que Dieu l'avait fait, a été modifié par le péché ; l'état de l'homme tel que le péché l'a fait, est modifié dans le fidèle par la grâce de Dieu.
Ab eo, quod formant Deus, mutatus est Adam, sed in peius per iniquitatem suam ; ab eo, quod operata est iniquitas, mutatur fidelis sed in melius per gratiam Dei. Illa ergo mutatio fuit prœvaricatoris primi, hœc secundum Psalmistam mutatio est dexterœ Excelsi (Ps. lxxvi,11).
Voir S. Augustin, Enarratio in ps. lviii, sermo i, n. 2, P. L., t. xxxvi, col. 841. C'est la ccxxve (al. ccxxvi) sentence dans Prosper.
16. Tout ce que nous avons est un présent de Dieu. Quiconque ne reconnaît pas, pour quelque bien que ce soit, qu'il le tient de Dieu, n'a réellement pas ce bien, ou bien le perdra.
Nemo ex eo, quod videtur habere, glorietur lanquam non acciperit, aut ideo se putet accipisse, quia littera extrinsecus vel, ut legeretur, apparuit, vel, ut audiretur, sonuit. Nam sicut Apostolus dicit : Siper lege justitia, ergo Christus gratis mortuus est (Gai., n, 21). Ascendens in altum captivauit captivatem, dédit dona hominibus (Ephes., iv, 8). Inde habit quicumque habit ; quisquis autem inde se habere negat, aut vere non habit, aud id quod habit aufertur ab eo.
Extrait de S. Augustin, De spiritu et littera, c. xxix (Binius, Hardouin et les bénédictins de Saint-Maur donnent à tort le c. xxvin), P, L., t. xliv, col. 231. C'est la cclix (al. cclx) sentence dans Prosper.
17. C'est la passion humaine qui donne de la force aux païens, mais c'est l'amour de Dieu qui donne de la force aux chrétiens, cet amour imprimé dans nos cœurs par le Saint-Esprit.