CONCILES D'ORANGE ET DE VALENCE
De voluntate Dei et hominis. Suam voluntatem homines faciunt, non Dei, quando id agunt, quod Deo displicit ; quando autem id
tinus Lehre ûber Pràdestlnation und Réprobation, in-8, Wien, 1871 ; Od. Rothraanner, Der Augustinismus, in-8, Munchen, 1892 ; Schanz, dans Theolog. Quartalschrift, 1893, t. lxxv, p. 699-703 ; O. Pfùlf, dans Zeitschrift fur kathol. Theolog., 1893, p. 482-495 ; A. Kranich, Ueber die Empfanglicheit der menschl. Natur fur die Gâter der ûbernat. Ordnung nach dem Lehre der heil. Augustin und des heil. Thomas von Aquin, in-8, Paderborn, 1892. De la mort de saint Augustin au II* concile d'Orange (430-529), le P. Portalié remarque cinq grands faits : 1° l'augustinisme sanctionné, en 431, parle concile d'Éphèse et, en cette même année, une décrétale de Célestin 1er ; 2° l'opposition semipélagienne ; 3° l'exagération par les prédestinatiens ; 4° le progrès de l'augustinisme modéré ; 5° son triomphe au concile d'Orange. Nous n'avons à nous occuper ici que du concile dont le texte, à la suite du préambule, offre trois parties bien distinctes : a) huit anathématismes contre huit erreurs semipélagiennes ; b) dix-sept sentences augustiniennes sur le rôle de la grâce ; c) une conclusion qui est une démonstration de la doctrine définitive, avec réponse aux objections semi-pélagiennes. Voici en quels termes le P. Portalié dégage le « sens général des définitions du concile » qui consacre l'augustinisme vrai, mais modéré. Voici l'économie des canons du concile : 1° Causes de la nécessité de la grâce : a) le péché originel, mors animx, ne peut être effacé sans elle, can. 2 ; b) l'affaiblissement de la volonté par la chute, can. 1 ; c) le titre même de créature l'exige, can. 19 ; — 2° Le rôle de la grâce avant la justification. — Elle précède tout effort; Yinitium salutis est un pur don de Dieu. D'elle seule procèdent : a) la prière can. 5 ; b) tout effort vers la foi, can. 6; c) tout acte salutaire, can. 7 ; d) toute préparation, can. 8, 12 ; e) tout mérite, can. 18 ; — 3° Rôle de la grâce dans la justification ou transformation opérée par la grâce du baptême. — Elle répare, can. 13, justifie, can. 14, change in melius, can. 15, donne la justice du Christ, can. 28. — 4e Rôle de la grâce après la justification dans les justes. — Elle est nécessaire : pour bien agir, can. 9, pour persévérer, can. 10, pour les vœux, etc. can. 11, pour les grandes vertus chrétiennes, can. 17; pour la vie du Christ en nous, can. 24, pour l'amour de Dieu, can. 25. — 5° Rôle universel de la grâce ou étendue de sa nécessité pour éviter tout mal et pour tout bien à faire en tout ordre, can. 9, 20, 22. C'est l'augustinisme modéré qui est sanctionné. — Les preuves de cette modération sont importantes : a) Le prédestinatianisme est formellement réprouvé et anathématisé : aliquos vero ad malum divina potestate prxdestinatos esse non solum non credimus, sed etiam, si sunt qui tantum malum credcre velint, cum omni detestatione illis anathema dicimus. Ainsi point de prédestination au mal et pour la prédestination des élus, il n'en a point été question directement. — b) Mais surtout le concile proclame que tous les baptisés ont la faculté pleine et, entière de se sauver s'ils le veulent, possint... si volucrint. Ce point est d'une importance capitale : cela renferme à la fois la liberté, la grâce suffisante donnée à tous même pour la persévérance finale. 11 est vrai qu'il n'est pas question des infidèles, mais le principe est posé, et déjà dès l'an 529, tout le jansénisme est condamné par le concile même qui a le plus exalté la doctrine augustinienne. » (H. L.)
faciunt, quod volunt, ut divinœ serviant voluntati, quamvis volentes agant, illius tamen voluntas est, a quo et preparatur et jubetur quod volunt.
Extrait de S. Augustin, Tractât. XIX in Joann., n. 19, P. L., t. xxxv, col. 1555. C'est la cccxxxvni6 (ante cccxxxvi, al. cccxl) sentence dans Prosper, et non la cccxxxvi6, comme le disent les Bénéd. de Saint-Maur.
24. Quiconque a le Christ en lui et demeure lui-même dans le Christ, ne retire de là du profit que pour lui et non pas pour le Christ.
De palmitibus vitis. Ita sunt in vite palmites , ut vite nihil conférant, sed inde accipiant unde vivant : sic quippe vitis est in palmitibus, ut vitale alimentum subministret eis non sumat ab eis. Ac per [735] hoc et manentem in se habere Christum et manere in Christo, disciplunis prodest utrumque non Christo. Nam preciso palmite potest de viva radice alius pollolare ; qui autem prœcisus est sine radice non potest vivere.
Extrait de S. Augustin, Tractât. LXXXI, in Joann., n. 1, P. L.,t. xxv, col. 1841. C'est la cccLxvie (al. ccclxiv) sentence dans Prosper.