Pagi, Critica, ad ann. 529, n. 8 sq
range. Le diacre Cyprien ne mentionne nulle part ce dernier concile (pas du moins dans le sens que donnent Noris, Pagi et d'autres his- ("740 toriens), et c'est une pure supposition de ces historiens que de placer le concile de Valence après celui d'Orange. Pour moi, le contraire me paraît vrai, et je crois pouvoir le prouver, les documents originaux à la main. On y lit, en effet, que la doctrine de Césaire ayant été l'objet de soupçons, les évêques s'étaient réunis à Valence : or, les semi-pélagiens avaient émis des soupçons contre la doctrine de Césaire bien avant la réunion d'Orange, et ce fut le concile de Valence qui se tint le premier après que ces soupçons se fussent élevés. Après la célébration de ce concile, Césaire démontra la doctrine orthodoxe d'après la tradition, et le pape Boniface la confirma. Comme, d'un autre côté, le concile d'Orange présidé par Césaire avait, en puisant dans les écrits de saint Augustin, exposé la vraie doctrine et comme le pape Boniface avait confirmé les décisions d'Orange, je serais porté à croire que le biographe Cyprien n'a eu en vue, en parlant des preuves fournies par Césaire, que les décisions du concile d'Orange, qui, par conséquent, aurait eu lieu après celui de Valence. Cette opinion admise, les efforts de Pagi i pour fixer le concile de Valence en 530, sont en pure perte 2.