‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 4)Chapitre 368 sur 544 · M— if, Cmrili*, p. 71. (H. U · texte numérisé non relu

M— if, Cmrili*, p. 71. (H. U

«m ▼** de prwi>«w»r la « Mi* > ém XiMiorim* et dTEotydbé», à oc la véritable oriawdtaàc. E» ■»*■* tewfM», wlAfeifueetlltaK*

•250. CONCILES A COXSTANTINOPLE BT A JÉRUSALEM Ll43

Anthime penchait vers le monophvsisme. et. malgré tout son pour la foi de Chalcédoine. Justinien, gtgn4 par Théodore et

niait à prodiguer au Saint-Siège les témoignage! «.te respect et les protestations d'Orthodoxie. Malgré cette attitude, L'empereur M parvenait pas à il. muter toujours dans ses actes et dans tel paroles le fond de ^a pensée et la direction de ses sympathies qui se révélaient par une bonne volonté sans mesure à l'égard des monoph\ Italll œuvre de t lu'adogien, il entre-

prenait de réussir là où le colloque d« 588 avait éohotté, tl s'ingéniait à trouves solutions sortables aux objections formulées par les monophvsitcs dans ce colloque ; en particulier, il s'appliquait à faire recr\ i >.: , | im^'-rr au besoin, au clergé orthodoxe la formule tliéopasehite que l'on a heureusement qualifiée * un nouvel henotique >. llaruack, Doçnien^eschiclite. t. n, p. 391 ; Knecht, Die Religions Politik Kaiser Justifiions /, in 8, \\ urt/burg, 1895, p. 7;i-8.">, 88-89; F. Loofs, Leontius con /Jy:«i/i:, p. &ÔV Ainsi que sa protectrice Théodore, Anthime pi nchait vers le mono; hvsisme (Jean d'b.ph Comment . , p. |58) Hist. ecclcs., p. 247), et le parti crut, dès lors, a\oir cause gagnée. Bévère d'Antioche, jusqu alors intraitable à l'idée d'une \isile à Constantinople, se montra plus accoiunnulant . Thcodora avait lait mettre tin à son exil (Zacharie le Kheteur, op. cit., p. 1%, 207), c'était un gage positif; les instances de ses coreligionnaires tirent le reste. Sévère risqua le voyage qu'on transforma en un enchantement . Kern et logé au palais, il prit aussitôt sur le patriaivhe Anthime une influence qui taisait de lui, Sévère, le véritable patriarche. Anthime fit dans son eelèbiv collègue un f docteur de l'Fglise ) (Zacharie le tîhéteur, 00, cit., p. 217) et un maître auquel il n'avait rien à refuaussi, dans une lettre à Sévère, déclarait-il accepter ou\ | rtement V henotique de Zenon | publié pour la ruine du concile de Chalcédoine et du tome impie il tpistulu dogma tira) de Léon». Zach.ii -ie !<• Kheteur. on. cit.. p. 214, I I prolession de foi jointe à cette déclaration était, bien que modérée dans la forme, très nettement unuiophv site. Ibid., p. 222, H8, Anthime de\ iut désor* mais un docile instrument entre 1rs mains de Sévère, qui lui ménagea un t«r rain d'entente avec le nouveau patriarche monophx sit | il Alex. unit ae. The«»dose. Ibid.. p 11 lil <n outre, accepter son élection et sa doctrine par

le patriarche de Jérusalem ; dès lors, les trois titulaire! d :,tinople,

Al. \andne, Jérusalem poursuivirent ouvertement « dans lin la paix »

(//'irf.,p. 220-222) suivant l'expression de Sévère, sous le patronage lora

et avec la complicité de l'empereur, le retour à la politique de 1 Henotique. Ibid., p I 234; Jean .1 l.phèse, Comment., p. U.S. Sévère triomphait, il

ne -- en cachait pas. I ne lettre de lui a l'heo.lose d ' Alexaudi ie est un véritable chant ie tri.unpln- Zachai ae le Kheteur, o[>. cit.. p. 221» ; réponse de l'héodose |. .'25-226); c Depuis plusieurs .innées déjà, depuis que la bienveillance «le Justinien leur avait rouvert les portes de l'empire, les prédicateurs monopliYsiles, en particulier l'infatigable Jean .le l. lia. poursuit aient en An nn< active propagande (Jean d'Éphèse, Comm., p. 161 110), et plusieurs de leurs ueu* ..potrea n'avaient pu» craint devenir, a ( '.onsiantinople même, porter au pied «lu (unie I. ni s plainte! et leurs reproches, surs du bon accueil et de la protection de Théodora {Ibid p. b». 138, l« . sui le inoifti Zooras,

1144 LIVIIE XIII

son parti, ratifia ce choix comme si le nouvel archevêque était orthodoxe. Peu après, au mois de février 536, le pape Agapet vint à Constantinople, où le roi des Goths Théodat l'avait envoyé traiter, en son nom, avec l'empereur, différentes affaires politiques. A

Jbid., p. 10-11 ; sur Jacques Baradée, Ibid.,\). 160). Maintenant, de l'Orient tout entier, leurs plus illustres docteurs accouraient dans la capitale, Pierre d'Aparaée, le moine Zooras, bien d'autres encore, évêques, clercs, archimandrites, tous empressés à soutenir la propagande de Sévère (Jean d'Éphèse, p. 114, et Hist., p. 246); bientôt, grâce aux intelligences qu'ils avaient au palais (Id., Comm.y p. 76, 150, 179), grâce à la protection non déguisée de « certains grands personnages de la cour » (Labbe, Concilia, t. v, col. 23 ; Zacharie, p. 196), on les vit, malgré les défenses formelles de la loi, tenir des réunions religieuses, prêcher dans les maisons, convertir les femmes, baptiser les enfants, consacrer des évêques, réussissant surtout dans les hautes classes de la société (Labbe, Concilia, t. v, col. 23, 26), dans les familles des fonctionnaires du Palais-Sacré, ce qui montre bien de quel côté penchaient les dispositions de l'empereur ; et les esprits simples, disent les textes catholiques, étaient trompés par eux, « et ils corrompaient les âmes, non seulement spirituellement, mais corporellement, les noyant dans l'abime de l'impiété et de la luxure. » Labbe, Concilia, t. v, col. 123. Cf. sur la grande influence du moine Zooras à Constantinople, Jean d'Ephèse, Comment., p. 11. 14; Ch. Diehl, Justinien et la civilisation byzantine au Vie siècle, in-8, Paris, 1901, p. 337. Cette situation en se prolongeant eût amené l'orthodoxie à un désastre, lorsqu'un homme se rencontra qui se mit absolument en travers des événements. Au mois de février 536, le pape Agapet, mis en garde par Éphrem d'Antioche contre le patriarche Anthime, refusa, malgré les prières de Justinien et de Théodora, d'entrer en communion avec le prélat suspect et, résolument, le déposa de sa dignité (mars 536). En attendant qu'il se fût purgé du soupçon d'hérésie, il le suspendit de toute fonction sacerdotale. Justinien qui ne s'attendait pas à un tel coup songea un instant à résister, mais il y eût trop perdu ; il se soumit donc, remit au pape une profession de foi explicite, donna tous les gages désirables de la pureté de sa croyance et de son respect pour Rome. On put donc procéder sans encombre au sacre du patriarche Menas, successeur d'Anthime. Agapet ne survécut guère à son triomphe, il mourut subitement au mois d'avril 536 et sa mort, dans laquelle les monophysites virent un châtiment de Dieu, raviva un instant leurs espérances. Malgré la chute d'Anthime les dissidents n'avaient pas perdu courage ; ils continuaient leur propagande, assurés de trouver des appuis jusqu'à la cour impériale ; une foule d'évêques,de clercs, d'archimandrites s'obstinaient dans le parti d'Anthime, et les plus exaltés d'entre eux, le fougueux Zooras en particulier, témoignaient avec une injurieuse violence leurs sentiments à l'égard d'un empereur qu'ils accusaient ouvertement de défection. Mais le patriarche Menas, aidé des moines orthodoxes, s'appliqua à poursuivre l'exécution de la sentence d'Agapet et le concile de Constantinople s'assembla en mai 536.

Page 1