TROISIÈME CONCILE d'oRLEANS
19. Quiconque, par motif d'orgueil, ne remplit pas ses fonctions, doit être déposé de son rang et relégué dans la communion laïque 1, tant que durera sa pénitence ; toutefois, l'évêque devra le traiter avec charité et lui garder une part dans les revenus 2.
20. Si un clerc pense avoir été lésé par son évêque, il peut recourir au concile 3.
21. Les clercs qui ont conspiré doivent être punis par le concile 4. Ce canon a été inséré au Corpus Jurgis canonici, caus. XX, quaest. I, c. 25.
22. Quiconque dérobe quelque chose aune église ou à un évêque doit être excommunié jusqu'à restitution. Il en sera de même de celui qui ne veut pas donner à l'Eglise ce qui lui a été légué par un mourant, ou bien qui veut retenir ce qu'il a lui-même donné à l'Eglise 5.
23. Aucun abbé, prêtre, ou ministre sacré, ne doit, sans la permission et la signature de l'évêque, aliéner aucun bien de l'Eglise. S'il le fait, l'acte sera révoqué 6. A été inséré au Corpus juris canonici, caus. XII, quœst. n, c. 41.
24. On ne doit pas donner la benedictio pœnitentiœ 7 à des personnes encore jeunes et surtout à des gens mariés 8, mais seulement à des personnes avancées en âge et, pour les mariés, du plein consentement des deux conjoints.
25. Quiconque, après avoirreçu la benedictio pœnitentiœ, revient a la vie du monde, ne pourra plus recevoir la communion qu'à son lit de mort 9.
26. On ne doit pas ordonner d'esclaves ni de colons. L'évêque qui ordonue sciemment un homme qui n'est pas libre, sera privé pendant un an de dire la messe40.
27 Aucun clerc, à partir du diaconat et au-dessus, ne pourra