Hinschius, op. cit., t. iv, p. 823, n. 1. (H. L
doivent l'un et l'autre être punis par l'évêque, et la femme doit être exclue de la ville 4.
30. Lorsqu'un chrétien, esclave d'un juif, se réfugie dans une église ou auprès de tout autre chrétien, en demandant qu'on le rachète de cet esclavage chez un juif, on doit accéder à sa demande, en donnant au juif une juste indemnité 2.
31. Lorsqu'un juif convertit au judaïsme un prosélyte ordinairement appelé advena 3, ou bien ramène aux superstitions judaïques quelqu'un qui s'était converti au christianisme, ou s'approprie (pour en faire sa femme) une esclave chrétienne, ou bien fait embrasser le judaïsme à quelqu'un qui est né de parents chrétiens, en lui promettant la liberté, il en sera puni par la perte de tous ses esclaves 4. Si quelqu'un né de parents chrétiens apostasie pour se faire juif, et s'il a obtenu la liberté à la condition de rester juif, cette stipulation sera sans valeur : car celui-là ne doit pas être libre qui, étant né de parents chrétiens, veut se soumettre aux pratiques judaïques.
32. Lorsque des descendants d'esclaves (appartenant à une Eglise) se trouvent longtemps après dans le lieu où étaient leurs ancêtres, ils doivent être réclamés par l'évêque et rester dans la situation qui leur avait été transmise par les défunts (c'est-à-dire par leurs ancêtres). Si un laïque fait, par esprit de lucre, opposition à cette règle (c'est-à-dire, garde pour lui les descendants d'esclaves appartenant à l'église), il doit être excommunié 5.
2. Can. 12 d'Orléans (538), ces deux canons ne sont cependant pas parfaitement d'accord. (H. L.)
3. Au sujet de Proselytus, employé comme synonyme d'advena, hospes, cf. Du Cange, Glossarium med. et infim. latin., à ce mot.