‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 4)Chapitre 408 sur 544 · ÉDIT DE jtJSTINIEN CONTRE ORIGÈNE · texte numérisé non relu

ÉDIT DE jtJSTINIEN CONTRE ORIGÈNE

Et TtÇ Xé^Sl, "<1 £/£t, TY]V TOÏÏ KuptOU ^1>X*')V WpOUTCap^SlV, Xai YJVG)|/.cVY)V

Y^VYjaôai tw @£w Aoyo) lupb tyJç èxTuapOévou aapxwaswç te, xai Y£vvY]a£o)ç , àvaÔ£pi.a Iœtù).

Quiconque dit ou pense que l'âme du Sauveur existait antérieurement et avait été unie au Dieu Logos avant l'incarnation et la génération du sein d'une vierge, qu'il soit anathème.

Et tiç Xê^st, :h £X£l> rcpakov TC£7uXaa9at xh aw^a tou Kopiou f^wv 'Iyj<toî> Xpiaicj èv tyj [AYjTpta ty;ç àyia;; IlapOsvou, xai fj.£ià Tauxa évwGvjvai aùiô xbv 0£ov Aoyov, xai ttjv tyvyriv ù>q icpctticapÇcwav, àvaÔ£|xa Iotg).

Quiconque dit ou pense que le corps de Notre-Seigneur Jésus-Christ a été d'abord formé dans le sein de la sainte Vierge, et que le Dieu Logos, de même que l'âme préexistante, se sont ensuite unis à lui ; qu'il soit anathème.

Et itç Xé^et, '0 £'x£l' '!U*fft T0^ STuoupavtotç Tay^asiv è^o^otwOyjvat ibv xoO 6£ou Ao^ov, y£V^'£V0V T°îÇ Xspou6î{ji. Xepoofip, xai xotç Sspaçiji. 2spa<pl{Jt, xai :;a<7aiç «ttoXô? xatç avtù SuvajJtsfftv à^o^otwSivTt, àvaGqxa èVrco.

Quiconque dit ou pense que le Logos de Dieu s'est fait semblable à tous les Ordres célestes, et qu'il est Chérubin pour les Chérubins et Séraphin pour les Séraphins, en un mot, qu'il est devenu semblable à toutes les Puissances supérieures, qu'il soit anathème.

Et Ttç Xé^et» Y) £X£t' £V T?l àvaffxa<7£i açaiposiBiJ Ta xwv àvGpwTrtov EYsCpsaGai aw^axi, xaiou^ &poXo"fÇl opOtouç vj^aç £Y£tp£aGai, àvaG£[j.a £<jxg).

Quiconque dit ou pense que, lors de la résurrection, les corps humains ressusciteront en forme de sphère et sans ressemblance avec celui que nous avons, qu'il soit anathème.

Eï xiç X^Y*li oipavbv xai yjXiov xai crîX^vyjv xaiàaxcpas xai uoaxt xà 6t:£pavd) xwv ûjpavwv è^VJ^ouç xai uXixaç £ivat xtvaç o'Jvau,£iç àvaG^a £ax<o.

Quiconque dit que le ciel, le soleil, la lune, les étoiles et les eaux qui sont au-dessus des cieux, sont des êtres animés et raisonnables 4, qu'il soit anathème.

1. Ainsi que Hardouin et Mansi l'ont déjà remarqué, au lieu de vXcxà; CONCILES - II — 75

El' tiç Xéyzi, -rç £/£i, on 6 SsVtuotyjç Xpioroç èv tg> [AeXXovTi alcSvi araupG)Giqj£Tai ÙTuèp oaiptivwv, xa6a xaî ÛTcsp àvôpœircùv, àvaÔ£[Aa £<ttù>.

Quiconque dit ou pense que le Christ Seigneur sera dans le siècle à venir crucifié pour les démons ainsi qu'il l'a été pour les hommes, qu'il soit anathème.

Eï xiç "kéyei, ri ïyzi) vj Tcexepaajxérrjv sïvai ty;v toj ©sou Sùva^iv, xaîioaauxa auxbv BvjjJLioupY^^ai^ oaov x£pio,paçaaôai, àvaÔ£[Jia £<txcd.

Quiconque dit ou pense que la puissance de Dieu est limitée et qu'il a créé tout ce qu'il pouvait, qu'il soit anathème.

Eï xiç \éytl, r\ ivei, Ttpiaxaipov sTvat xy;v xôv àaijjtivcùv, xaî âa£ê(5v âv- Gpw7T6)v xoXaaiv, xaî xéXoç xaxa xiva ^povov aùxvjv !$stv, 7^youv à7uoxaxaaaxaarv Y£V£(j6ai oai^ovwv, v) àcr£6(ov àv9pw7ïwv, àvaO£pt.a l'axw.

Quiconque dit ou pense que la peine des démons et des impies ne sera pas éternelle, qu'elle aura une fin, et qu'il se produira alors une apocatastase, (c'est-à-dire un rétablissement), des démons et des impies, qu'il soit anathème.

'AvaÔ£^a xaî *QpiY£V£i tw xaî 'ASapiavTiw xô xauxa âxÔ£[Jtivo) p.£xà tôv jj.uo-apwv aoxou xaî èxixaxupavxo) èva^wv T£ SoYjxaxwv, xaî rcavxî Tupoawww ©povouvxi xaîixa, *<5 èxoixouvxi, f[ xaxa tt wavisXwç èv ot(D§YJ7uox£ XP^V T0^~ Ttov <zvTi7uoi£îa6ai xoXjjuovxi.

Anathème à Origène, et à quiconque enseigne et pense comme lui.

Nous n'examinerons pas si Justinien a composé lui-même cet édit ou s'il est l'œuvre de Menas et Pelage, l'apocrisaire du pape, comme l'a pensé Baronius l. Nous n'avons pas davantage à rechercher si Justinien était compétent pour publier un édit de ce genre, la question relevant plutôt du droit canonique. Bornons-nous à dire que cet édit, bien que fait dans une intention louable, doit être rangé parmi les énormes et nombreux empiétements sur le pouvoir spirituel, que se permit la cour de Byzance ; et la supposition que

Suvà{j.eiç, il faut lire, avec Paganinus Gaudentius, Xoytxàç. Voir le troisième anathème.

1. Baronius, Annales, ad ann. 538, n. 32 ; Walch, Ketzerhist.ft. vu, p» 669, n. 2,

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