Cf. Walch, Ketzerhist., t. vu, p
3. Cf. Walch, op. cit., p. 670 sq. ; Ballerini, op. cit., col. 994.
4. Mansi, op. cit., t. ix, col. 534-538 ; Hardouin, op. cit.t t. m, col. 282 sq. Les Ballerini et d'autres ont pensé que l'empereur avait adressé cette lettre uniquement au Vc concile œcuménique, et ils ne veulent pas donner le nom de synode à l'assemblée qui se tint sous Menas. Noris, Opéra, éd. Ballerini, t. iv, col. 994.
5. Hardouin, op. cit., t. m, col. 283 sq. ; Mansi, op. ci7.,t. ix, col. 385 sq.
dans le manuscrit de Vienne, de la note suivante : tg5v àyicov p^s (= 165) T:aT£pa)V TY)*ç èv KcùvcTavTtvouîroXeC àftaç TCe^TYjç cuvcBoo xavoveç, on les attribua sans difficulté au Ve concile œcuménique, d'autant plus qu'au rapport des anciens, ce concile avait anathématisé Origène. Telle est l'opinion des Ballerini tandis que Cave *, Dupin 2, Walch 3, Dôllinger 4 ne voient pas dans ces anathèmes l'œuvre du concile de [791 Constantinople de 543. Il n'est guère possible d'arriver sur cette question à la certitude ; nous pensons toutefois avoir approché autant que possible de la vérité dans les considérations suivantes.
a) Plusieurs anciens historiens ont en effet rapporté que le Ve concile œcuménique avait frappé Origène d'anathème. Mais nous verrons plus loin dans l'histoire de ce concile qu'il faut entendre cette condamnation au sens que le concile œcuménique comprit Origène parmi ceux qu'atteignait son onzième anathème. Il n'est guère probable que ce Ve concile se soit occupé en particulier d'Origène, et ait porté contre lui les quinze condamnations dont nous parlons.
b) Pour soutenir que ces quinze anathèmes sont l'œuvre du Ve concile œcuménique, on ne peut s'appuyer que sur la note du manuscrit de Vienne, et sur l'histoire d'Évagrius. La note du manuscrit n'a pas grande force probante, et le témoignage d'Evagrius est loin d'être décisif. Evagrius confond d'abord le premier mémoire écrit contre Origène par Sophrone et Gélase avec le second composé par Euloge et Konon ; c'est ce qui l'a amené à retarder la auvoooç Iv&Qpkotag (543) qui se réunit à l'occasion du premier mémoire. Aussi a-t-il identifié ce concile avec le Ve concile œcuménique. Il dit de ce dernier : « Il a ajouté à sa lettre à l'empereur des articles condamnant des erreurs d'Origène. » Il donne ensuite le cinquième article ainsi conçu : « Théodore Askidas de Cappadoce disait : Puisque les apôtres et les martyrs opèrent déjà tant de miracles et jouissent de tant d'honneurs, quelle peut être leur récompense finale après la résurrection, si elle ne consiste pas à être semblable au Christ? » Cette proposition ne se trouve pas dans les quinze anathèmes ; il n'y a même rien qui en approche ; par conséquent le passage d'Evagrius n'a pas trait aux
1. Cave, Hist. litteraria, Genève, 1705, p. 363, ad ann. 541,
2. Ellies du Pin, Nouvelle biblioth., Mons, 1691, t. v, p. 204.