‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 4)Chapitre 429 sur 544 · Sur ce concile, voir plus haut t. n, p. 229, note · texte numérisé non relu

Sur ce concile, voir plus haut t. n, p. 229, note

3. J.-B. Chabot, Collection des synodes nestoriens, dans les Notices et extraits des manuscrits, 1902, t. xxxvn, p. 267. Les canones arabici, en parlant de chorévêque, n'en admettent également qu'un dans chaque diocèse. Or les évêques ne se réfèrent point ici au Synode, ce qui semble insinuer qu'ils n'avaient pas ces canons sous les yeux.

LA LÉGISLATION CONCILIAIRE RELATIVE AUX CHOREVEQUES 1219

évêques, visiteurs, prêtres et diacres1 ; enfin le concile de Jesuyab (577) réprime une fois de plus les tentatives d'affranchissement des chorévêques, en les plaçant, comme les visiteurs, sous l'autorité des chefs des diocèses 2.

Ainsi, après avoir réduit leur nombre, on amoindrissait de plus en plus les prérogatives des chorévêques. Le canon 15e du concile de Séleucie- Gtésiphon, en 410, employait pour y parvenir le moyen le plus infaillible à toutes les époques et dans tous les milieux : le conflit d'attributions. Au chorévêque il opposait l'archidiacre dont les pouvoirs très étendus ne pouvaient manquer de le mettre en travers du chemin du chorévêque. Malgré toutes ces entraves assez habilement combinées, c'était sans cesse à recommencer parce que le chorévêque, à la différence du visiteur, dont le choix dépendait entièrement de l'évêque, était ordonné publiquement. En vertu de sa charge, il parcourait toute la province (hyparchie ou diocèse), transférant, s'il était besoin, les clercs d'une église à l'autre, afin que leur nombre pût suffire au service, recrutant le clergé, taxant les églises selon leurs revenus pour réunir le tribut épiscopal, interrogeant les prêtres sur l'accomplissement de l'office, la célébration de la liturgie, l'administration du baptême et des autres sacrements, le gouvernement de leurs paroisses ; présidant aux élections des prêtres et des abbés, ayant enfin l'administration immédiate des revenus des églises de campagne, excepté de ceux des monastères 3 . Peu à peu l'archidiacre étend ses pouvoirs dans toute la mesure où diminuent ceux du chorévêque 4. Cependant le chorévêque s'obstine à durer. On le retrouve dans l'Église nestorienne jusqu'au xme siècle. Il conserve la charge de visiteur en qualité de vicaire et auxiliaire de l'évêque pour les églises rurales. D'ordination il n'est même plus question, non seulement pour les prêtres mais même pour les diacres, sousdiacres et lecteurs. Il conserve le premier 5 ou le second 6 rang dans la hiérarchie de la prêtrise, mais c'est un souvenir honorifique plutôt que l'indice d'une dignité supérieure. Car la charge s'en va par lambeaux. Elle est devenue révocable et l'institution elle-même se réduit à une simple prière, de telle sorte que si le chorévêque est élevé dans la suite à l'épiscopat il devra recevoir l'imposition des mains selon l'ordre 7. Arrivé

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