‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 4)Chapitre 444 sur 544 · Canon 8, dans Labbe, Concilia, t. ix, col · texte numérisé non relu

Canon 8, dans Labbe, Concilia, t. ix, col

5. [Léon VII,] Epist. n, Ad regcs, duces, episcopos, abbates..., Gallix, Germanise, dans Labbe, Concilia, t. ix, col. 598.

6. Mabillon, Acta sancl. O. S. B., t. vu, part. 2, p. xliii ; Annales, t. iv, p. 442.

tient un synode avec trois évêques : Rencon de Clermont, Hugues de Nevers et Durand, chorévêque dudit Haimon 1. En Angleterre, à Saint- Martin de Cantorbéry, le titulaire porte le titre de chorévêque et administre le diocèse jusqu'à l'arrivée de Lanfranc, qui abolit ce titre parce qu'il avait « entendu dire que les chorévêques avaient été abolis par tout l'univers 2. » Dès le xie siècle, le titre de chorepiscopus ou chori episcopus désigne une dignité du chœur, inférieure à celle de primicier ou doyen dans certaines collégiales d'Allemagne 3, sans relation avec l'ancien chorépiscopat.

A cette époque, le principe d'unité du gouvernement épiscopal prévalut. Le chef du diocèse garda pour lui seul les pouvoirs d'ordre, il se contenta de faire appel au concours de simples prêtres pour les cas assez peu nombreux dans lesquels il lui fallait partager la juridiction, mais le chorépiscopat avait définitivement disparu.

Au cours de cette dissertation nous avons montré que les chorévêques avaient été revêtus du caractère épiscopal, car l'exercice du pouvoir d'ordre et des fonctions épiscopales est subordonné pour eux au simple vouloir de l'évêque diocésain, comme si la question était de juridiction plutôt que d'ordre. L'interdiction renouvelée si souvent de conférer les ordinations majeures serait une preuve suffisante que ces ordinations avaient été accomplies réellement. Les tenir pour abusives ou invalides est une interprétation qui ne prévaut pas contre l'acte lui-même autorisé par les canons anciens qui ont été cités au cours de cette étude. Si le concile de Laodicée interdit d' « établir des évêques dans les villages et dans les bourgades » 4, il faut remarquer que cette défense implique Pépiscopat intégral et non le chorépiscopat pour ceux auxquels elle s'applique. Le canon d'Antioche contient cette incise : tî xalxeipo0sfftavè7riax6TCwveîXï)<p6Teç, qui peut se traduire : (( l'imposition des mains que reçoivent les évêques » ou « l'imposition des mains conférée par les évêques. » On voit que les chorévêques étaient en possession de recevoir, quelquefois du moins, l'ordination épiscopale 5.

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