‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 4)Chapitre 458 sur 544 · Epist,, cxvi, P, Gn t. lxxxjh, col · texte numérisé non relu

Epist,, cxvi, P, Gn t. lxxxjh, col

Les archimandrites de Constantinople. — Le texte de cet appel ne nous a pas été conservé. Nous savons qu'il fut formulé à l'occasion du rétablissement de Timothée Élure sur le siège d'Alexandrie et de l'encyclique de l'empereur Basilisque condamnant le concile de Ghalcédoine et saint Léon *, document quirecueillit les signatures de plus de cinq cents évoques orientaux. Les réponses du pape Simplice adressées à l'empereur, aux patriarches et aux archimandrites nous font connaître cet appel 2.

Jean Talaïa. — On n'était plus au temps où l'évêque de Constantinople n'avait quelque chance de durée qu'à condition d'agréer à l'évêque d'Alexandrie. Les conditions étaient maintenant retournées. Jean Talaïa, successeur de Timothée Salophaciole sur le siège d'Alexandrie, déplaisait à Acace de Constantinople qui le fit déposer et remplacer par Pierre Monge. Comme il s'agissait d'obtenir l'assentiment du pape, on accusa Jean Talaïa de parjure le rendant indigne de l'épiscopat. Le pape, qui était sur le point de confirmer Jean dans sa dignité, consentit à retarder 3, tout en se refusant absolument à reconnaître la légitimité de Pierre Monge. Cependant Jean Talaïa, chassé de son siège, se réfugia à Rome et présenta au pape un appel. Après divers incidents, un concile réuni par le pape Félix III, en 483, excommunia le patriarche de Constantinople et confirma Talaïa sur le siège d'Alexandrie 4.

Les évéques d'Orient. — Acace de Constantinople, excommunié par le concile de 483, sûr de la protection de l'empereur Zenon, donna naissance à un schisme qui devait durer trente-cinq ans. L'indifférence témoignée par Acace pour l'excommunication qui le frappait était bien loin d'être partagée par les évêques orientaux qui, dans l'espoir de mettre fin à la séparation adressèrent au pape une lettre intitulée : « L'Eglise orientale, à Symmaque, évêque de Rome. » On y lisait, entre autres choses : « Nous vous conjurons donc de déchirer cet arrêt qui pèse sur nous, comme Jésus-Christ notre Sauveur et notre chef a déchiré l'ancien sur la croix 5... » Ce désir ne s'accomplit que sept années plus tard, en 519.

Les archimandrites de la Syrie seconde. — L appel des évêques futsuivi d'un appel des moines et de leurs supérieurs — deux cents signatures environ — adressé au pape Hormisdas. Ce document témoignait d'un entier abandon à la volonté et aux décisions du pape, mais c'était surtout une demande d'intervention pour faire mettre fin à la persécution.

Les moines scythes et les acémètes. — Au début du règne de Justinien, on vit s'élever à Constantinople une controverse entre les moines scythes partisans secrets d'Eutychès et le diacre Victor attaché au concile de Chal-

1. Évagre, Hist. eccles., 1. III, c. iv, P. G., t. lxxxvi, col. 2597.

Page 1