‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 4)Chapitre 459 sur 544 · Id., t. vin, col · texte numérisé non relu

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NOTES POUR L'HISTOIRE DU DROIT d'aPPEL 1257

cédoine. Faut-il, pour être catholique, demandait-on, ajouter au concile de Ghalcédoine : un de la Trinité, le Christ, a été crucifié ? Les moines affirmaient, Victor niait. Le différend fut soumis aux légats du Saint- Siège qui donnèrent tort aux moines, lesquels en appelèrent des légats au pape et vinrent à Rome, où ils furent condamnés et excommuniés i.

De cette sentence du Saint-Siège, les nestoriens et les moines acémètes leurs alliés d'un jour, tirèrent ce raisonnement : « Si l'un de la Trinité n'a pas souffert dans la chair, nul de la Trinité n'est né dans la chair et Marie n'est pas mère de Dieu. » Et le Christ n'est pas un de la Trinité, ajoutaient les origénistes. L'empereur, le patriarche et les évêques catholiques soutenaient, au contraire, qu'on ne peut nier la maternité divine, mais qu'il est bien permis de dire que l'un de la Trinité a souffert dans la chair.

Les acémètes envoyèrent à Rome demander au pape Jean II la condamnation d'une proposition déjà condamnée par son prédécesseur Hormisdas. Justinien, de son côté, recourut à Rome 2. Jean II réunit un concile (534) qui excommunia les acémètes obstinés et approuva la profession de foi de Justinien 3. Le concile expliqua comment l'expression rejetée par Hormisdas « un de la Trinité a souffert dans la chair » avait dû ce traitement rigoureux à sa nouveauté et à la signification hérétique que lui donnaient les eutychiens, ses auteurs, qui s'en servaient contre le concile de Chalcédoine. En dehors de ces circonstances elle pouvait être acceptée 4.

Marien et les archimandrites orientaux. — L'avènement d'Anthime au siège patriarcal de Constantinople fit courir à l'orthodoxie un péril dont s'aperçurent très vite les archimandrites orientaux qui en référèrent au pape et le prièrent d'intervenir. Une première lettre de Marien, exarque des moines de Constantinople, ne nous est connue que par la mention qu'on en trouve dans une seconde lettre présentée au pape saint Agapit. L'appel y est clairement énoncé : « Nous avons déjà, y est-il dit, envoyé à Rome pour cette affaire, et le très pieux empereur a promis de veiller à ce que la sentence canonique que prononcera votre Piété soit mise à exécution 5. »

Jean, prêtre de Chalcédoine. — Ce personnage fut accusé à tort de professer la doctrine marcionite et condamné de ce chef par les juges ecclésiastiques désignés par Jean le Jeûneur. Jean de Chalcédoine en appela au Siège apostolique qui examina sa cause dans un concile tenu en 595, et proclama son innocence 6. En conséquence il invitait le patriarche

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