‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 4)Chapitre 469 sur 544 · S. Vailhé, op. cit., t. m, col · texte numérisé non relu

S. Vailhé, op. cit., t. m, col

Le mardi 1er février 410 s'ouvrit la première session du concile de Séleucie. On y donna lecture d'une lettre aux évêques mésopotamiens servant d'introduction à une collection dogmatique et canonique ayant pour base les Actes du concile de Nicée. Les décisions prises par les membres présents étaient conformes aux canons contenus dans le recueil des « Pères occidentaux ». Outre le concile de Nicée, plusieurs conciles grecs formèrent le noyau de la législation de l'Église persane, telle qu'elle fut reconstituée en 410. C'étaient ceux d'Ancyre,de Néocésarée, de Nicée, de Gangres, d'Antioche, de Laodicée, de Gonstantinople.

Mais ce droit canonique dura peu. Dans l'histoire de l'Eglise nestorienne établie dans les régions de l'ancienne Chaldée, les sources grecques tiennent une place assez restreinte, presque tous les documents appartiennent à la littérature syriaque. L'esprit nationaliste poussé à certaines époques jusqu'à l'exaspération et auquel les chrétiens de l'empire des Sassanides ne songeaient pas à se soustraire suffit à expliquer comment l'Eglise nestorienne devint, avec le temps, une Église nationale. Le loyalisme à outrance qui semblait n'être qu'une garantie de fidélité donnée par les fidèles à des princes soupçonneux, l'antipathie à l'égard de l'Eglise grecque hostile à Nestorius, la rivalité d'influence entre l'évêque de Séleucie et les patriarches d'Antioche, de Constantinople et de Rome poussèrent l'Église persane vers un isolement vigoureux qui la trompa longtemps elle-même et qu'une sève abondante de sainteté et d'apostolat acheva d'abuser sur le péril de sa position. Illusionnée par sa force et par ses progrès, cette Église se détacha rapidement de la discipline réglée parles premiers conciles grecs, laquelle tomba en désuétude. On lui substitua les décisions des archevêques de Séleucie promulguées dans des assemblées solennelles d'évêques soumis à la juridiction du « patriarche de l'Orient » Les actes et les décrets de ces conciles ont dans la suite donné naissance à un recueil sous le nom impropre de Synodicon orientale.

Le Synodicon présente un code assez varié et d'une étendue déjà considérable. Il constitue la collection canonique officielle d'une vaste région désignée couramment sous le nom d'Église d'Orient et établie en Perse sous la dynastie des Sassanides, mais qui connut sa plus grande prospérité sous les khalifes Abbasides et sous les Mongols. C'était un grand pa-

triarcat indépendant, gouverné par un catholicos, des métropolitains et des évoques. Le catholicos avait sa résidence à Séleucie-Ctésiphon sous les Sassanides et à Bagdad sous les Abbasides. Tous les deux ans, plus tard tous les quatre ans, il était tenu de réunir un synode où les évoques étaient obligés d'assister. Ainsi se constitua la législation. La compilation aurait eu, dit-on, pour auteur Elias Ier, patriarche des Nestoriens (f 1049), qui y fit entrer les actes et canons des conciles réunis par les patriarches des Syriens orientaux. Cet ouvrage était demeuré jusqu'à nos jours imparfaitement connu. Elias bar Schinaya, métropolitain de Nisibe et contemporain d'Elias Ier, fit une recension de la collection du patriarche sous le titre de Quatre livres de canons. Cette recension est conservée dans le iYomoca/io/zd'Ebed-Jésus. Celui-ci, métropolitain de Nisibe (f 1318) frappé des difficultés que présentait f étude de la riche littérature juridique de l'Orient nestorien, résolut de codifier les divers documents de cette littérature et d'en former un livre uniforme qui eût force de loi aux yeux de ses coreligionnaires *. Telle est l'origine de Y Epi tome des canons synodaux désigné sous le nom de Nomocanon d'Ebed-Jésus. Ce recueil est divisé en deux livres comprenant, l'un le droit civil, l'autre le droit ecclésiastique. Assemani en a donné une analyse détaillée 2 et le cardinal Mai l'a édité avec la traduction latine de Joseph Aloys Assemani 3. Il existe des résumés arabes de la collection d'Elias Ier qui furent utilisés par Joseph-Simon Assemani 4.

Au commencement du xvme siècle, Eusèbe Renaudot, mis sur la piste de la collection par la table d'un manuscrit arabe incomplet de la Bibliothèque laurentienne à Florence, fit pour se la procurer d'inutiles recherches. On le comprend sans peine, puisque cet ouvrage semble ne s'être conservé que dans deux exemplaires, l'un au musée Borgia (palais de la Congrégation de la Propagande, à Rome, d'où la collection de livres a été, en mai 1902, transportée au Vatican), l'autre à la Bibliothèque nationale à Paris.

Le ras. Borgia KVL, vol. 4 5, contient des documents jadis répartis en-

1. Rubens Duval, La littérature syriaque, in-12, Paris, 1899, p. 178.

2. J. S. Assemani, Bibliotheca orientalis clementino-vaticana,\n-ïo\., Romœ, 1728, t. m, part. 1, p. 332 sq.

3. A. Mai, Scriptorum veterum nova collectio, in-4, Romœ, 1838, t. x : Ebcd- Jesu metropoiitœ Sabx et Armenix Collectio canonum synodicorum...in latinam linguam translata ab Aloysio Assemano.

4. J. S. Assemani, Biblioth. orientalis, t. ni, part. 1, p. 544 sq.

5. Ce volume se trouve décrit dans le catalogue sommaire d'une collection de quarante-six manuscrits syriaques, copiés sous la direction de Mgr David, alors chorévêque syrien de Mossoul, et apportés par lui en Europe en 1869. Cf. P. Cersoy, Les manuscrits orientaux de Mgr David au musée Borgia, dans Zeitschrift fiir Assyriologie, t. îx, p. 361-384 ; le ms. KVJ, 4 est décrit p. 370 ; Khayyath, Syri orientales, in-8, Romœ, 1870, p. 121-122.

tre trois volumes distincts et formant encore trois parties nettement caractérisées. Les documents dont se compose la première partie sont énumérés par M. J.-B. Chabot 1 ; la majeure partie d'entre eux a été traduite par M. 0. Braun c*. Dans cettepartie nous ne relèverons que les pièces relatives àlalittérature canonique et aux délibérations conciliaires : p. 6-10 : Canons (arabici) 2-10 de Nicée...; p. 15-17: Canons (authentiques) de Nicée 15- 20... ;p. 18-20: noms des évêques qui ont souscritau concile de Nicée... ; p. 30-36 : Canons (arabici) 10-22 de Nicée... ; p. 41-46 : Canons 5-28 de Mar Aba... ; p. 64 : Canons 1-3 de Mar Aba ; p. 65-66 : Fin de la liste des évêques qui ont souscrit au concile de Nicée... ; p. 74-106 : Canons (arabici) de Nicée : 45-52, 32-45, 53-56, 22-32, 57-73, suivis d'un épilogue du traducteur, qui se donne comme celui du document suivant; p. 106 : Symbole de la foi du Synode universel des 318 évêques qui se réunirent dans la ville de Nicée par les soins de l'empereur victorieux Constantin, digne de bon souvenir. Le texte est celui qui est dit de Constantinople. — P. 116 : « Canons du VIe concile (tenu) à Gangres ; ils sont au nombre de vingt. Ces canons ont été établis après le concile de Nicée. » — P. 122 : « Septième concile qui s'assembla à la Dédicace (in encœniis), à Antioche ; Vingt-cinq canons. » — P. 132 : « Huitième synode, de Laodicée, dans la Phrygie Pacatienne, qui s'assembla des diverses provinces d'Asie, » (Les canons sont au nombre de cinquante-neuf.) — P. 139 : « Neuvième synode de Constantinople qui s'assembla du temps de Théodosius le Grand. » (Ce concile comprend: l°une courte notice historique; 2°la« Profession de foi des cent cinquante évêques de Constantinople, » p. 143; 3° les canons, au nombre de quatre, p. 144 ; 4° la liste des évêques avec l'indication de leurs sièges respectifs, p. 147 ; 5° une lettre des empereurs Gratien, Valentinien et Théodose à Oxonius, proconsul d'Asie, p. 151 ; 6° le Synodicon envoyé par le concile assemblé à Constantinople aux évêques occidentaux, p. 152 ; 7° la première synodale de Damase contre Apollinaire, p. 158, et sa seconde lettre contre diverses hérésies, p. 159 ; 8° T'Avaçopà envoyée à Théodose par le concile des cent cinquante Pères, p. 162 ; 9° la lettre des empereurs Théodose et Valentinien à Etienne d'Ephèse, p. 163.) 3 — P. 164 : « Canons du glorieux concile des quatre-

1. Synodicon orientale ou Recueil de synodes nestoricns publié, traduit et annoté par J.-B. Chabot, d'après le ms. syriaque 332 de la Bibliothèque nationale et le ms. K VI, k du musée Borgia, à Rome, dans les Notices et extraits des manuscrits de la Bibliothèque nationale et autres bibliothèques, in-4, Paris, 1902, t. xxxvn.

2. O. Braun, De sancla nicxna synodo ; Syrische Texte des Maruta von Maipherkat, dans Kirchengeschichlliche Studien, t. iv, part. 3,in-8, Munster, 1898 ; A. Harnack, Der Kelzer-Katalog des Bischofs Maruta von Maipherhal, dans Texte und Untersuchungen, IIe série, t. iv, part. 1.

3. A la page 164 on lit : « Fin du dixième synode, » parce que le traducteur a dit (p. 158) que la lettre synodale du pape Damase formait le X« concile.

vingt-quatre saints évoques, qui est le onzième *, » — P. 171 : a Concile des évêques qui se réunirent à Ghalcédoine, qui est le douzième. Ils établirent vingt-sept canons. » ( Sous ce titre sont compris : 1° les canons ; 2° la liste des évêques signataires avec l'indication de leurs sièges, p. 180 ; 3° la profession de foi, p. 187; 4° la lettre de Valentinien et Marcien contre Eutychès et ses partisans, p. 192 ; 5° la lettre de l'empereur au préfet [du prétoire] Elpidius, sur le même sujet, p. 200.) — P. 201 : « Lettre synodale de saint Léon, évêque de Rome, au glorieux Flavien, évêque de Gonstantinople, contre l'impie hérétique Eutychès, et sur la foi orthodoxe 2. » — P. 210 : « Témoignages des Pères, ajoutés par Léon à la fin de sa Lettre, qui prouvent clairement la divinité et l'humanité de Notre-Seigneur et nous montrent la dualité de ses natures 3. » — P. 216 : « Lettre écrite par l'assemblée des évêques, en Occident, à leurs frères les chrétiens d'Orient, dans laquelle ils donnèrent le rang de patriarche au grand catholicos qui siège à Séleucie et Gtésiphon, Agapit, évêque de Beit Lapat, en prit copie 4. » — P. 219-242 : correspondance (apocryphe) du patriarche Mar Papa.

La deuxième partie, p. 242-561, contient la collection de treize synodes patriarcaux. C'est cette collection qui a été éditée par M. J.-B. Chabot sous le titre de Synodicon orientale ou Recueil de synodes nestoriens, dans les Notices et extraits des manuscrits de la Bibliothèque nationale et autres bibliothèques, t. xxxvn, Paris, 1902, in-4°. Texte syriaque ; p. 17- 252 ; traduction française : p. 253-524. Voici l'énumération des pièces contenues dans la collection : 1° Synode de Mar Isaac, en 410 (p. 253- 275) ; 2° Synode de Mar Yahbalaha Ier, en 420 (p. 276-284) ; 3° Synode de Dadjésus, en 424 (p. 285-298); 4° Synode de Mar Acace, en 486 (p. 299- 307 ; [Synode de Barsauma, évêque de Nisibe, en 484, rayé du livre des synodes (p. 308-309)] ; 5° Synode de Mar Babai, en 497 (p. 310-317) ; 6°

1. C'est le concile de Carthage de l'an 256. Cf. Mansi, Conc. ampliss. coll., t. î, col. 951 sq. Au lieu de 84 nous trouvons 87 évêques dans la version syriaque contenue dans le ms. Parisinus n. 62, édité par P. de Lagarde, Reliquix juris ecclesiastici syriace, p. 62-88. Dans les Reliquix juris ecclesiastici grxce, p. 37- 55, le grec est plus complet que le texte de la P. Z., t. ni, col. 1079-1102. Le ms. Borgia K VI, 4, reproduit, comme la P. L., un texte moins complet. Dans le ms. Parisinus n. 62 le titre de la version syriaque porte : « Synode des quatre-vingt-sept évêques qui eut lieu à Carthage, la ville d'Afrique, aux jours de saint Cyprien, évêque et confesseur. Décision des évêques (au nombre de quatre-vingt-sept), traduite de la langue romaine en grec, au sujet de ce qu'il convient de baptiser les hérétiques. »

2. C'est YEpistula dogmatica, P. L., t. liv, col. 755 sq. ; Mansi, op. cit., t. v, col. 1265 sq.

3. Voir p. 580, note 2. Cf. Mansi, op. cit., t. vi, col. 962 sq.

4. Assemani, Biblioth. orientalis, t. ni, part. 1, p. 62 ; Codex lilurgicus, t. xiii, p. 182 ; Ebed-Jésu, Nomocanon, t. ix, c. v.

Synode de Mar Aba Ier, catholicos, en 544 (p. 318-351) ; 7° Synode de Joseph, en 554 p. (352-367) ; 8° Synode de Mar Ézéchiel, en 576 (p. 368- 389) ; 9° Synode de Mar Jesuyabh Ier, en 585 (p. 390-455); 10° Synode de Sabarjésus Ier, en 596 (p. 456-470) ; 11° Synode de Mar Grégoire Ier, en 605 (p. 471-479) ; 12° Synode de Mar Georges Ier en 676 (p. 480-514) ; 13° Synode de Mar Henanjésus II, en 775 (p. 515-523).

La troisième partie se compose de canons et de traités canoniques postérieurs qui ne paraissent pas avoir été réunis en collection officielle. Pour cette raison nous n'en donnons pas une description complète, mais seulement l'indication des pièces d'une portée canonique. — 1° p. 561: a Nous écrivons la lettre du vénérable Mar Aba (II) catholicos, patriarche de l'Orient, aux frères adonnés à l'instruction qui sont dans la Ville catholique 4. » — 11°, p. 689 : Commencement des documents émanant des évêques persans assemblés en 612, pendant la vacance du siège patriarcal 2. — 12°, p. 691 : Deux lettres de Barsauma, métropolitain du Nisibe 3, — 13°, p. 692 : « Canons écrits du temps de saint Rabban Mar Abraham, prêtre et moine, supérieur des frères religieux habitant dans la congrégation du monastère de Mardê, c'est-à-dire le grand couvent situé sur le mont Izala 4. » — 14°, p. 697 : « Canons écrits du temps de l'excellent Rabban Mar Dadiso, prêtre et supérieur des frères religieux de la congrégation du mont Izala 5. » Les textes que contient le reste du volume nous offrent des questions, des jugements et des règles relatives à des héritages ou à des affaires matrimoniales. Ces sentences constituent une jurisprudence qui ne manque pas d'intérêt, mais ne saurait néanmoins être tenue pour loi canonique.

Le manuscrit K. VI. 4 du musée Borgia a été copié sur un manuscrit original conservé dans la bibliothèque du couvent chaldéen de Rabban Hormizd, à Alqos, près de Mossoul ; cet original est unique et a servi à prendre une deuxième copie entrée à la Bibliothèque nationale de Paris et cataloguée sous le n° 332. Ce manuscrit ne comprend que les pièces contenues dans la seconde partie du manuscrit Borgia. Les treize synodes sont disposés dans le même ordre. Cependant quelques modifications

1. Éditée et traduite par J.-B. Chabot, Lettre du catholicos Mar-Aba II aux membres de V Ecole patriarcale de Séleucie, dans les Actes du XI* Congrès des Orientalistes, Paris, 1897, t. n, p. 295-335.

2. Cf. Notices et extraits des manuscrits, t. xxxvn, p. 562, 597. La fin de ce document est transposée dans la seconde partie du manuscrit, à la suite du synode de Grégoire ; mais c'est ici sa place primitive.

3. Les lettres cotées 5e et 6°, cf. Notices et extraits, p. 538, écrites à l'occasion du concile de 484.

4. J.-B. Chabot, Regulx monasticse sxc. VP ab Abrahamo fundalore et Dadjesu redore conventus Syrorum in monte Izla conditx, dans liendiconti délia Reale Accademia dei Lincei, 1898.

5. Publié avec le document mentionné dans la note précédente.

peuvent être relevées. Tandis que le manuscrit Borgia fait suivre la mention du conciliabule de Beit Lapât des quatre lettres de Barsauma, le manuscrit de Paris les rejette à la lin 4. En outre, la lettre d'Isoyahb à Jacques deDarxcir 2et les textes concernant l'assemblée des évêques pendant la vacance du siège, après la mort du patriarche Grégoire 3 sont totalement omis. Par contre, le copiste a ajouté, d'après d'autres manuscrits, le premier synode de Timothée Ier 4 et le synode de Timothéell, extrait, dit-il, du cinquième traité du Nomocanon d'Ebed-Jésus

Au folio 233 b , on lit une longue note relatant « que le copist Eelias a écrit ce volume d'après un manuscrit en mauvais état et sans date : la date a disparu. C'était un manuscrit unique, et il n'y en avait point d'autre dans tout l'Orient ». Toutefois il y avait un autre exemplaire dans le monastère de Mar Jacques le Reclus où Elias est allé faire sa copie 5.

Une note écrite à la marge du folio 2a nous donne le renseignement qu'on va lire : « Livre des synodes orientaux copiés sur un ancien manuscrit endommagé çà et là, qui fut compilé par Mar Elias Ier, patriarche de l'Orient, mort en l'an 1360 des Grecs (1049 de J.-C.). Ce manuscrit se trouve dans le monastère des Chaldéens de Rabban Hormizd, dans la région de Mossoul. » L'attribution du Synodicon à Elias Ier fut reprise par Khayyath 6 et par Rubens Duval 7; elle fut repoussée par M. I. Guidi 8 et par M. J.-B. Chabot 9 et, en effet, la Collection est antérieure de plus de deux siècles au patriarche Elias Ier. Dès le commencement du vie siècle, les Eglises monophysites de la Syrie occidentale étaient pourvues d'une collection canonique10. Les Eglises syro-orientales n'étaient pas en retard, puisque les Actes du concile de 420 nous appren-

1. Notices et extraits des manuscrits, t. xxxvit, p. 525-531.

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