‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 4)Chapitre 485 sur 544 · Syn. orient., p · texte numérisé non relu

Syn. orient., p

contre « les réprouvés qui ne veulent pas avoir de directeur au-dessus d'eux 1. » Il donne les noms des principaux d'entre eux qui, pour venir à bout de leur dessein, n'ont pas craint de faire appel à des païens, à des excommuniés. Il en est résulté un grand trouble et de grands maux : destruction d'églises et de monastères, apostasies en grand nombre, dispersion des communautés. L'évêque Agapit fit une longue réponse, entra dans de grands détails sur les événements passés, notamment un conciliabule tenu contre Mar Papa et conclut à ce propos que l'on ne peut tenir de synode contre le patriarche, mais seulement lui adresser ses suppliques et des remontrances respectueuses. Agapit passa ensuite aux tracasseries que le catholicos Isaac, restaurateur du patriarcat, eut à endurer de la part de ses collègues. Les rebelles parvinrent à le faire emprisonner, mais les « Pères occidentaux » obtinrent sa délivrance par l'intermédiaire de Marouta. Des faits identiques se produisirent sous Jahbalaha et Acace d'Amid intervint au nom des évêques de Mésopotamie, a Chaque fois que le schisme et la discorde ont existé chez nous, les Pères occidentaux ont été les soutiens et les auxiliaires de cette Paternité, à laquelle nous tous, en qualité de disciples et d'enfants, sommes liés et attachés comme les membres de tout le corps le sont à la tête, reine des membres. Ils nous ont aussi délivrés et libérés des persécutions excitées contre nos Pères et contre nous par les mages, grâce aux ambassadeurs qu'ils envoyèrent en notre faveur à diverses époques. Et maintenant que la persécution et l'angoisse se sont tellement appesanties sur nous, [les circonstances] ne leur permettent pas de s'occuper de nous comme auparavant 2. )> Osée de Nisibe s'associa aux paroles d'Agapit. Son intervention énergique arriva à entraîner les hésitants et fit l'union. « Tous les évêques se levèrent alors et se prosternèrent sur leur visage ; ils saisirent les pieds du catholicos et s'y attachèrent 3, » lui promettant de voter l'excommunication, la déposition et la dégradation des rebelles. Ils définissent ensuite qu' « il n'est permis à personne de tenir un synode contre le catholicos ; ni de susciter des querelles, des schismes, des divisions ; ni d'écrire des chefs d'accusation ou des plaintes contre lui ; ni d'envoyer dans les provinces des libelles contenant des accusations ; ni de s'introduire dans les maisons pour dire du mal de lui. Pour aucun motif on ne pourra penser ou dire que le catholicos de l'Orient peut être jugé par ceux qui sont au-dessous de lui, ou par un patriarche comme lui ; lui-même doit être le juge de tous ceux qui sont au-dessous de lui, et son propre jugement est réservé au Christ qui Ta choisi, élevé et placé à la tête de son Église 4. »

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