Le christianisme dans V Empire perse, p
4. Dans le Briefwechsel des Katholihos Papa, edit. Braun, et dans Abdiso, Coll. can., tr. IX, c. v.
Beit Lapât qui est censé défendre, en vertu des décisions antérieures des « directeurs de l'Occident » la primauté du siège de Séleucie.
IV. Synode de Mar Acace, en 486. — Un concile ou plutôt un simple colloque tenu à Beit'Adrai au mois d'août 485 décida la convocation pour l'année suivante d'un concile général de l'Eglise à Séleucie pour effacer jusqu'au souvenir du schisme de Barsauma. Nous avons dit plus haut, p. 936, l'attitude de ce dernier, désireux par-dessus tout de se dérober à cette réunion. Il désavoua le conciliabule de Beit Lapât, réuni à son instigation, rétracta et anathématisa la doctrine qui y fut énoncée, enfin protesta de sa soumission à Acace et à son successeur, son expérience lui ayant appris que « toutes les fois que Nisibe n'obéit pas au directeur qui est assis sur le siège de la sainte Église de Séleucie, il y a en Orient de graves dommages et de grandes calamités l. » Malgré les avis de Barsauma, désireux de voir retarder le concile à raison des troubles et dissensions excités en divers lieux, malgré l'abstention des évêques de l'éparchie de Beit'Arbaye, Acace tint bon et l'assemblée fut présidée par le cat/iolicos, mais ne réunit que douze évêques.
Les Actes commencent par rappeler les termes de la résolution prise à Beit'Adrai relativement à la convocation du présent concile 2.
Le canon Ier prend les mesures rapportées plus haut (p. 937) contre une catégorie d'hommes qui « vêtus de l'habit des ermites, mais loin d'avoir les vertus que suppose cet habit, circulent en divers lieux et trompent les esprits simples en corrompant la profession orthodoxe de la foi de l'Eglise catholique et apostolique 3. » Les Pères en prennent occasion pour donner une exposition de la foi orthodoxe contre l'erreur monophysite : « Notre foi... ))
Le canon IIe revient sur « ces fourbes mentionnés plus haut». Il leur interdit l'entrée des villes et des bourgs où se trouvent déjà installés des membres du clergé ; il leur interdit toute fonction ecclésiastique et leur prescrit de se confiner dans leurs couvents ou bien au désert et de se soumettre à l'autorité des évêques, des prêtres et des « visiteurs ». Voir p. 937.
Le canon IIIe renouvelle les dispositions d'un des canons du conciliabule de Beit Lapât concernant le mariage des clercs (voir p. 938). Suivent vingt-deux signatures épiscopales ou de mandataires des évêques.
V. Synode de Mar Babaï, en 497. — Les Pères du concile exposent que le catholicos leur communiqua Ledit royal de Zamasp « pour que les évêques soumis à son autorité se réunissent près de lui et établissent une réforme relativement au mariage légitime et à la procréation des enfants, pour tous les clercs en tous pays... et nous avons permis que : depuis le